Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » Le Nouveau Soleil de Teur. Livre 2 [The Urth of the New Sun - fr]
Le Nouveau Soleil de Teur. Livre 2 [The Urth of the New Sun - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le Nouveau Soleil de Teur. Livre 2 [The Urth of the New Sun - fr]

Электронная книга - «Le Nouveau Soleil de Teur. Livre 2 [The Urth of the New Sun - fr]». Краткое содержание книги:

Après bien des péripéties, voici Sévérian de retour sur Teur. Un Sévérian métamorphosé, fort de pouvoirs quasi divins et entraînant dans son sillage la Fontaine Blanche — cet objet astronomique qui est l’exact opposé d’un trou noir, un jaillissement de matière né de la semande de l’Autarque.
Mais cela suffira-t-il à redonner vie à Teur et à son soleil moribond ?
Dans cette deuxième et dernière partie de la coda imaginée par Gene Wolfe pour couronner son Livre du Second Soleil de Teur, Sévérian sera le moteur de bouleversements cosmiques — un nouveau Déluge, une plongée dantesque dans les Corridors du Temps — qui, ultime révélation, lui apprendront que les sauveurs des mondes sont forcés d’en être aussi les sacrificateurs.
1 ... 24 25 26 27 28 29 30 31 32 ... 51
Перейти на страницу:

— Vous n’êtes pas sur Briah en ce moment, l’auriez-vous oublié ? Vous retrouverez votre Nouveau Soleil une fois de retour là-bas. S’il existe toujours.

— Il le faut ! m’écriai-je. Il… Je… Il aura besoin de moi, de mes yeux et de mes oreilles pour apprendre ce qui se passe sur Teur.

— Dans ce cas il vaudrait mieux, remarqua la minuscule Tzadkiel, ne pas trop descendre le long du ruisseau. Quelques pas devraient suffire.

— Quand j’ai débouché ici, je ne le voyais pas. Je ne me suis peut-être pas dirigé droit dessus. »

Ses petites épaules se soulevèrent, entraînant avec elles ses seins miniatures parfaits. « Alors il n’y a aucun moyen de le dire, n’est-ce pas ? Et cet endroit en vaut un autre. »

Je me levai, me rappelant le ruisseau tel que je l’avais vu la première fois. « Non, il coulait bien perpendiculairement à mon chemin, lui dis-je. Je crois que je vais faire quelques pas en suivant son cours, comme vous l’avez suggéré. »

Elle se releva aussi et bondit dans les airs. « Personne ne peut dire jusqu’où un seul pas peut vous mener.

— Un jour j’ai entendu raconter une fable à propos d’un coq, répondis-je. L’homme qui la rapportait prétendait que ce n’était qu’un conte insensé pour enfants, mais à mon avis elle contenait une sagesse cachée. Sept, disait-elle, est un chiffre de chance ; huit amenait le petit coq trop loin. » Je fis sept enjambées.

« Voyez-vous quelque chose ? demanda la minuscule Tzadkiel.

— Seulement vous, le ruisseau et l’herbe.

— Alors vous devez vous éloigner du ruisseau. Surtout, ne sautez pas par-dessus, vous arriveriez dans un autre endroit. Avancez lentement. »

Je tournai le dos au cours d’eau et fis un pas.

« Que voyez-vous, maintenant ? Observez les herbes à leur racine.

— De l’obscurité.

— Alors faites un autre pas.

— Du feu – un océan d’étincelles.

— Un autre. » Elle voletait autour de moi comme un cerf-volant bariolé.

« Rien que des tiges d’herbe ordinaire.

— Bien ! Un demi-pas, maintenant. »

J’avançai un pied prudent. Pendant tout le temps que nous avions parlé dans la prairie, nous nous étions trouvés dans l’ombre ; on aurait dit qu’un nuage plus épais et noir était venu entre-temps assombrir le visage du soleil ; une bande de ténèbres se tenait devant moi, pas plus large que mes bras déployés, mais profonde.

« Et maintenant ?

— Le crépuscule devant moi », dis-je. Puis j’ajoutai, davantage sur une intuition que parce que je la voyais : « Une porte obscure. Dois-je la franchir ?

— C’est à vous d’en décider. »

Je me penchai encore un peu, et j’eus l’impression que la prairie était étrangement inclinée, tout comme je l’avais vue depuis mon abri, sur la montagne. Bien que le ruisseau ne fût qu’à trois pas derrière moi, la musique du Madregot semblait venir de très loin.

Des lettres à peine discernables flottaient dans l’obscurité ; il me fallut un certain temps pour me rendre compte qu’elles étaient à l’envers, et que les plus grosses épelaient mon nom.

Je m’enfonçai dans l’ombre, et la prairie disparut ; j’étais perdu dans la nuit. Mes mains tâtonnantes sentirent le contact de la pierre. Je poussai et la pierre bougea – comme à contrecœur, tout d’abord, puis en douceur, mais en offrant cependant la résistance d’un grand poids.

Paraissant tout proche de mon oreille, me parvint le carillon cristallin du rire de la petite Tzadkiel.

CHAPITRE XLI

Sévérian et le cénotaphe de Sévérian

Un coq chanta ; et comme la porte se refermait, je vis le ciel étoilé et l’unique étoile éclatante (que sa vitesse rendait maintenant bleue) qui était moi-même. J’étais de nouveau entier. Et proche ! Skuld la Belle, se levant avec l’aurore, n’était pas si brillante et ne présentait pas un disque aussi large.

Pendant un long moment – ou du moins un moment qui me parut tel – j’étudiai mon autre moi-même, encore loin au-delà du cercle de Dis. Une ou deux fois j’entendis un murmure de voix, mais je ne me souciai pas de vérifier d’où il provenait ; et lorsque je regardai finalement autour de moi, je vis que j’étais seul.

Ou presque seul. Un chevreuil à superbe ramure m’observait depuis la crête d’une petite colline sur ma droite ; ses yeux luisaient faiblement et son corps se perdait dans l’obscurité de la végétation, sous les arbres qui couronnaient l’éminence. Sur ma gauche, une statue contemplait le néant de son regard vide. Un grillon finit par striduler, mais la gelée blanche emperlait les brins d’herbe.

Comme dans la prairie qui entourait le Madregot, j’avais le sentiment de me trouver dans un endroit familier, sans être capable de l’identifier. Je me tenais debout sur de la pierre, et la porte que je venais de repousser était aussi de pierre. Trois marches étroites conduisaient à un gazon bien tondu. J’y descendis, et la porte se referma silencieusement derrière moi, changeant de nature, me sembla-t-il, pendant son déplacement ; si bien qu’une fois fermée, on aurait dit qu’il n’y avait eu là aucune porte.

Je me trouvais dans un minuscule vallon, faisant tout au plus mille pas d’un bord à l’autre, situé au milieu de douces collines. Des portes s’ouvraient dans celles-ci, certaines pas plus grandes que celles d’un appartement privé, d’autres plus imposantes encore que le portail de pierre dans l’obélisque, derrière moi. Les portes et les allées dallées qui y conduisaient me disaient que je me trouvais dans l’enceinte du Manoir Absolu. L’ombre allongée de l’obélisque n’était pas celle de la pleine lune, mais venait du premier croissant du soleil, et cette ombre pointait sur moi comme une flèche. J’étais à l’ouest – d’ici une veille ou moins, l’horizon s’élèverait et me cacherait.

Un instant, je regrettai d’avoir fait don de la Griffe au chiliarque ; je voulais lire l’inscription sur la porte de pierre. Puis je me souvins comme j’avais examiné Declan dans l’obscurité de sa hutte ; je m’approchai et me servis de mes yeux.

En l’honneur de
SÉVÉRIAN LE GRAND
Autarque de l’Empire
de Droit le Premier Homme de Teur
Memorabilus

C’était un haut pylône de chalcédoine bleue – et ce fut un choc. On me croyait mort, c’était évident ; et on avait fait de cet agréable vallon le lieu de mon repos éternel par procuration. J’aurais préféré la nécropole, à côté de la Citadelle – le lieu où je dois effectivement reposer un jour, ou du moins où l’on doit croire que je repose – ou encore la ville de pierre, à laquelle la première remarque s’applique avec encore plus de force.

Ce qui me conduisit à me demander dans quelle partie exactement du Manoir Absolu je me trouvais, et si c’était le père Inire ou quelqu’un d’autre qui avait décidé de l’érection de ce monument. Je fermai les yeux, laissant ma mémoire vagabonder au gré de sa fantaisie ; à mon grand étonnement, je retrouvai la petite scène sur laquelle Dorcas, Baldanders et moi avions joué la comédie pour le Dr Talos. C’était l’endroit exact, et cet absurde mémorial s’élevait là où à une autre époque j’avais feint de croire que le géant Nod était une statue. Me souvenant de ce moment, je jetai un coup d’œil à celle que j’avais aperçue en revenant sur Briah et constatai qu’il s’agissait, comme je l’avais supposé, de l’une de ces créatures inoffensives à demi vivantes. Elle se déplaçait lentement vers moi, maintenant, lèvres incurvées en un sourire archaïque.

1 ... 24 25 26 27 28 29 30 31 32 ... 51
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)