Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]
- Автор: Кинг Стивен Эдвин
- Год: 2011
- Язык: французский
- Год: Editions Albin Michel
- ISBN: 978-2-226-22436-1
- Переводчик: William Olivier Desmond
- Жанр: Научная фантастика
Электронная книга - «Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]». Краткое содержание книги:
— Non, évidemment pas… »
Mais Big Jim était lancé plein pot : « Toutes les villes ont leurs fourmis, ce qui est bien, et leurs cigales, qui ne sont pas si bien mais qu’on peut supporter parce qu’on peut leur faire faire ce qui est dans leur propre intérêt, même si on doit un peu leur serrer la vis. Mais chaque ville a aussi ses sauterelles, comme dans la Bible, des gens dans le genre de Bushey. Pour ceux-là, il faut pas y aller avec le dos de la cuillère. Ça ne te plaît peut-être pas et ça ne me plaît peut-être pas, mais les libertés individuelles vont devoir aller faire un petit tour jusqu’à ce que ce truc-là soit terminé. Et nous aussi, nous ferons des sacrifices. À commencer par la fermeture de notre petite affaire, pas vrai ? »
Andy ne voulut pas lui faire remarquer qu’en réalité ils n’avaient pas le choix, étant donné qu’ils ne disposaient d’aucun moyen d’expédier leur came au-delà des limites de la ville, et s’en tint à un simple oui. Il n’avait aucune envie d’en discuter davantage, et il redoutait la réunion qui devait suivre et traînerait peut-être jusqu’à minuit. Tout ce dont il avait envie, c’était de rentrer chez lui, dans sa maison vide, d’avaler une bonne rasade, puis de se coucher, de penser à Claudie et de s’endormir à force de pleurer.
« Ce qui compte à présent, mon vieux, c’est de maintenir les choses en place. Ce qui est synonyme de loi, d’ordre, d’anticipation. Notre anticipation, parce que nous ne sommes pas des cigales, nous. Nous sommes des fourmis. Des fourmis soldats. »
Big Jim prit un temps de réflexion. Lorsqu’il parla à nouveau, il avait retrouvé son ton d’entrepreneur. « Je repense à notre décision de laisser le Food City continuer à ouvrir comme d’habitude. Je ne dis pas que nous allons le faire fermer — en tout cas pas tout de suite — mais nous allons surveiller de près ce qui s’y passe au cours des deux prochains jours. Le surveiller avec un œil de faucon. Pareil avec le Gas & Grocery. Et ce ne serait peut-être pas une si mauvaise idée de nous approprier une partie des denrées les plus périssables pour notre usage person… »
Il s’arrêta, les yeux plissés, scrutant les marches de l’hôtel de ville. Il avait du mal à croire à ce qu’il voyait et il leva une main pour bloquer la lumière du couchant. C’était toujours là : Brenda Perkins et ce casse-pieds de première de Dale Barbara. Pas côte à côte, d’ailleurs. Assise entre eux et parlant avec animation avec la veuve de l’ancien chef de la police, se trouvait Andrea Grinnell, troisième conseiller. Apparemment, ils échangeaient des feuilles de papier.
Big Jim n’aimait pas ça.
Pas du tout.
2
Il fonça, avec la ferme intention de mettre un terme à cette conversation, quel qu’en fût le sujet. Mais il n’avait pas fait une douzaine de pas qu’un gosse courut à lui. C’était l’un des fils Killian. On comptait une bonne douzaine de Killian, habitant une ferme délabrée d’élevage de poulets près de la limite entre Chester’s Mill et Tarker’s Mill. Aucun des gamins n’était bien brillant — ce qui n’était déjà pas si mal, si l’on considérait les parents minables dont ils étaient issus — mais tous étaient des membres ponctuels de l’église du Christ-Rédempteur ; en d’autres termes, ils étaient tous sauvés. Celui-ci, c’était Ronnie…, semblait-il à Rennie, car c’était difficile d’en être sûr. Ils avaient tous la même tête ronde aux sourcils saillants et au nez aquilin.
Le garçon portait un T-shirt en lambeaux de WCIK et tenait une note à la main. « Hé, Mr Rennie ! Sans blague, j’ai fait tout le tour de la ville pour vous trouver.
— J’ai bien peur de ne pas avoir le temps de parler, Ronnie », répondit Big Jim. Il regardait toujours le trio assis sur les marches de l’hôtel de ville. Les trois maudits comparses. « Demain peut…
— C’est Richie, Mr Rennie — Ronnie, c’est mon frère.
— Bien sûr, Richie. Si tu veux bien m’excuser, maintenant. »
Big Jim s’éloigna.
Andy prit la note des mains du garçon et rattrapa Rennie avant qu’il ait atteint les marches. « Tu ferais mieux de regarder ça. »
Ce que Big Jim vit tout d’abord fut la figure d’Andy, plus crispée et inquiète que jamais. Puis il prit la note.
James,
Il faut qu’on se voie ce soir même. Dieu m’a parlé. Je dois maintenant te parler à toi avant de parler à la ville. Je t’en prie, réponds. Richie Killian me portera ton message.