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READ-E-BOOK » Космическая фантастика » La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]
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La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]

Электронная книга - «La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]». Краткое содержание книги:

D’un trou noir dans les profondeurs de l’espace a jailli un rayon de lumière rubis cent fois plus brillant que la Lune.
Était-ce l’Œil dans le Visage de Dieu ou le soleil sanglant de nos premiers visiteurs intergalactiques ?
La mission de l’astronef Mac Arthur est difficile. il doit rechercher et affronter un monde extra-terrestre où des êtres étranges et peu communicatifs défient toute biologie connue... où des créatures minuscules, à la fois savantes et idiotes, sont utilisées en guise d’armes redoutables... où des sourires rassurants dissimulent un secret planétaire dont l’utilisation aurait un effet dévastateur dans l’Univers.
« Surtout, en dit Frank Herbert, l’auteur célèbre de Dune et La Ruche d’Hellstrom, ce roman présente une approche nouvelle et brillante du problème fascinant de la première rencontre avec des extra-terrestres. »
« C’est peut-être, le meilleur roman de science-fiction que j’ai jamais lu », renchérit Robert Heinlein, l’un des maîtres les plus fameux du genre.
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Maintenant, à l’âge de cinquante-deux ans, il était installé devant un écran d’intercom à regarder des monstres à quatre bras jouer avec des choux. À sa gauche, sur le bureau, il avait déposé une feuille de mots croisés en latin et remplissait de temps en temps les cases. Domine nonsum.

« Dignis, bien sûr. » Hardy gloussa. C’était précisément ce qu’il avait dit quand le cardinal lui avait ordonné de suivre l’expédition du Grain. « Monseigneur, je ne suis pas digne…

— Aucun de nous ne l’est, Hardy, avait répondu Randolph. Mais nous sommes également indignes d’être les prêtres de Dieu. Or cette mission-là est tout de même plus présomptueuse que d’aller faire la chasse à l’extra-terrestre.

— Oui, monseigneur. »

Hardy regarda de nouveau les mots croisés. Pour l’instant, ils étaient plus intéressants que les Granéens.

Rod n’aurait pas été de cet avis, mais, évidemment, le capitaine avait moins souvent l’occasion de voir les gaies petites créatures que l’aumônier. Il y avait du travail à terminer, mais pour l’instant, on pouvait le négliger. Le vibreur de son intercom sonnait avec insistance et les miniatures disparurent pour céder l’écran au visage lisse et rond du secrétaire de Rod. « Le docteur Horvath tient à vous parler.

— Passez-le-moi », dit Rod.

Comme toujours, les manières d’Horvath constituaient un chef-d’œuvre de cordialité formelle. Il devait être en train de s’habituer à parler à des gens qu’il ne pouvait pas se permettre de ne pas apprécier. « Bonjour, commandant. Nous avons les premières photos du vaisseau extra-terrestre. J’ai pensé que vous aimeriez les voir.

— Merci docteur. Quel est leur numéro de classement ?

— Elles ne sont pas encore enregistrées. Je les ai ici. »

L’image se divisa : le visage d’Horvath d’un côté et une ombre floue de l’autre. L’appareil était long et mince, plus large à une extrémité qu’à l’autre et paraissait translucide.

« Nous avons pris celle-ci à l’instant où l’astronef effectuait sa manœuvre de retournement, à mi-chemin. Malgré l’agrandissement et les filtres, nous n’avons obtenu que ce résultat et nous n’en aurons pas de meilleur avant l’abordage. » Naturellement, pensa Rod, le propulseur du vaisseau extra-terrestre devait maintenant être dirigé vers le Mac-Arthur.

« Cette pointe est probablement le système de propulsion granéen. » Une flèche lumineuse vint montrer l’objet désigné. « Et ces structures, à l’avant… Attendez que je vous montre le diagramme des densités. »

Le graphique révélait une ombre pointue entourée d’une pile de toroïdes beaucoup plus larges et presque invisibles. « Vous voyez ? C’est une tige interne, rigide, servant au lancement du vaisseau. On peut estimer qu’elle contient le moteur à fusion, ainsi que les chambres de recyclage d’air et d’eau pour l’équipage. Nous avons conclu que cette portion a été lancée par un accélérateur linéaire à haute poussée.

— Et les anneaux ?

— Nous pensons que ce sont des citernes souples pour le carburant. On voit que certaines d’entre elles sont vides. Ils les conservent peut-être pour créer un espace habitable. Par contre, d’autres ont été, sans doute possible, larguées.

— Ah. » Rod étudia la silhouette sous le regard d’Horvath et dit enfin : « Docteur, ces réservoirs ne pouvaient pas être arrimés à l’astronef quand il a décollé.

— Non. Il se peut qu’on les ait envoyés rejoindre la section centrale de la nef. Sans passagers, ils ont pu recevoir une bien plus grande poussée.

— Dans un accélérateur linéaire ? Ils n’ont pourtant pas une apparence métallique.

— Hem… non. C’est exact.

— Or le carburant est obligatoirement de l’hydrogène, non ? Alors comment les a-t-on propulsés ?

— Nous… Nous l’ignorons. » Horvath hésita de nouveau. « Peut-être entouraient-ils une tige métallique. Larguée, elle aussi.

— Hum… Bien. Je vous remercie. »

Après un moment de réflexion, Rod stocka les photographies dans le réseau vidéo. Presque tout entrait dans l’intercom qui servait de bibliothèque, de centre d’amusements ou assurait les communications internes du Mac-Arthur. Entre les alertes ou même au cœur d’un combat, l’un des canaux du système de visualisation pouvait bien montrer… n’importe quoi. Des divertissements enregistrés. Des tournois d’échecs. Des matches de ping-pong entre les champions des équipes de veille. Une pièce de théâtre, même, si l’équipage avait vraiment le temps… ce qui arrivait, lors des blocus.

Le principal sujet de conversation du carré des officiers était évidemment le vaisseau extra-terrestre.

« Il y a des ombres dans ces tores, affirma Sinclair. Et elles bougent.

— Des passagers. Ou du mobilier, dit Renner. Ce qui implique que ces quatre premières sections au moins servent aux passagers. Il pourrait bien y avoir beaucoup de Granéens à bord.

— Surtout, dit Rod en entrant, s’ils ont aussi peu de place par personne qu’à bord de l’astronef minier. Repos, messieurs. Asseyez-vous. » Il demanda un café au steward.

« Il y a peut-être un Granéen pour chaque homme à bord du Mac-Arthur, dit Renner. C’est une chance que nous ayons toute cette place en trop ici, non ? »

Blaine tiqua. L’expression de Sinclair donnait à penser que le prochain événement paraissant sur l’écran allait déclencher un match en quinze rounds entre l’ingénieur-chef et l’officier de navigation…

« Sandy, que pensez-vous de l’idée d’Horvath ? demanda Renner. Je ne trouve pas sa théorie du lancement des ballons de carburant sur une tige métallique très convaincante. Est-ce que des coques en métal n’auraient pas mieux fait l’affaire ? Elles auraient offert plus de rigidité structurale. Sauf si…

— Oui », l’encouragea Sinclair.

Renner ne répondit pas.

« Qu’est-ce que c’est, Renner ? demanda Blaine.

— Rien du tout, commandant. C’était une pensée un peu folle. Je devrais apprendre à discipliner mon esprit.

— Allez-y, Renner ! »

L’astrogateur n’était pas dans la Flotte depuis très longtemps, mais il avait appris à reconnaître le ton de voix. « Oui, commandant. Il m’est venu à l’idée que, à la bonne température et à la bonne pression, l’hydrogène est métallique. Si ces réservoirs étaient pressurisés, leur carburant serait conducteur… Mais cela demanderait le genre de pression que l’on trouve dans le noyau des planètes gazeuses géantes.

— Renner, vous ne pensez pas vraiment…

— Non, commandant. C’était juste une idée. »

L’étrange théorie de Renner tracassa Sinclair durant une bonne partie du quart suivant. Normalement, les officiers mécaniciens ne prennent pas de veille, mais le personnel de Sinclair venait tout juste d’achever la remise en état des systèmes de survie de la passerelle et le Néo-Écossais voulait les essayer. Plutôt que d’obliger un autre officier de quart à rester en armure tandis que la passerelle était sous vide, Sandy assurait lui-même la veille.

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