Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » Le bûcher d'un roi
Le bûcher d'un roi - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le bûcher d'un roi

Электронная книга - «Le bûcher d'un roi». Краткое содержание книги:

Le destin des Sept Royaumes est sur le point de basculer. A l’Est, Daenerys, dernière descendante de la Maison Targaryen, secondée par ses terrifiants dragons arrivés à maturité, règne sur une cité de mort et de poussière, entourée d’ennemis. Mais alors que certains voudraient la voir passer de vie à trépas, d’autres entendent rallier sa cause, tel Tyrion Lannister, le Lutin, dont la tête vaut de l’or depuis qu’il s’est rendu coupable du meurtre de son père, Tywin. Au Nord, où se dresse l’immense Mur de glace et de pierre qui garde la frontière septentrionale des Royaumes, Jon Snow, le bâtard de feu Eddard Stark, a été élu 998e Commandant en chef de la Garde de Nuit, mais ses adversaires se dissimulent des deux côtés du Mur, y compris parmi les troupes de Stannis Baratheon qui ont élu domicile dans ces contrées glacées…
1 ... 44 45 46 47 48 49 50 51 52 ... 119
Перейти на страницу:

« Lysa Arryn est morte, annonça lord Godric. Assassinée par un chanteur. C’est lord Littlefinger qui gouverne le Val, désormais. Où sont passés les pirates ? » Comme Davos ne répondait pas, il cogna de sa cuillère sur la table. « Les Lysiens. Torrent a observé leurs voiles depuis Petitesœur et, avant lui, les Flint, sur la Veuve. Des voiles orange, vertes, roses. Sladhor Saan. Où est-il ?

— En mer. » Sla devait contourner les Doigts et remonter le détroit. Il regagnait les Degrés de Pierre avec la dérisoire flotte qui lui restait. Peut-être en chemin en acquerrait-il d’autres, s’il croisait la route de navires de commerce d’un gabarit approprié. Un brin de piraterie aide à faire passer les milles. « Sa Grâce l’a dépêché au Sud, pour indisposer les Lannister et leurs amis. » Il avait répété ce mensonge tout en ramant vers Sortonne sous la pluie. Tôt ou tard, le monde apprendrait que Sladhor Saan avait déserté Stannis Baratheon, le laissant dépourvu de flotte, mais on ne le tiendrait pas des lèvres de Davos Mervault.

Lord Godric touilla sa potée. « Et ce vieux pirate de Saan vous a fait nager jusqu’à terre ?

— J’ai accosté dans une chaloupe, messire. » Sla avait attendu que le fanal de la Lanterne des Nuits brille à tribord du Valyrien avant de le débarquer. Leur amitié lui avait au moins valu ce geste. Le Lysien clamait qu’il l’aurait volontiers emmené au sud avec lui, mais Davos avait refusé. Stannis avait besoin de Wyman Manderly, et il s’en était remis à Davos pour le gagner à sa cause. Celui-ci ne trahirait pas cette confiance, il l’avait déclaré à Sla. « Bah, avait répliqué le prince pirate. Avec de tels honneurs, il te tuera, mon vieil ami. Il te tuera. »

« Je n’ai encore jamais reçu une Main du Roi sous mon toit, dit lord Godric. Stannis paierait-il rançon pour vous, je me le demande ? »

Le ferait-il ? Stannis avait accordé à Davos des terres, des titres et des charges, mais débourserait-il du bon or pour racheter sa vie ? Il n’a pas d’or. Sinon, il aurait encore Sla. « Vous trouverez Son Altesse à Châteaunoir, si vous désirez lui poser la question, messire. »

Borrell émit un grognement. « Et le Lutin, est-il à Châteaunoir, lui aussi ?

— Le Lutin ? » Davos ne comprenait pas la question. « Il est à Port-Réal, condamné à mort pour le meurtre de son neveu.

— Le Mur est le dernier à savoir, disait toujours mon père. Le nain s’est évadé. Il s’est tortillé entre les barreaux de sa cellule et a déchiqueté son propre père à mains nues. Un garde l’a vu fuir, rouge de pied en cap, comme s’il s’était baigné dans le sang. La reine fera lord le premier qui le tuera. »

Davos avait du mal à croire ce qu’il entendait. « Vous êtes en train de me dire que Tywin Lannister est mort ?

— De la main de son fils, oui. » Le lord but une gorgée de bière. « Au temps où il y avait des rois sur les Sœurs, nous ne souffrions pas qu’un nain survive. Nous les jetions tous à la mer, en offrande aux dieux. Les septons nous ont forcés à arrêter. Un tas de pieux imbéciles. Pourquoi les dieux doteraient-ils un homme d’une telle forme, sinon pour marquer qu’il est un monstre ? »

Lord Tywin mort. Ça change tout. « Messire, m’accorderez-vous la faveur d’envoyer un corbeau au Mur ? Son Altesse se doit d’apprendre la mort de lord Tywin.

— Il l’apprendra. Mais point de moi. Ni de vous, tant que vous serez ici sous mon toit percé. Il ne sera pas dit que j’ai apporté à Stannis assistance et conseil. Les Sunderland ont entraîné les Sœurs dans deux des rébellions Feunoyr, et nous en avons tous souffert grand mal. » Lord Godric agita sa cuillère pour indiquer une chaise. « Asseyez-vous. Avant que de tomber, ser. Si ma salle est froide, humide et sombre, elle n’ignore pas totalement la courtoisie. Nous allons vous trouver des vêtements secs, mais tout d’abord, mangez. » Il héla, et une femme entra dans la salle. « Nous avons un invité à nourrir. Apporte de la bière, du pain et de la potée de légumes. »

La bière était brune, le pain noir et la potée d’un blanc crémeux. La femme servit Davos dans un tranchoir creusé à partir d’une miche de pain rassis. La potée regorgeait de poireaux, de carottes, d’orge et de navets, blancs et jaunes, en même temps que de palourdes et de bouts de morue et de viande de crabe, nageant dans un bouillon de crème lourde et de beurre. C’était le genre de potée qui réchauffe un homme jusqu’à la moelle des os, l’idéal par une nuit froide et humide. Davos l’avala avec gratitude.

« Vous aviez déjà goûté à la potée de la sœur ?

— Oui, messire. » On servait exactement la même potée partout sur les Trois Sœurs, dans chaque auberge et chaque taverne.

« Celle-ci est plus goûteuse que celles que vous avez pu essayer. C’est Gella qui la prépare. La fille de ma fille. Êtes-vous marié, chevalier oignon ?

— Oui, messire.

— Dommage. Elle ne l’est pas. Les femmes au physique ingrat font les meilleures épouses. Il y a là-dedans trois sortes de crabes. Des crabes rouges, des crabes araignées et des conquérants. Jamais je ne mange de crabe araignée, honnis dans la potée de la sœur. Ça me donnerait l’impression d’être cannibale. » Sa Seigneurie indiqua d’un geste la bannière suspendue au-dessus de l’âtre noir et glacé. Y était brodé un crabe araignée, blanc sur un champ gris-vert. « Nous avions entendu raconter que Stannis avait condamné sa Main au bûcher. »

La Main qui m’a précédé. Sur Peyredragon, Mélisandre avait livré Alester Florent à son dieu, afin d’invoquer le vent qui les avait emportés vers le nord. Lord Florent avait été fort, gardant le silence pendant que les gens de la reine le ligotaient au poteau, aussi digne qu’un homme demi-nu peut espérer l’être, mais lorsque les flammes avaient commencé à le lécher, il s’était mis à hurler, et ses clameurs les avaient tous poussés jusqu’à Fort-Levant, s’il fallait en croire la femme rouge. Davos n’avait guère aimé ce vent, qui lui avait paru sentir la chair brûlée, et mugir de façon dolente en jouant dans les haubans. Ça aurait aussi aisément pu être moi. « Je n’ai pas péri sur le bûcher, assura-t-il à lord Godric, mais, à Fort-Levant, j’ai bien failli geler.

— C’est un effet commun du Mur. » La femme leur apporta une nouvelle miche de pain, encore chaude du four. Quand Davos vit la main de la donzelle, il n’en put détacher le regard. Lord Godric ne manqua pas de s’en apercevoir. « Oui-da, elle porte la marque. Comme tous les Borrell, depuis cinq mille ans. La fille de ma fille. Pas celle qui prépare la potée. » Il rompit le pain et en proposa la moitié à Davos. « Mangez. Il est bon. »

Il l’était, en effet, mais une croûte rassise aurait autant régalé Davos ; ce pain signifiait qu’il était ici un invité, au moins pour une nuit. Les seigneurs des Trois Sœurs avaient une noire réputation, et nul plus que Godric Borrell, lord de Dolcesœur, Bouclier de Sortonne, Maître du château de Brisants, et gardien de la Lanterne des Nuits… Mais tout voleurs et naufrageurs qu’ils fussent, les seigneurs étaient liés par les anciennes lois de l’hospitalité. Au moins, je verrai l’aube, se dit Davos. J’ai mangé avec lui le pain et le sel.

Mais il y avait dans cette potée de la sœur de plus étranges épices que le sel. « Est-ce du safran que je sens ? » Le safran valait plus que l’or. Davos n’en avait goûté qu’en une seule occasion, lorsque le roi Robert lui avait envoyé une moitié de poisson, lors d’un banquet à Peyredragon.

1 ... 44 45 46 47 48 49 50 51 52 ... 119
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)