Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]
Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]

Электронная книга - «Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]». Краткое содержание книги:

Le Dôme : personne n’y entre, personne n’en sort. A la fin de l’automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu’est ce dôme transparent, d’où il vient et quand — ou si — il partira. L’armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l’intérieur de Chester Mill se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu’à l’os, voit tout de suite le bénéfice qu’il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s’installe et la résistance s’organise autour de Dale Barbara, vétéran de l’Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville…
1 ... 55 56 57 58 59 60 61 62 63 ... 154
Перейти на страницу:

« Pourquoi, il y aurait des côtés, James ? Mis à part ici et (elle montra les soldats) là-bas ? »

Big Jim hésita, lèvres maintenant tournées vers le bas, un sourire à l’envers. Puis il eut un geste dégoûté de la main en direction de Randolph.

« Je crois que nous allons laisser tomber, Mr Barbara, dit Randolph. Il y a eu de la confusion dans le feu de l’action.

— Merci », répondit Barbie.

Jackie prit par le bras son jeune collègue à la figure cramoisie. « Venez, officier Searles. Cette affaire est terminée. Faisons dégager le secteur. »

Searles l’accompagna, mais non sans se tourner auparavant vers Barbie, un doigt braqué sur lui, tête renversée en arrière : On n’en a pas fini avec toi, Beau Gosse.

Toby Manning et Jack Evans, les assistants de Burpee, firent alors leur apparition avec une civière improvisée, fabriquée à l’aide de deux poteaux de tente et de la toile. Romeo ouvrit la bouche, sur le point de leur demander pour qui ils se prenaient, puis la referma. Les festivités venaient d’être annulées, de toute façon, alors à quoi bon s’énerver ?

5

Ceux qui avaient des voitures rembarquèrent. Et tout le monde voulut partir en même temps.

Prévisible, pensa Joe McClatchey, parfaitement prévisible.

Le gros de l’effectif de police s’escrima pour réduire l’embouteillage, mais même les trois gosses (Joe se tenait avec Benny Drake et Norrie Calvert) se rendaient très bien compte que la nouvelle brigade, bien que numériquement reconstituée, n’avait aucune idée de ce qu’elle faisait. Les imprécations et les jurons fusaient dans l’air calme à la température estivale (« Hé, tu peux pas reculer ta saloperie de quatre-quatre  ? »). En dépit de la pagaille, personne ne paraissait songer à klaxonner. La plupart des gens étaient probablement trop accablés pour ça.

Benny prit la parole : « Regarde-moi ces crétins. Combien de litres d’essence ils vont brûler ? Qu’est-ce qu’ils croient ? Que nos réserves sont inépuisables ?

— Très juste », dit Norrie.

La gamine était du genre garçon manqué, une petite bagarreuse de province, les cheveux en brosse sur le devant et longs derrière, pour l’heure pâle comme un linge et qui paraissait effrayée. Elle prit la main de Benny. Le cœur de Joe l’Épouvantail se brisa, puis se remit instantanément à battre quand elle prit aussi la sienne.

« Tiens, voilà le type qui a failli être arrêté », dit Benny avec un geste de sa main libre. Barbie et la femme du journal traversaient le champ en compagnie de plusieurs dizaines d’autres personnes qui marchaient toutes en direction du parking improvisé, certaines traînant derrière elles des panneaux, l’air démoralisé.

« Miss Journal n’a pas pris une seule photo, vous savez ? dit Joe l’Épouvantail. J’étais juste à côté d’elle. Rusée, la dame.

— Ouais, dit Benny, mais je ne voudrais pas être à la place du type. Tant que cette connerie ne sera pas terminée, les flics pourront faire à peu près tout ce qu’ils voudront. »

Exact, se dit Joe. D’autant que les nouveaux flics n’étaient pas des personnages particulièrement sympathiques. Junior Rennie, par exemple. L’histoire de l’arrestation de Sam le Poivrot avait déjà fait le tour du patelin.

« Qu’est-ce que tu veux dire ? demanda Norrie à Benny.

— Rien de spécial pour le moment. C’est encore tranquille. » Il réfléchit deux secondes. « Relativement tranquille. Mais si ça continue… tu te rappelles, dans Sa Majesté des mouches ? »

Ils l’avaient lu tous les trois pour leur cours d’anglais.

Benny récita : « “Tuez le cochon. Tranchez-lui la gorge. Écrabouillez-le.” Les gens appellent les flics des cochons, mais je vais vous dire ce que je pense, moi. Je pense que les flics trouvent des cochons, quand la merde devient sérieuse. Peut-être parce qu’ils ont peur aussi. »

Norrie Calvert fondit en larmes. Joe l’Épouvantail passa un bras autour des épaules de la gamine. Il le fit avec prudence, comme si ce simple geste pouvait les faire exploser tous les deux, mais elle se tourna vers lui et enfouit son visage contre le T-shirt de Joe, le serrant dans ses bras. Ou plutôt avec un bras, vu qu’elle tenait toujours la main de Benny. Joe songea qu’il n’avait jamais rien senti de plus bizarrement excitant de toute sa vie que les larmes de Norrie mouillant son T-shirt. Par-dessus la tête de l’adolescente, il adressa un regard de reproche à Benny.

« Désolé, ma vieille, dit Benny en tapotant le dos de Norrie. T’en fais pas.

— Il n’avait plus d’œil ! » gémit-elle, ses mots assourdis par la poitrine de Joe. Elle le lâcha. « Ce n’est plus drôle du tout. Ce n’est pas drôle.

— Non, répondit Joe comme s’il venait de découvrir une grande vérité. Ce n’est pas drôle.

— Regardez », dit Benny.

L’ambulance arrivait. Twitchell cahotait dans le champ de Dinsmore, son gyrophare lançant des éclairs rouges. Sa sœur — la propriétaire du Sweetbriar Rose — marchait devant lui pour lui faire éviter les trous les plus profonds. Une ambulance dans un champ de foin, sous un ciel d’octobre éclatant : c’était la touche finale.

Soudain, Joe l’Épouvantail n’eut plus envie de protester. Mais il n’avait pas vraiment envie, non plus, de rentrer chez lui.

À cet instant, la chose qu’il désirait le plus au monde était de sortir de la ville.

6

Julia se glissa derrière son volant mais ne lança pas le moteur ; ils allaient devoir patienter un bon moment, inutile de gaspiller l’essence. Elle se pencha devant Barbie, ouvrit la boîte à gants et en sortit un vieux paquet de cigarettes. « Réserve pour les cas d’urgence, lui dit-elle d’un ton d’excuse. Vous en voulez une ? »

Il secoua la tête.

« Si ça vous gêne, je peux attendre. »

Il secoua à nouveau la tête. Elle alluma une cigarette et souffla la fumée par la fenêtre ouverte. Il faisait encore tiède — une véritable journée d’été indien, pas de doute —, mais ça n’allait pas durer. Encore une ou deux semaines et le mauvais temps allait arriver, comme disaient les anciens. Ou peut-être pas, pensa-t-elle. Qui diable pourrait le dire ? Si le Dôme restait en place, il ne faisait pas de doute que les météorologues allaient se perdre en conjectures sur le climat qu’il allait faire à l’intérieur — oui, et alors ? Les grands manitous de la chaîne météo n’étaient même pas fichus de prédire le trajet d’une tempête de neige et, de l’avis de Julia, il ne fallait pas leur faire davantage confiance qu’aux petits génies politiques qui passaient la journée à délirer à la table aux foutaises du Sweetbriar Rose.

« Merci d’avoir parlé pour moi, là-bas. Vous m’avez sauvé la mise.

— Flash infos, mon chou — votre mise est toujours sur le tapis. Qu’est-ce que vous allez faire, la prochaine fois ? Demander à votre copain Cox d’appeler l’ACLU[14] ? Votre cas pourrait les intéresser, mais j’ai bien peur que personne ne puisse rendre visite à Chester’s Mill avant un bon moment.

— Ne soyez pas aussi pessimiste. Le Dôme peut être entraîné jusqu’à la mer cette nuit. Ou juste disparaître, comme ça. Nous n’en savons rien.

— Cause toujours. C’est un coup du gouvernement — ou d’un gouvernement — et je vous parie que votre colonel Cox le sait. »

Barbie garda le silence. Il avait cru Cox, lorsqu’il lui avait dit que les États-Unis n’étaient pas responsables du Dôme. Non pas parce que Cox était spécialement digne de confiance, mais parce que Barbie estimait que les États-Unis n’avaient tout simplement pas la technologie. Ni qu’aucun autre pays ne l’avait, d’ailleurs. Mais qu’en savait-il ? Son dernier boulot, dans l’armée, avait consisté à menacer des Irakiens apeurés. En leur collant parfois un revolver sur la tempe.

вернуться

14

American Civil Liberties Union : Syndicat américain pour les libertés civiles

1 ... 55 56 57 58 59 60 61 62 63 ... 154
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)