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READ-E-BOOK » Космическая фантастика » La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]
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La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]

Электронная книга - «La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]». Краткое содержание книги:

D’un trou noir dans les profondeurs de l’espace a jailli un rayon de lumière rubis cent fois plus brillant que la Lune.
Était-ce l’Œil dans le Visage de Dieu ou le soleil sanglant de nos premiers visiteurs intergalactiques ?
La mission de l’astronef Mac Arthur est difficile. il doit rechercher et affronter un monde extra-terrestre où des êtres étranges et peu communicatifs défient toute biologie connue... où des créatures minuscules, à la fois savantes et idiotes, sont utilisées en guise d’armes redoutables... où des sourires rassurants dissimulent un secret planétaire dont l’utilisation aurait un effet dévastateur dans l’Univers.
« Surtout, en dit Frank Herbert, l’auteur célèbre de Dune et La Ruche d’Hellstrom, ce roman présente une approche nouvelle et brillante du problème fascinant de la première rencontre avec des extra-terrestres. »
« C’est peut-être, le meilleur roman de science-fiction que j’ai jamais lu », renchérit Robert Heinlein, l’un des maîtres les plus fameux du genre.
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L’aviso refit le tour de la montagne volante.

« Ça, ce doit être un sas d’entrée. Là. » Staley montra du doigt un mamelon de pierre entouré de cercles concentriques formant une cible d’une couleur orange passée.

« Exact, mais je doute que nous réussissions à l’ouvrir. Nous allons passer par un des trous d’impact météorique. Lafferty, posez-nous. »

Dans leur rapport, ils appelèrent l’astéroïde la « Ruche ». Il était composé de chambres polyédriques, sans plancher, reliées entre elles par des passages, trop bas pour que des hommes les aient percés, et engorgés de momies dissymétriques. Quels qu’aient été les miracles accomplis par les constructeurs, l’atmosphère artificielle n’en faisait pas partie. Les couloirs rayonnaient dans toutes les directions. Les salles les plus vastes et les entrepôts étaient parsemés de poignées servant à se tracter, de points d’ancrage pour des câbles et de niches de stockage.

Les momies flottaient partout, grêles et desséchées, la bouche ouverte. Leur taille variait d’un mètre à un mètre cinquante. Staley en choisit plusieurs et les fit rapporter par l’aviso.

Il y avait aussi des machines, toutes incompréhensibles pour Staley et ses hommes ; toutes immobilisées par collage sous vide. L’enseigne en fit arracher une du mur. Il la choisit pour son étrangeté et non pour son utilité potentielle, car aucune des machines n’était complète. « Pas de métal, rapporta Staley. Des volants d’inertie en pierre, des choses dont on a l’impression que ce sont des circuits intégrés… de la céramique avec des impuretés. Mais très peu de métal, commandant. »

Ils se dirigèrent au hasard et atteignirent une chambre centrale. Elle était gigantesque. L’épave de la machine qui la dominait l’était aussi. Les câbles qui en sortaient, et qui auraient pu être des supraconducteurs électriques donnaient à penser que, là, se trouvait la centrale énergétique de l’astéroïde. Mais la salle n’était pas radioactive.

La patrouille se fraya un chemin entre des blocs de pierre et découvrit une grande boîte métallique.

« Tranchez là-dedans », ordonna Staley.

Lafferty utilisa son laser de découpe. Ils se groupèrent autour de l’étroit rayon vert qui n’entamait nullement l’enveloppe argentée. Staley se demanda où passait l’énergie. Étaient-ils en train d’en stocker dans le cube qu’ils essayaient d’attaquer ? C’est une sensation de chaleur sur son visage qui lui indiqua la réponse.

Il fit un relevé thermométrique. La matière était chauffée juste au-dessous du rouge, et sur toute sa surface. Quand Lafferty éteignit son outil, le métal refroidit rapidement, mais en conservant une température identique en tous ses points.

Un supraconducteur de chaleur. Staley siffla de surprise dans le micro de sa combinaison et envisagea d’emporter un échantillon. Il tira donc des pinces coupantes de sa combinaison et plia le métal comme si c’était du fer-blanc. Il en décolla une bande. Ses hommes purent alors arracher des feuilles entières de cette étrange matière, à mains nues.

Il était impossible de relever le plan de la « Ruche » car ses corridors étaient trop complexes. L’équipe connaissait à peine sa position, mais laissait des marques sur son chemin et put mesurer l’épaisseur des murs grâce à des sondes à protons.

À l’intérieur de l’astéroïde, les cloisons des couloirs étaient toutes minces comme des coquilles d’œuf. À l’extérieur elles n’étaient pas beaucoup plus épaisses. La « Ruche » n’avait pas dû être un endroit très sûr où vivre.

Le mur situé sous le cratère, par contre, était d’une épaisseur de plusieurs mètres. À cause des radiations, pensa Staley. Il devait y avoir une radio-activité résiduelle. Sinon les habitants auraient gratté cette paroi comme ils l’avaient fait pour les autres, pour se créer plus de place.

Il avait dû se produire une terrible explosion de natalité.

Puis quelque chose les avait tous tués.

Or il ne restait plus de radiations. Combien de temps auparavant cela s’était-il produit ? Le rocher était couvert de petits impacts météoriques et on voyait des myriades de trous dans les murs. Combien de temps ?

Staley regarda d’un air méditatif la petite et lourde machine que Lafferty et Sohl transportaient. Elle était collée par le vide. Avec l’expérience des particules élémentaires dispersées sur l’interface du métal argenté, l’équipe civile du Mac-Arthur serait peut-être en mesure de déterminer quand la « Ruche » avait été abandonnée. Mais Staley savait déjà une chose : l’astéroïde était vieux.

19. La popularité de la deuxième chaîne

L’aumônier David Hardy n’observait les miniatures qu’à travers le réseau vidéo car cela lui évitait de se perdre en conjectures sur ce qu’étaient les Granéens. Pour Horvath et ses gens, ils présentaient un intérêt scientifique mais, pour Hardy, il y avait en jeu plus qu’une simple curiosité intellectuelle. Il devait déterminer si ces extra-terrestres étaient humains. Les scientifiques d’Horvath se demandaient seulement s’ils étaient intelligents.

Bien sûr, ces questions se chevauchaient. Il était improbable que Dieu ait créé des êtres possédant une âme mais pas d’intelligence. Mais il était tout à fait possible qu’il ait créé une espèce intelligente sans âme, ou dont le salut passait par des voies complètement différentes de celles de l’humanité. Ils étaient peut-être des sortes d’anges, mais évidemment il aurait été difficile de trouver des créatures qui aient l’air moins angéliques. Cette pensée fit sourire Hardy qui se remit à l’étude des « minis ». La grande Granéenne dormait.

D’ailleurs, à ce moment-là, les miniatures ne faisaient, elles non plus, rien de particulier. Il n’était pas nécessaire que Hardy les observât sans arrêt. De toute façon, tout était holographié et, en sa qualité de linguiste du Mac-Arthur, Hardy serait informé de tout événement. Il était déjà sûr que les petites Granéennes n’étaient ni intelligentes ni humaines.

Il soupira profondément. Qu’est donc l’homme, que tu t’en inquiètes, ô Seigneur ? Et pourquoi dois-je décider quelle place les Granéens occupent dans tes projets ? Cette dernière question, au moins, était claire. Deviner la volonté de Dieu est un très très vieux jeu. Et, sur le papier, Hardy était tout désigné pour s’y essayer. C’était certainement lui qui le ferait le mieux de tous les prêtres du secteur trans-Sac à Charbon.

Hardy avait quinze ans de pratique, dont douze comme aumônier de la Flotte, mais commençait tout juste à envisager son sacerdoce comme une profession. À l’âge de trente-cinq ans, il était professeur agrégé à l’université impériale de Sparta, expert en langues anciennes et modernes et en l’art ésotérique nommé archéologie linguistique. Le docteur David Hardy était à l’époque pleinement satisfait de rechercher les origines des colonies perdues pendant des siècles puis retrouvées par l’Empire. Par l’étude de leurs langues et des noms dont les habitants de ces planètes désignaient les objets usuels, il était capable de dire de quelle partie de l’univers les premiers colons étaient venus. En général, il mettait le doigt sur la planète ou même la ville d’origine.

Tout, dans l’université, lui plaisait, sauf les étudiants. Il n’avait pas été particulièrement religieux jusqu’au jour où sa femme s’était tuée dans un accident d’avion. Il ne savait pas encore aujourd’hui comment cela s’était passé, mais c’était alors que l’évêque était venu le trouver. Hardy avait jeté un long et profond regard sur sa vie et était entré au séminaire. Après son ordination, sa première mission avait consisté en une tournée désastreuse en tant qu’aumônier universitaire. Cela n’avait pas réussi et il avait compris qu’il n’était pas taillé pour être prêtre dans une paroisse. La Flotte avait besoin d’aumôniers et pourrait toujours utiliser un linguiste…

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