Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
Dominium Mundi. Livre II - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Dominium Mundi. Livre II

Электронная книга - «Dominium Mundi. Livre II». Краткое содержание книги:

« Cette guerre pour laquelle il s’était engagé n’était pas une guerre de religion, ni même une simple guerre de conquête ou de colonisation, mais bel et bien une guerre d’extermination. »
1 ... 54 55 56 57 58 59 60 61 62 ... 194
Перейти на страницу:

Dieu merci, certaines femmes aimaient cette maladresse et j’avais eu quelques aventures qui m’avaient en partie rassuré sur ma capacité à susciter un minimum de sentiment dans le cœur féminin. Toutefois, cela n’avait jamais duré très longtemps.

Et là, comme le premier nigaud venu, je venais de passer presque un mois en compagnie d’une jeune femme charmante sans même être fichu de remarquer qu’elle s’intéressait à moi. À ma décharge, elle avait longtemps été la compagne de Colin, et par habitude de les voir ensemble, je l’avais rayée de la liste des conquêtes potentielles, alors même que j’avais déjà eu un penchant pour elle durant notre voyage sur le Saint-Michel. Or, ils étaient séparés depuis maintenant plusieurs semaines. Peut-être même parce qu’elle s’intéressait déjà à moi.

Quel aveugle ! Et quel moment adéquat pour comprendre cela : mon départ pour une opération dangereuse !

Je me fis alors la promesse que, si je revenais en un seul morceau, je m’emploierais à réparer cette erreur.

Soudain, un choc violent me tira de mes pensées. Le buggy avait heurté une grosse pierre et bondi de près d’un mètre.

« Hé, fais attention ! criai-je alors que je venais de me cogner à l’une des barres de protection qui passaient au-dessus de nos têtes. Si tu bousilles le buggy, on aura l’air malin !

— Désolé, répondit Adelphe. Je vais faire plus attention. »

En le regardant, je me rendis compte qu’il était tout simplement en train de s’éclater.

« Ce n’est pas un jeu, bon sang ! Concentre-toi sur la conduite et n’essaye pas de réaliser des prouesses de pilotage !

— Entendu, désolé ! »

Quelle ironie si, après avoir mouché publiquement Ignacio en prétextant son importance en tant que mécanicien, nous nous retrouvions bloqués en rase campagne faute de pouvoir réparer.

Fonçant droit devant lui, esquivant les obstacles à la dernière minute, soulevant des colonnes d’eau et de boue dans les virages, Adelphe ressemblait à n’importe quel jeune homme de vingt-trois ans : débordant d’énergie et incapable de la contrôler. C’était l’un de mes anciens collègues au Diamant. Un bon pupitreur et tout aussi bon camarade. Il avait fait partie des premiers que j’avais couchés sur la liste pour l’évasion et il avait accepté avec enthousiasme.

Je me tournai afin de vérifier que Tancrède et Liétaud nous suivaient toujours. Il était difficile de distinguer quoi que ce soit à travers la petite vitre arrière du buggy maculée d’eau boueuse et je m’inquiétai pendant quelques secondes de ne voir personne. Soudain, au détour d’un virage, je vis les énormes montures jaillir de derrière un rocher, galopant pour se maintenir – sans peine – à notre niveau, toujours chevauchées par les deux guerriers en Weiner-Nikov dont les intensificateurs de lumière luisaient à travers le voile sombre des rideaux de pluie, dessinant des ronds verts au niveau des yeux.

Considérant à quel point j’étais secoué et ballotté, je n’osais imaginer l’épreuve que cela devait représenter pour les cavaliers. Puis je songeais que les méca-perch et les exosquelettes de guerre, nec plus ultra de la technologie contemporaine, étaient probablement plus confortables que cette petite cabine dans laquelle nous étions bringuebalés.

Nous avions choisi de contourner la Nouvelle-Jérusalem par l’est, effectuant une large boucle qui ne devait jamais nous rapprocher à plus de cent cinquante kilomètres du camp militaire, et ensuite d’obliquer vers le sud pour rallier la « capitale » atamide. Cela représentait un périple de plus de huit cents kilomètres, mais en nous relayant à la conduite, nous pensions pouvoir y arriver vers onze heures du soir. J’avais demandé à Tancrède si un tel voyage à dos de méca, et en si peu de temps, n’était pas épuisant, il m’avait répondu qu’il préférait largement cela à nos buggys.

Dont acte. C’étaient leurs fesses après tout. Je suppose qu’un buggy n’était pas un véhicule digne d’un Classe 4, ni même d’un Classe 3 comme Liétaud.

Après deux heures de route, je dus pratiquement ordonner à Adelphe de me laisser le remplacer au volant pour qu’il se repose un peu. Cependant, je dois avouer que si je m’étais douté de la difficulté de conduire cet engin à pleine vitesse, je n’aurais peut-être pas autant insisté pour prendre mon tour.

Les cahots du terrain, la peur de tomber dans une faille ne figurant pas sur nos cartes, les trombes d’eau qui se déversaient sur le pare-brise, tout contribuait à rendre la conduite éprouvante, tant physiquement que mentalement. Après à peine dix minutes, j’étais si crispé sur le volant que j’en avais des crampes aux abdominaux. Je ne comprenais pas comment Adelphe avait pu s’amuser à ce point ! Probablement le privilège de l’âge.

Heureusement que la profusion de failles qui zébraient le sol de cette planète engloutissait l’énorme quantité d’eau relâchée par les nuages, sans quoi il était probable que la plaine serait devenue un lac en quelques heures. Au passage, je me fis la réflexion que c’était probablement ces mêmes failles qui avaient permis à la vie d’apparaître et de durer sur Akya puisqu’elles récupéraient l’eau si vite que le soleil local n’avait pas le loisir de la vaporiser aussitôt les nuages dispersés.

Aussi épuisant qu’il fût, le trajet se déroula sans encombre. Avec un temps aussi mauvais, aucun intercepteur ne risquait de nous survoler et la pluie nous évitait de soulever des nuages de poussière.

Vers dix-huit heures, celle-ci diminua un peu, mais la couverture nuageuse se fit plus dense et nous dûmes nous résoudre à allumer les phares pour y voir quelque chose. Cinq heures plus tard, nous atteignîmes enfin les faubourgs de la capitale. Nous nous arrêtâmes dans une rue dévastée par les bombardements pour faire le point et prendre un peu de repos. À l’abri du toit d’une maison de torchis à moitié effondrée, nous prîmes un repas rapide et un peu de thé chaud. Je me sentais vidé et je savais que j’aurais des courbatures terribles pendant au moins une semaine. Adelphe, en dépit de son jeune âge, n’avait pas l’air en meilleure forme, tandis que Tancrède et Liétaud affichaient un air décontracté qui, je dois bien l’avouer, m’agaçait prodigieusement.

Dès que je me sentis en état de me remettre debout, je déballai le matériel avec Adelphe. Même si les détecteurs de champ seraient fort utiles, les équipements les plus importants étaient les terminaux portables reliés au pupitre. Ils nous permettraient de savoir en permanence où se trouvaient les troupes et les gardes qui patrouillaient dans la zone. En tout cas, ceux qui étaient localisés par leur balise militaire. Si des troupes spéciales bénéficiant de mesure d’exception se trouvaient ici, elles ne seraient pas repérables par satellite.

Après un bref conciliabule, les soldats convinrent de former deux équipes séparées pour progresser le plus discrètement possible jusqu’au sanctuaire. Le buggy fut dissimulé derrière un tas de gravats, puis je montai en croupe derrière Tancrède, tandis qu’Adelphe en faisait autant derrière Liétaud.

Nous nous souhaitâmes bonne chance mutuellement et chaque équipe partit de son côté.

La nuit était noire, la pluie battait toujours. Les choses sérieuses commençaient.

Ce n’était pas la place qui manquait à l’arrière du percheron mécanique de Tancrède, aussi, j’étais plutôt à mon aise. En marchant, l’imposante monture restait étonnamment silencieuse en comparaison de sa taille.

Je regardais défiler les bâtiments atamides ravagés par plusieurs semaines de combats et détournais le regard quand je devinais un cadavre dans la pénombre. C’était sinistre. Si des Atas survivaient à l’offensive du Dominium Mundi contre leur planète, pourraient-ils nous pardonner un jour ? J’essayais d’imaginer l’état d’esprit de Tancrède alors que nous traversions des zones où il avait peut-être lui-même combattu, où il avait tué. Son mutisme signifiait-il qu’il souffrait intérieurement ? Je n’osais le lui demander.

1 ... 54 55 56 57 58 59 60 61 62 ... 194
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)