Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Les cavernes d'acier [The Caves of Steel - fr]
Les cavernes d'acier [The Caves of Steel - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Les cavernes d'acier [The Caves of Steel - fr]

Электронная книга - «Les cavernes d'acier [The Caves of Steel - fr]». Краткое содержание книги:

Les cavernes d’acier sont les villes souterraines du futur. Là, bien que privés d’air et de lumière naturels, des millions d’hommes vivent à un rythme étourdissant.
Malgré une civilisation superscientifique et l’apparition de robots intelligents, les passions humaines n’ont pas cessé pour autant et le meurtre n’a pas disparu.
Mais le problème de Lije Baley West pas seulement de retrouver un meurtrier, il est aussi d’y parvenir avant son collègue R. Daneel. R. = Robot, car R. Daneel est un androïde au cerveau électronique ultraperfectionné, créé certes par l’homme, mais qui n’attend peut-être que l’occasion de prendre sa place.
1 ... 40 41 42 43 44 45 46 47 48 ... 73
Перейти на страницу:

R. Daneel posa devant Baley deux petites cartes, pas plus grandes que des timbres-poste ; elles étaient couvertes de minuscules points correspondant à un code. Puis le robot sortit de sa poche un petit appareil portatif à décoder, et il plaça l’une des cartes dans un logement approprié. Les points possédaient des propriétés électriques particulières, au point de vue de leur conductibilité ; quand on faisait passer un champ magnétique à travers la carte, celui-ci se trouvait considérablement troublé ; les perturbations ainsi obtenues avaient pour résultat de faire apparaître une série de mots sur un petit écran lumineux situé à la base de l’appareil ; ces mots, une fois décodés, représentaient un long rapport. Mais nul ne pouvait en comprendre le sens s’il n’était pas en possession du code officiel de la police.

Baley, rompu à ce genre de documents, les parcourut rapidement. La première fiche concernait un certain Francis Clousarr. Deux ans plus tôt, alors âgé de trente-trois ans, il avait été arrêté pour incitation à l’émeute ; il travaillait dans les usines de levure ; on possédait son adresse et ses antécédents familiaux ; quant à son signalement, rien n’y manquait : cheveux, yeux, signes distinctifs, degré d’instruction, profil psycho-analytique, aspect physique, emplois occupés et références des photos enregistrées au fichier des malfaiteurs.

— Vous avez vérifié les photos ? demanda Baley.

— Oui, Elijah.

Le second suspect se nommait Paul Gerhard. Baley jeta un coup d’œil à la fiche le concernant et dit :

— Tout cela ne vaut rien du tout !

— Je suis certain du contraire, répliqua R. Daneel. S’il existe réellement, parmi les Terriens, une organisation subversive capable d’avoir préparé et exécuté le crime au sujet duquel nous enquêtons, ces deux hommes en font partie. Les fiches sont formelles. Alors, ne devrions-nous pas interroger ces suspects ?

— Nous n’en tirerons rien.

— Ils étaient tous deux dans le magasin de chaussures et au restaurant. Ils ne pourront le nier.

— Se trouver là-bas ne constituait pas un délit, et ils pourront fort bien dire qu’ils n’y étaient pas. Rien de plus simple ! Comment leur prouverons-nous qu’ils mentent ?

— Je les ai vus.

— Ce n’est pas une preuve, répliqua Baley durement. Si jamais l’affaire venait devant les tribunaux, il n’y aurait pas un juge qui consentirait à vous croire capable de reconnaître deux visages dans une foule d’un million de personnes.

— Il est pourtant évident que je le peux.

— Bien sûr. Mais essayez donc de dire à un tribunal qui vous êtes ! Instantanément, votre témoignage deviendra sans valeur. Les robots ne sont pas admis à la barre des prétoires terriens.

— Je constate, Elijah, que vous avez changé d’avis.

— Que voulez-vous dire ?

— Hier, au restaurant, vous avez dit qu’il était inutile de les arrêter, car, du moment que je me rappellerais toujours leurs visages, nous pourrions leur « mettre le grappin dessus », quand bon nous semblerait.

— Eh bien, je n’avais pas assez réfléchi. J’étais stupide. C’est impossible.

— Ne pourrions-nous pas tenter de créer un choc psychique, en les interrogeant sans qu’ils sachent que nous n’avons pas de preuve légale de leur culpabilité ?

— Ecoutez, répliqua Baley, j’attends le docteur Gerrigel, de Washington. Il sera ici dans une demi-heure. Je ne voudrais rien faire avant de l’avoir vu. Ca vous ennuie ?

— J’attendrai, dit R. Daneel.

Anthony Gerrigel était un homme de taille moyenne, de mise soignée et d’une extrême politesse ; on n’aurait jamais cru, en le voyant, que l’on se trouvait en présence d’un des plus éminents savants en Robotique que la Terre possédât. Il arriva plus de vingt minutes en retard au rendez-vous et s’en excusa beaucoup. Baley, que sa nervosité rendait fort peu aimable, cacha mal son mécontentement, et répondit aux excuses par un haussement d’épaules bourru. Il confirma aussitôt des ordres précédemment donnés, pour que l’on mît à sa disposition la salle D, réservée aux entretiens secrets, et répéta que, sous aucun prétexte, on ne devait les déranger pendant une heure. Puis il conduisit le Dr Gerrigel et R. Daneel, par un long corridor suivi d’une rampe assez raide, jusqu’à une pièce qu’il avait choisie pour recevoir son visiteur ; c’était un vaste bureau spécialement insonorisé, et à l’abri de toute détection radio-électrique.

Dès qu’il y eut pénétré, il vérifia avec le plus grand soin la parfaite étanchéité des murs, du plancher et du plafond, écoutant d’un air grave le très faible bruissement d’un petit pulsomètre qu’il tenait dans sa main ; le moindre arrêt de ces pulsations aurait en effet signifié un défaut dans l’isolement absolu de la pièce ; il vérifia avec une attention particulière la porte, et fut satisfait de ne trouver aucune défectuosité dans l’installation.

Le Dr Gerrigel sourit légèrement, ce qui ne devait pas lui arriver souvent, semblait-il. Il était vêtu avec tant de correction que cela devait répondre à une manie. Il avait des cheveux grisonnants et plaqués en arrière, un visage rose et rasé de près, et il se tenait assis si droit sur sa chaise qu’il évoquait ainsi l’attitude d’un enfant chapitré pendant des années par une mère intraitable ; sa colonne vertébrale semblait bloquée pour toujours.

— Vos précautions font de notre entretien quelque chose de singulièrement impressionnant, monsieur Baley ! dit-il.

— Il s’agit en effet d’une conversation très importante, docteur, répliqua le détective. J’ai besoin de renseignements sur les robots, et je crois que vous êtes seul, sans doute, capable de me les fournir. Tout ce que nous allons dire ici est naturellement ultra-confidentiel, et la Cité vous demande de l’oublier dès que nous nous séparerons.

Il jeta un coup d’œil à sa montre et Gerrigel cessa de sourire : il était visiblement ennuyé de n’avoir pas été exact au rendez-vous.

— Permettez-moi de vous expliquer pourquoi je suis en retard, dit-il. Je n’ai pas voulu prendre l’avion, car j’ai le mal de l’air.

— C’est vraiment dommage ! grommela Baley.

Il mit de côté le pulsomètre, non sans avoir veillé une dernière fois qu’il fonctionnait bien, et qu’il ne pouvait y avoir eu d’erreur dans le contrôle de la pièce qu’il venait d’effectuer ; puis il s’assit.

— A vrai dire, reprit le savant, ce n’est pas exactement du mal de l’air que je souffre, mais d’agoraphobie, qui n’a rien d’anormal, bien que gênante. Alors, j’ai pris l’express.

Baley fut soudain très intéressé.

— De l’agoraphobie ? répéta-t-il comme en écho.

— Oh ! le mot est plus impressionnant que ce qu’il veut dire ! répliqua Gerrigel. C’est tout simplement une sensation désagréable que beaucoup de gens éprouvent en avion. Avez-vous déjà volé, monsieur Baley ?

— Oui, plusieurs fois.

— Alors, vous devez savoir ce que je veux dire. C’est la sensation de n’avoir rien que du vide autour de soi, et de n’être séparé de l’air ambiant que par un centimètre de cloison métallique. C’est très pénible.

— Ainsi donc, vous avez pris l’express ?

— Oui.

— De Washington à New York, c’est rudement long !

— Oh ! je le prends souvent ! Depuis qu’on a percé le tunnel de Baltimore à Philadelphie, c’est un voyage très facile.

C’était exact, et Baley, qui n’avait pas encore fait le parcours, ne douta pas qu’il en fût ainsi. Au cours des deux derniers siècles, Washington, Philadelphie, Baltimore et New York avaient pris une telle extension que les quatre Cités se touchaient presque les unes les autres. La région des Quatre Cités, telle était devenue la dénomination presque officielle par laquelle on désignait toute cette partie de la côte Atlantique de l’Amérique, et beaucoup de gens étaient d’avis qu’il y aurait intérêt à réunir les administrations des quatre villes en une unique Super-Cité. Baley, quant à lui, désapprouvait ce projet. Il estimait qu’à elle seule New York devenait trop vaste pour n’être gérée que par un gouvernement centralisé. Une agglomération encore bien plus colossale, comprenant plus de cinquante millions d’âmes, s’effondrerait sous son propre poids.

1 ... 40 41 42 43 44 45 46 47 48 ... 73
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)