Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]
Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]

Электронная книга - «Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]». Краткое содержание книги:

Le Dôme : personne n’y entre, personne n’en sort. A la fin de l’automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu’est ce dôme transparent, d’où il vient et quand — ou si — il partira. L’armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l’intérieur de Chester Mill se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu’à l’os, voit tout de suite le bénéfice qu’il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s’installe et la résistance s’organise autour de Dale Barbara, vétéran de l’Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville…
1 ... 58 59 60 61 62 63 64 65 66 ... 154
Перейти на страницу:

Barbie acquiesça : « Édition spéciale ! Tout sur le Big Bang ! »

7

« Salut, Sammy, dit quelqu’un. Comment ça va ? »

Samantha Bushey ne reconnut pas la voix et se retourna, sur ses gardes, remontant Little Walter contre elle dans le porte-bébé. Little Walter qui dormait et pesait une tonne. Elle avait encore mal aux fesses, depuis sa chute, et elle était aussi atteinte dans sa dignité — cette garce de Georgia Roux qui s’était permis de la traiter de gamine ! Georgia Roux, qui était venue l’emmerder plus d’une fois dans son mobile home pour lui soutirer trois grammes de coke, pour elle et le frappadingue de muscu avec lequel elle sortait.

C’était le père de Dodee. Sammy lui avait parlé mille fois, mais elle n’avait pas reconnu sa voix ; elle ne le reconnaissait d’ailleurs qu’à peine. Il paraissait vieux et triste — brisé, en quelque sorte. Il ne loucha même pas sur ses nichons, ce qui était une première.

« Bonjour, Mr Sanders. Bon sang, je ne vous ai même pas vu à… » Elle eut un geste de la main en direction du champ de foin aplati et de la grande tente, à présent à moitié effondrée et donnant une impression d’abandon. Mais pas autant que Mr Sanders.

« J’étais assis à l’ombre. » Toujours la même voix hésitante, accompagnée d’un sourire d’excuse qui faisait mal au cœur. « J’ai bu quelque chose, tout de même. Est-ce qu’il ne fait pas trop chaud, pour un mois d’octobre ? Fichtre, oui. Je pensais qu’on passerait une bonne journée — une vraie journée de fête — jusqu’à ce que ce garçon… »

Oh, saperlipopette, voilà qu’il chialait, maintenant.

« Je suis vraiment désolée pour votre femme, Mr Sanders.

— Merci, Sammy. C’est très gentil de ta part. Tu veux que je porte le bébé pour toi jusqu’à la voiture ? Je crois que tu peux y aller. C’est presque complètement dégagé. »

Voilà une proposition que Sammy ne se sentit pas capable de refuser, même s’il pleurait. Elle sortit Little Walter du porte-bébé — c’était comme si elle tenait un gros morceau de pâte à pain tiède — et le lui tendit. Little Walter ouvrit les yeux, eut un sourire vitreux, rota et se rendormit.

« Je me demande s’il n’a pas un paquet dans ses couches, dit Mr Sanders.

— Ouais, c’est une vraie machine à merde, ce bon vieux Little Walter.

— Walter est un nom ancien très joli.

— Merci. »

Lui expliquer que le véritable prénom de Walter était Little lui parut ne pas en valoir la peine… et elle était certaine d’avoir déjà eu cette conversation avec lui. Il l’avait oubliée, c’est tout. Marcher ainsi à côté de lui — et même s’il portait le bébé — était le parfait bouquet final à la con, pour un après-midi à la con. Il avait en tout cas raison, pour ce qui était de l’embouteillage ; le capharnaüm de mécaniques avait finalement été dégagé. Sammy se demanda combien de temps il faudrait pour que tout le monde recommence à rouler à bicyclette.

« J’ai jamais aimé l’idée de ces leçons de pilotage », dit Mr Sanders. Il paraissait reprendre le fil de quelque monologue intérieur. « Parfois, je me demande même si Claudie ne couchait pas avec ce type. »

La mère de Dodee couchant avec Chuck Thompson ? Sammy fut à la fois scandalisée et intriguée.

« Probablement pas, reprit-il avec un soupir. De toute façon, ça n’a plus d’importance, maintenant. Tu n’as pas vu Dodee ? Elle n’est pas rentrée à la maison, hier au soir. »

Sammy faillit bien répondre, Bien sûr, hier après-midi. Mais si la Dodee-dodue n’avait pas couché chez elle la nuit dernière, cela ne ferait qu’inquiéter un peu plus son dindon de paternel. Et engagerait Sammy dans une conversation qui n’en finirait pas avec un type au visage inondé de larmes et de morve coulant d’une de ses narines. Pas cool.

Ils arrivèrent à la voiture de Sammy, une vieille Chevrolet atteinte du cancer de la carrosserie. Elle reprit Little Walter et l’odeur la fit grimacer. C’était pas juste une lettre, dans ses couches, mais un paquet d’UPS et un de Federal Express combinés.

« Non, Mr Sanders, je ne l’ai pas vue. »

Il hocha la tête, puis s’essuya le nez du revers de la main. La chandelle disparut, ou du moins passa ailleurs. Ce fut un soulagement. « Elle est probablement allée au centre commercial avec Angie McCain, puis chez sa tante Peg, à Sabattus. Et du coup, elle n’a pas pu rentrer à la maison.

— Ouais, c’est sans doute ça. »

Et lorsque Dodee pourrait revenir ici, à Chester’s Mill, il aurait une agréable surprise. Dieu sait qu’il la méritait. Sammy ouvrit la portière de sa voiture et posa Little Walter sur le siège du passager. Elle avait laissé tomber le siège auto des mois auparavant. Trop casse-bonbons. Sans compter qu’elle conduisait très prudemment.

« Ça m’a fait plaisir de te voir, Sammy. » Un silence. « Tu prieras pour ma femme ?

— Euh… oui bien sûr, Mr Sanders. Pas de problème. »

Elle s’apprêtait à monter dans la voiture lorsqu’elle se rappela deux choses : que Georgia Roux l’avait repoussée avec l’une de ses lourdes bottes — assez brutalement pour lui faire un bleu au sein, elle en était sûre — et que Andy Sanders, cœur brisé ou pas, était le premier conseiller de la ville.

« Mr Sanders ?

— Oui, Sammy ?

— Certains des flics se sont montrés plutôt brutaux, cet après-midi. Il faudrait peut-être faire quelque chose contre ça. Avant que, eh bien, avant que ça n’aille trop loin. »

Le sourire affligé de Sanders ne changea pas. « Je comprends ce que les jeunes gens comme toi ressentent vis-à-vis de la police, Sammy — moi aussi, j’ai été jeune — mais nous avions une situation assez critique. Et plus rapidement on rétablit l’autorité, mieux tout le monde s’en porte. Tu comprends ça, n’est-ce pas ?

— Bien sûr. » Ce qu’elle comprenait, surtout, c’était qu’aussi authentique que fût son chagrin, cela ne l’empêchait pas de débiter les conneries habituelles des politiciens. « Bon, au revoir.

— Ils forment une bonne équipe, dit Sanders sans conviction. Pete Randolph veillera à les souder. À ce qu’ils portent tous la même casquette. À ce qu’ils… euh… jouent tous la même partition. Protéger et servir, tu sais.

— Bien sûr », répéta Samantha.

Le petit couplet protéger-servir — avec juste le petit coup de pied bien senti à l’occasion, hein ? Quand elle démarra, Little Walter ronflait, une fois de plus. L’odeur de merde était asphyxiante. Elle baissa les vitres, puis regarda dans le rétroviseur. Mr Sanders était toujours planté au même endroit, dans le parking improvisé presque entièrement déserté, à présent. Il la salua de la main.

Sammy leva aussi la sienne, se demandant où Dodee avait bien pu aller dormir la nuit dernière, si elle n’était pas rentrée chez elle. Puis elle chassa cette pensée — après tout, ça ne la regardait pas — et mit la radio. La seule station qu’elle put capter fut Radio-Jésus. Elle coupa aussitôt.

Quand elle leva de nouveau les yeux, Frankie DeLesseps se tenait au beau milieu de la route, main levée, comme un vrai flic. Elle dut écraser le frein pour ne pas le heurter tout en posant la main sur le bébé pour l’empêcher de tomber. Little Walter se réveilla et se mit à brailler.

« Regarde ce que t’as fait ! » cria-t-elle à Frankie (avec qui elle avait couché deux jours, pendant qu’Angie était à une sortie de l’orchestre). Le bébé a failli tomber par terre !

— Et où est son siège ? » demanda Frankie. Il se pencha par la vitre, faisant saillir son biceps. Gros-muscles-petite-queue, tel était Frankie DeLesseps. En ce qui concernait Sammy, elle le laissait volontiers à Angie.

1 ... 58 59 60 61 62 63 64 65 66 ... 154
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)