Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Триллеры » Ce cher Dexter [Darkly Dreaming Dexter - fr]
Ce cher Dexter [Darkly Dreaming Dexter - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Ce cher Dexter [Darkly Dreaming Dexter - fr]

Электронная книга - «Ce cher Dexter [Darkly Dreaming Dexter - fr]». Краткое содержание книги:

Il est lui-même serial-killer quand il ne s’emploie pas à les traquer.
Lui, c’est Dexter, expert au service médico-légal de Miami. Un homme tout à fait moral : il ne tue que ceux qui le méritent. Mais aussi très méticuleux : il efface toute trace de sang après avoir découpé les corps. Un jour, il est appelé sur les lieux d’un crime perpétré selon des méthodes très semblables aux siennes. Dexter aurait-t-il rencontré son alter ego ? Ou serait-ce lui qui. Impossible.
1 ... 36 37 38 39 40 41 42 43 44 ... 64
Перейти на страницу:

Je bifurquai devant mon petit bureau sombre et me retrouvai nez à nez avec LaGuerta.

« Ha ha ! fit-elle. Votre vue laisse à désirer. »

Mais elle ne bougea pas.

« Je ne suis pas du matin, lui dis-je. Mes rythmes biologiques sont au ralenti jusqu’à midi. »

Elle me dévisagea ; trois centimètres nous séparaient.

« Ils m’ont l’air de très bien se porter », dit-elle.

Je la contournai pour me rapprocher du bureau.

« Puis-je être d’une quelconque utilité à Sa Majesté la Loi ce matin ? » lui demandai-je.

Elle me regarda fixement.

« Vous avez un message, dit-elle. Sur votre répondeur. »

Je jetai un coup d’œil à l’appareil. En effet, la lumière clignotait. Décidément, cette femme était un fin limier…

« C’est une fille, dit LaGuerta. Elle a l’air endormie et plutôt heureuse. Vous avez une petite amie, Dexter ? »

Je décelai une étrange nuance de défi dans sa voix.

« Vous savez comment c’est, expliquai-je. Les femmes de nos jours n’y vont pas par quatre chemins ; quand on a le malheur d’être aussi beau que moi, elles se jettent littéralement sur nous. »

Un choix de mots un peu malheureux, peut-être : tout en les prononçant, je ne pus m’empêcher de penser à la tête de femme qu’on avait jetée sur moi peu de temps auparavant.

« Prenez garde, dit LaGuerta. Un jour ou l’autre, l’une d’elles s’accrochera. »

Je me demandai ce qu’elle pouvait bien vouloir dire par là ; c’était en tout cas une image quelque peu dérangeante. « Vous devez avoir raison, répondis-je. D’ici là, carpe diem.

— Quoi ?

— C’est du latin. Ça veut dire ‘‘cueille le jour’’.

— Qu’est-ce que vous avez pour l’affaire d’hier soir ? me demanda-t-elle à brûle-pourpoint.

— J’étais justement en train de m’y intéresser, dis-je en lui montrant le dossier.

— Ce n’est pas la même chose, dit-elle en fronçant les sourcils. Ces connards de journalistes peuvent dire ce qu’ils veulent, McHale est coupable. Il a avoué. Cette fois c’est autre chose.

— Ils trouvent sans doute la coïncidence un peu suspecte, dis-je. Deux tueurs aussi cruels qui agissent en même temps… »

LaGuerta haussa les épaules.

« On est à Miami, qu’est-ce qu’ils croient ? C’est ici que ces types viennent prendre leurs vacances. Ça fourmille de criminels ici. Je ne peux pas tous les attraper. »

Très honnêtement, elle ne pouvait en attraper aucun, à moins que l’un d’entre eux n’ait décidé de se jeter du haut d’un immeuble et n’atterrisse malencontreusement sur sa voiture, mais ce n’était peut-être pas le meilleur moment pour aborder le sujet.

LaGuerta se rapprocha de moi et posa un ongle rouge grenat sur le dossier.

« Il faut que vous me trouviez quelque chose, Dexter. Qui prouve que ce n’est pas la même chose. »

Je saisis tout à coup. Elle devait subir des pressions déplaisantes, probablement de la part du commissaire Matthews, un homme qui croyait ce qu’il lisait dans les journaux du moment que son nom était écrit correctement. Et elle avait besoin de munitions pour riposter.

« Bien sûr que ce n’est pas la même chose, dis-je. Mais pourquoi vous adresser à moi ? »

Elle me dévisagea un moment, les yeux mi-clos : un effet des plus curieux. Je crois que j’avais vu le même regard dans certains des films que Rita m’avait emmené voir, mais qu’est-ce qui prenait LaGuerta de me regarder comme ça ? Mystère.

« Je vous autorise à venir à la réunion des 24 heures, dit-elle enfin. Même si Doakes aimerait bien vous faire la peau. Je vous autorise à rester.

— Merci beaucoup.

— Parce que vous avez du flair pour ces affaires-là. Les tueurs en série… C’est ce que tout le monde dit : “Dexter a souvent des intuitions.”

— Oh ! J’ai deviné juste une fois ou deux, c’est tout.

— Et j’ai besoin qu’un gars du labo me trouve un truc.

— Pourquoi ne pas demander à Vince ?

— Il n’est pas aussi mignon, dit-elle. Trouvez-moi quelque chose. »

Elle était toujours aussi désagréablement proche, si proche que je sentais l’odeur de son shampooing.

« OK, je vais vous trouver quelque chose », répondis-je. Elle indiqua le répondeur de la tête.

« Vous allez la rappeler ? Vous n’avez pas le temps de courir après les minettes. »

Elle ne s’était toujours pas reculée. Je mis quelques secondes à comprendre qu’elle faisait allusion au message. Je lui adressai mon sourire le plus enjôleur.

« Je crois que ce sont elles qui courent après moi, inspecteur.

— Ha ! Là, vous n’avez pas tort. »

Elle me lança un regard appuyé, puis se retourna et s’éloigna.

Je ne sais pas pourquoi, mais je la suivis des yeux. Je n’avais pas grand-chose d’autre à faire. Juste avant de passer la porte, elle lissa sa jupe sur ses cuisses et se retourna pour me regarder. Puis elle disparut et alla retrouver les arcanes de la Politique Criminelle.

Et moi ? Ce pauvre Dexter de plus en plus paumé ? Que pouvais-je faire ? Je me laissai tomber dans mon fauteuil et appuyai sur la touche ‘‘messages’’ de mon répondeur. « Salut, Dexter. C’est moi. » Bien sûr que c’était toi. Et, si bizarre que cela puisse paraître, cette voix lente, légèrement râpeuse, me laissait penser que ce moi était Rita. « Mmm… Je repensais à hier soir. Appelez-moi, cher monsieur. » Comme LaGuerta l’avait observé, Rita paraissait à la fois fatiguée et heureuse. Apparemment, j’avais une véritable petite amie à présent.

Le délire allait-il s’arrêter un jour ?

CHAPITRE XVIII

Pendant quelques instants je restai immobile, à réfléchir sur l’ironie cruelle du sort. Après tant d’années d’indépendance et de solitude, voilà que j’étais soudain harcelé de tous les côtés par des femmes voraces : Deb, Rita, LaGuerta, elles étaient toutes apparemment incapables d’exister sans moi. Et cependant le seul individu avec qui j’avais envie de passer des moments privilégiés faisait l’effarouché, se contentant de laisser des poupées Barbie dans mon congélateur. Était-ce vraiment juste ?

Je glissai une main dans ma poche et tâtai la petite plaque de verre, bien protégée par sa pochette plastique. Je me sentis un peu mieux. Au moins il se passait des choses. La seule obligation qu’avait la vie, après tout, c’était d’être intéressante, et elle ne manquait pas de l’être à ce moment-là. « Intéressant » était loin d’être le mot approprié. J’aurais facilement donné un an de ma vie pour en savoir plus sur ce feu follet insaisissable qui me tourmentait sans pitié avec son travail d’artiste. De fait, j’avais failli perdre beaucoup plus qu’un an de ma vie à cause du petit interlude Jaworski.

Oui, tout ça était passionnant. Mais disait-on vraiment dans la brigade que j’avais du flair pour les meurtres en série ? C’était très troublant. Peut-être mon déguisement prudent était-il en passe d’être découvert. J’avais été trop fort trop souvent. Cela pouvait devenir un problème. Mais que pouvais-je faire ? Être idiot, pour changer ? Je n’étais pas sûr de savoir comment, même après toutes ces années d’observation.

Enfin, bon. Je repris le dossier Jaworski, ce pauvre bougre. Après une heure de lecture, j’arrivai à deux conclusions. La première, et la plus importante, c’était que j’allais m’en tirer à bon compte, malgré ma négligence et mon impardonnable irréflexion. La seconde, c’était qu’il y avait peut-être moyen de faire profiter Deb de cette histoire. Si elle pouvait prouver qu’il s’agissait de l’œuvre de notre grand Artiste, tandis que LaGuerta continuerait à défendre la théorie du meurtre calqué sur les précédents, Deb, qui était devenue la bête noire de la brigade, pourrait voir sa cote de popularité grimper considérablement. Bien entendu, il ne s’agissait pas exactement du même tueur, mais au point où on en était on n’allait pas pinailler. Et puisque je savais sans l’ombre d’un doute que de nouveaux corps feraient bientôt leur apparition, il n’y avait pas de quoi s’inquiéter.

1 ... 36 37 38 39 40 41 42 43 44 ... 64
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)