Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
La Bible amusante - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La Bible amusante

Электронная книга - «La Bible amusante». Краткое содержание книги:

Donnant les citations textuelles de l’écriture sainte et reproduisant toutes les réfutations opposées par Voltaire, Fréret, lord Bolingbroke, Toland & autres critiques.
1 ... 24 25 26 27 28 29 30 31 32 ... 143
Перейти на страницу:

Enfin, croyons à Tsohar pour le quart d’heure, et voyons la suite de l’extraordinaire Genèse. L’auteur sacré vient de nous montrer que Loth, n’étant pas pédéraste, a été sauvé de la catastrophe, ainsi que ses filles, vertueuses pucelles; le même auteur va nous montrer immédiatement les beaux exemples de vertu donnés par cette sainte famille. Le nouvel épisode biblique ne contient pas un mot de réprobation à l’adresse des trois échappés de Sodome. Le divin pigeon a une spécialité: il narre les plus répugnantes obscénités comme si rien au monde n’était plus simple; l’inceste, sous la plume de l’auteur sacré, semble une pratique tout à fait ordinaire.

Le lecteur excusera cette citation encore; elle est nécessaire; il la faut textuelle, pour faire bien connaître ce qu’est l’Ecriture Sainte, le livre religieux par excellence, l’auguste base du dogme et de la foi.

«Or, Loth monta de Tsohar et vint habiter sur la montagne avec ses deux filles; car il craignait de demeurer dans Tsohar. Et il se retira dans une caverne avec ses deux filles. — Et l’aînée dit à la cadette: Notre père est vieux, et il n’est resté aucun homme sur la terre qui puisse entrer en nous, selon la coutume de tous les pays. — Viens donc; enivrons notre père avec du vin, et couchons avec lui, afin de pouvoir susciter de la semence de notre père. — Alors, elles donnèrent du vin à boire à leur père cette nuit-là. Puis, l’aînée s’approcha et coucha avec son père; mais il ne sentit rien, ni quand il se coucha, ni quand il se releva. — Et, le lendemain, l’aînée dit à la cadette: Voici, j’ai couché la nuit passée avec notre père: donnons-lui du vin à boire ce soir encore, et tu coucheras avec lui à ton tour, afin que nous gardions de la semence de notre père. — En cette nuit-là donc, elles enivrèrent encore leur père, et la plus jeune coucha avec lui, qui n’en sentit rien, ni quand elle concourut avec lui, ni quand elle se leva. — Ainsi, les deux filles de Loth furent grosses de leur père. — L’aînée enfanta un fils, qu’elle nomma Moab: c’est lui qui est le père des Moabites, et sa descendance existe encore aujourd’hui. — Et la cadette enfanta aussi un fils, qu’elle nomma Ammon; c’est lui qui est le père des Ammonites, et sa descendance existe encore aujourd’hui.» (19:30-38)

Ce texte a beau être le produit de l’inspiration directe de l’Esprit-Saint; il n’en est pas moins infect. Cette aventure de Loth et de ses filles ne pouvait échapper à la juste critique de Voltaire; aussi, pour la commenter, nous nous effacerons complètement derrière le grand philosophe. Les réflexions de cet homme de génie, qui fut le père intellectuel de la Révolution, sont aussi utiles aujourd’hui qu’au siècle passé, puisque la superstition est encore debout, avec ses dogmes et ses prêtres.

«Le texte biblique, écrit Voltaire, ne dit point ce que Loth fit lorsqu’il vit sa femme changée en statue de sel; il ne dit point non plus le nom de ses filles. L’idée d’enivrer leur père pour coucher avec lui dans la caverne est singulière. Le texte ne dit point où elles trouvèrent du vin; mais il dit que Loth jouit de ses filles sans s’apercevoir de rien, soit quand elles couchèrent avec lui, soit quand elles s’en allèrent. Il est très difficile de jouir d’une femme sans le sentir, surtout si elle est pucelle. C’est un fait que nous ne nous hasardons pas d’expliquer.

Au reste, on ne voit pas pourquoi les filles de Loth craignaient que le monde ne finît, puisque Abraham avait déjà engendré Ismaël de sa servante, que toutes les nations étaient dispersées, et que la ville de Tsohar d’où ces filles sortaient était tout auprès.» Et à qui s’adressèrent-elles donc pour acheter du vin, si ce n’est à des marchands de vin, habitant l’endroit?…

Voltaire fait remarquer encore que cette histoire a quelque rapport avec celle de Myrrha, qui eût Adonis de son père Cyniras. «Cela est imité, dit-il, de l’ancienne fable arabique de Cyniras et Myrrha; mais, dans cette fable bien plus honnête, Myrrha est punie de son crime, au lieu que les filles de Loth sont récompensées par la plus grande et la plus chère des bénédictions selon l’esprit juif: elles sont mères d’une nombreuse postérité.»

Brûlons du sucre. La Genèse revient maintenant à Abraham, le patriarcal Alphonse, toujours disposé à recommencer le petit truc qui lui avait si bien réussi en Egypte.

«En ce temps-là, Abraham s’en alla dans les terres du midi, et il habita entre Kadès et Sçur, et il traversa en voyageur le pays de Gérare. — Et Abraham disait à tous de Sara sa femme: C’est ma sœur. C’est pourquoi Abimélec, roi de Gérare, fit enlever Sara pour la posséder. — Mais Dieu apparut une nuit à Abimélec dans un songe, et il lui dit: Voici, tu es un homme mort, à cause de cette femme que tu as prise; car elle a un mari. — Or, Abimélec ne l’avait point touchée encore. Il répondit donc: Seigneur, ferais-tu mourir des gens innocents et ignorants? — Cet homme ne m’a-t-il pas dit lui-même: C’est ma sœur? Elle-même aussi ne m’a-t-elle pas dit: C’est mon frère? J’ai fait ceci dans la simplicité de mon cœur, et avec des mains pures. — L’Eternel reprit: Oui, je sais que tu as agi avec l’ignorance d’un cœur simple; aussi j’ai empêché que tu ne péchasses contre moi, et c’est pour cela que j’ai veillé à ce que tu ne touchasses pas à cette femme jusqu’à présent. — Maintenant donc, rends-la à son mari; cet homme est un prophète, et il priera pour toi, et tu vivras. Mais si tu ne rends pas cette femme, alors certainement tu mourras, ainsi que tous les tiens, sache-le. — Et Abimélec se leva de très grand matin; il appela tous ses gens, leur expliqua ces choses, et ils furent saisis de crainte. — Puis, Abimélec fit venir Abraham et lui dit: Pourquoi as-tu agi de la sorte? En quoi t’ai-je offensé, pour que tu aies attiré sur moi et sur mon royaume un châtiment tel que ceux qui sont réservés aux grands crimes? Tu m’as fait des choses qui ne se doivent pas faire. — Dis-le-moi donc, qu’as-tu vu chez nous qui t’ait poussé à faire cela? — Abraham répondit: J’ai agi ainsi, parce que je me disais en moi-même qu’il n’y avait peut-être point de crainte de Dieu en ce pays, et j’ai pensé qu’on me tuerait à cause de la beauté de ma femme. — D’ailleurs, je puis dire avec vérité qu’elle est ma sœur; car, si elle n’est pas fille de ma mère, elle est du moins fille de mon père; mais il est vrai aussi qu’elle m’a été donnée pour femme. — Or, il est arrivé que quand les dieux m’ont conduit çà et là, loin de la maison paternelle, j’ai dit à ma femme: Partout où nous irons, fais-moi le plaisir de dire que je suis ton frère. — Alors, Abimélec prit des brebis, des bœufs, des valets et des servantes, et il les donna à Abraham, en lui rendant Sara sa femme. — Et il lui dit: Voici, mon pays est à la disposition; mais va-t’en d’ici, et habite où il te plaira. — Et il dit à Sara: J’avais donné mille pièces d’argent à ton frère. Or, suis mon conseil; aie un voile sur les yeux, devant tous ceux qui sont avec toi et devant tous les autres. C’est ainsi qu’elle fut reprise. — Or, Dieu avait fermé toutes les vulves, à cause de Sara, femme d’Abraham. — Et, à la prière d’Abraham, Dieu guérit Abimélec et rendit la fécondité à sa femme et à ses servantes; et elles eurent alors des enfants.» (20:1-18)

N’oublions pas qu’à cette époque la belle Sara avait quatre-vingt-dix ans bien sonnés.

Quelques remarques s’imposent, en outre:

Abraham a-t-il dit la vérité, quand il a affirmé à Abimélec que Sara est à la fois sa femme et sa sœur? Si oui, nous nous trouvons en présence d’un autre inceste. Allons, c’est du propre, la Bible!… Ce n’est pas tout: si, en cette affaire, Abimélec produit l’effet d’un brave homme, Abraham, quel que soit le point de vue auquel on puisse se placer, est un fort vilain monsieur. Frère de Sara, il n’en est pas moins menteur, dans son intérêt de proxénète; avant tout, sa sœur-femme est une vulgaire marmite. Il mentait bel et bien, quand il cachait sa qualité de mari; l’explication qu’il donne, lorsque le pot-aux-roses est découvert, nous offre un Abraham casuiste à la mode jésuitique; sa restriction mentale ne saurait le justifier aux yeux des honnêtes gens.

1 ... 24 25 26 27 28 29 30 31 32 ... 143
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)