Les cavernes d'acier [The Caves of Steel - fr]
- Автор: Азимов Айзек
- Год: 1956
- Язык: французский
- Год: Hachette/Gallimard
- Переводчик: Jacques Brecard
- Жанр: Научная фантастика
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Malgré une civilisation superscientifique et l’apparition de robots intelligents, les passions humaines n’ont pas cessé pour autant et le meurtre n’a pas disparu.
Mais le problème de Lije Baley West pas seulement de retrouver un meurtrier, il est aussi d’y parvenir avant son collègue R. Daneel. R. = Robot, car R. Daneel est un androïde au cerveau électronique ultraperfectionné, créé certes par l’homme, mais qui n’attend peut-être que l’occasion de prendre sa place.
— Inutile d’en dire plus, Elijah ! dit R. Daneel en s’interposant. Il est sincère et il nous aidera. La cérébroanalyse le prouve de façon évidente.
— Parfait ! Dans ces conditions, je vais rentrer chez moi. J’ai besoin de retrouver Jessie et Bentley, et de reprendre une existence normale. Et puis, j’ai aussi besoin de dormir ! Dites-moi, Daneel, est-ce que vous resterez sur la Terre quand les Spaciens vont s’en aller ?
— Je ne sais pas, dit le robot, on ne m’a pas avisé… Pourquoi me demandez-vous cela ?
Baley se mordit la lèvre et répondit :
— Je n’aurais jamais pensé qu’un jour je pourrais dire quelque chose de ce genre à une créature telle que vous, Daneel. Mais voilà : j’ai confiance en vous, et même je vous admire. Je suis moi-même trop âgé pour jamais songer à quitter la Terre, mais quand on aura jeté les bases de nouvelles écoles d’émigration, il y aura Bentley à qui il faudra songer. Et si, un jour, Bentley et vous, vous pouvez travailler ensemble…
— Peut-être ! répliqua R. Daneel, toujours aussi impassible.
Il se tourna vers Julius Enderby qui les observait tous deux, et dont le visage flasque commençait seulement à reprendre quelque couleur.
— Mon cher Julius, lui dit-il, j’ai essayé ces jours-ci de comprendre diverses remarques sur lesquelles Elijah a attiré mon attention. Peut-être suis-je sur la bonne voie, car voici que je viens de me rendre compte d’une réalité qui ne m’avait jamais encore frappé : il me semble moins juste et moins souhaitable de détruire ce qui ne devrait pas exister – autrement dit ce que vous appelez, vous, le mal – que de transformer ce mal en ce que vous appelez le bien.
Il hésita un peu, puis, comme s’il semblait presque surpris des termes dont il se servait, il ajouta :
— Allez, et ne péchez plus !
Baley, soudain tout souriant, entraîna R. Daneel vers la porte, et ils s’en allèrent tous deux, bras dessus bras dessous.