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READ-E-BOOK » Космическая фантастика » La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]
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La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]

Электронная книга - «La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]». Краткое содержание книги:

D’un trou noir dans les profondeurs de l’espace a jailli un rayon de lumière rubis cent fois plus brillant que la Lune.
Était-ce l’Œil dans le Visage de Dieu ou le soleil sanglant de nos premiers visiteurs intergalactiques ?
La mission de l’astronef Mac Arthur est difficile. il doit rechercher et affronter un monde extra-terrestre où des êtres étranges et peu communicatifs défient toute biologie connue... où des créatures minuscules, à la fois savantes et idiotes, sont utilisées en guise d’armes redoutables... où des sourires rassurants dissimulent un secret planétaire dont l’utilisation aurait un effet dévastateur dans l’Univers.
« Surtout, en dit Frank Herbert, l’auteur célèbre de Dune et La Ruche d’Hellstrom, ce roman présente une approche nouvelle et brillante du problème fascinant de la première rencontre avec des extra-terrestres. »
« C’est peut-être, le meilleur roman de science-fiction que j’ai jamais lu », renchérit Robert Heinlein, l’un des maîtres les plus fameux du genre.
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— Pas plus que moi. Soyez-en sûr, docteur. Que pouvons-nous penser qui ait pu leur donner un délai plus grand pour décoller ?

— Voyons… Je n’ai pas l’habitude de penser en termes de fusées vous savez. Les “accélérations gravitationnelles”, si je puis dire, sont davantage dans mon domaine. Humm. » Les yeux de Buckman devinrent curieusement vides. Durant un instant il ressembla à un débile. « On devrait compter avec une période de vol en chute libre. Et une accélération bien plus grande au départ. Bien plus élevée.

— Combien de temps avant de couper les propulseurs initiaux ?

— Plusieurs heures pour chaque heure que vous voudrez leur donner pour qu’ils se décident à partir. Commandant, je ne comprends pas votre problème. Pourquoi n’ont-ils pas pu mettre en route une expédition scientifique en quarante minutes ? Pourquoi penser que c’est un vaisseau de guerre ? Après tout, le Mac-Arthur assure les deux fonctions. Et il nous a fallu un temps peu raisonnable pour nous en aller. J’étais prêt des jours auparavant. »

Blaine le fit disparaître de son écran. Je vais lui briser le cou, se dit-il. Je passerai en cour martiale, mais je plaiderai homicide justifiable. Je ferai témoigner tous ceux qui le connaissent. Je suis sûr qu’on me relâcherait. Il enfonça des touches. « Jack, où en êtes-vous ?

— Ils ont bien lancé ce vaisseau en quarante minutes.

— Ce qui en fait une unité de guerre.

— C’est ce que pense l’amiral. Le docteur Horvath n’est pas convaincu.

— Moi non plus, mais nous allons devoir nous préparer à une telle éventualité. Nous allons aussi avoir besoin d’en savoir plus sur les Granéens que les gens d’Horvath n’en apprennent de notre passagère. Je veux que vous preniez la vedette et que vous alliez voir l’astéroïde d’où venait la Granéenne. On n’y a pas décelé d’activité, donc cela devrait être sans danger. Je veux savoir exactement ce que notre petite amie y faisait. Ça nous donnera peut-être des indices. »

18. La Ruche de pierre

Horace Bury regardait les Granéennes hautes de 30 cm jouer derrière le grillage. « Mordent-elles ? demanda-t-il.

— Pas jusqu’à présent, répondit Horvath. Pas même quand les biotechniciens ont prélevé des échantillons sanguins. » Bury l’intriguait. Le ministre de la Science pensait savoir bien juger les gens – après avoir quitté les sciences et être entré dans la politique, il avait dû apprendre vite –, mais il n’arrivait pas à sonder les mécanismes de pensée de Bury. Le sourire délié du Marchand n’était qu’un masque derrière lequel, lointain et froid, il observait les Granéennes comme Dieu jugeant une création douteuse.

Bury pensait : « Mais qu’elles sont laides ! Quel dommage ! Elles ne seraient d’aucun intérêt comme animaux de compagnie, à moins que… » Il se ressaisit et tendit la main à travers une des mailles du grillage, assez large pour qu’on passe le bras mais trop serrée pour que les Granéennes s’échappent.

« Derrière l’oreille, suggéra Horvath.

— Merci. » Bury se demanda si une des créatures viendrait examiner sa main. La plus mince des deux vint et Bury la chatouilla derrière l’oreille. Avec délicatesse car l’organe semblait fragile. Elle eut l’air d’aimer cela.

Elles feraient des compagnons abominables, pensa Bury, mais se vendraient pour de petites fortunes. Pendant un temps. Avant que le charme de la nouveauté ne s’use. Il vaudrait mieux en envoyer simultanément sur toutes les planètes. Si elles se multiplient en captivité, si nous réussissons à les nourrir et si j’épuise mes stocks avant que les gens n’arrêtent d’acheter… « Allah soit… ! Elle a pris ma montre !

— Elles adorent les machines. Vous avez peut-être remarqué la torche dont je leur ai fait cadeau.

— Peu importe cela, Horvath. Comment est-ce que je récupère ma montre ? Au nom de… Comment ont-elles défait l’attache ?

— Envoyez la main et reprenez-la. Ou laissez-moi faire. » Horvath essaya. L’enclos était trop vaste et la Granéenne ne voulait pas rendre son butin. Horvath ne savait plus que faire. « Je ne veux pas trop les déranger.

— Horvath, cette montre vaut huit cents couronnes ! Elle ne donne pas seulement l’heure et la date, mais… » Bury reprit son souffle. « Et d’ailleurs, elle est antichoc. Notre publicité annonce que le choc qui arrêterait une Chronos tuerait celui qui la porterait. Elle ne peut probablement pas y faire de mal. »

La Granéenne considérait la montre-bracelet d’une manière sobre et studieuse. Bury se demanda si le public trouverait cela amusant. Aucun autre animal ne se comportait ainsi. Pas même les chats.

« Vos caméras enregistrent la scène ?

— Bien sûr, dit Horvath.

— Ma société pourrait bien vouloir vous acheter cette séquence. À des fins publicitaires. » Voilà une bonne chose, pensa Bury. Et maintenant il y avait un vaisseau granéen qui venait et Cargill qui emmenait l’aviso quelque part. On ne tirerait rien de Cargill, mais Buckman allait l’accompagner. Peut-être le café que buvait l’astro-physicien allait-il fournir des dividendes…

Cette pensée attristait un peu Bury.

L’aviso était le plus grand des véhicules du hangar. C’était une unité de levage avec une surface supérieure plate qui s’appliquait contre l’une des parois du pont. Sa zone de parking étant souvent sous vide, il possédait ses propres écoutilles, qui joignaient ses sas étanches aux régions habitables du Mac-Arthur.

Il n’y avait à bord ni champ Langston ni propulsion Alderson mais son moteur était efficace et puissant et sa charge en propergol considérable, même sans réservoirs éjectables. Le bouclier thermique qui en couvrait l’extrémité lui permettait une rentrée en atmosphère de type terrestre à 20 km/s ou plusieurs à plus basse vitesse. Il recevait un équipage de six hommes, mais pouvait en transporter plus. Il pouvait voyager d’une planète à l’autre mais non entre les étoiles. L’Histoire avait été, à de nombreuses reprises, écrite par des vaisseaux spatiaux plus petits que l’aviso du Mac-Arthur.

Une demi-douzaine d’hommes logeaient dans ses cabines. L’un d’eux avait été évincé pour faire de la place à Crawford quand celui-ci avait été expulsé de ses propres quartiers par un extra-terrestre à trois bras.

Quand il s’en aperçut, Cargill sourit. « J’emmène Crawford, décida-t-il. Ce serait dommage de le déménager à nouveau. Lafferty comme pilote. Trois Marines… » Il se pencha sur sa liste. « Staley comme enseigne. » Celui-ci serait ravi d’avoir l’occasion de faire ses preuves et il était assez obéissant.

L’intérieur de l’astronef était propre et brillant, mais on voyait la trace des réparations de Sinclair le long de la cloison bâbord, là où les lasers du Défiant avaient entamé le bouclier thermique. Les avaries avaient été sérieuses, même à la distance relativement grande de laquelle l’aviso engageait le combat.

Cargill étala ses affaires dans la seule cabine qui fût un espace fermé et passa en revue ses options de plan de vol. Sur ce parcours, ils pourraient filer trois g tout du long. En pratique, ce serait peut-être un g aller et cinq retour. Ce n’était pas parce que l’astéroïde ne possédait pas d’usine de fusion qu’il était inhabité.

Jack Cargill se souvint de la vitesse à laquelle la Granéenne avait reconstruit son grand percolateur. Sans même connaître le goût que le café était censé présenter ! Pouvaient-ils en être à une ère perfusion ? Il abandonna ses effets personnels et enfila une combinaison pressurisée : un vêtement tissé, collant à la peau, juste assez poreux pour permettre le passage de la sueur. Cette porosité équivalait à un système de thermo-régulation autonome. Avec ce tissu très serré pour le protéger, il pourrait affronter l’espace. Le casque était fixé à un joint sur le col. En condition de combat, on ajoutait une armure par-dessus tout l’équipement, mais, pour une simple inspection, elle serait inutile.

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