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READ-E-BOOK » Космическая фантастика » La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]
La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]

Электронная книга - «La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]». Краткое содержание книги:

D’un trou noir dans les profondeurs de l’espace a jailli un rayon de lumière rubis cent fois plus brillant que la Lune.
Était-ce l’Œil dans le Visage de Dieu ou le soleil sanglant de nos premiers visiteurs intergalactiques ?
La mission de l’astronef Mac Arthur est difficile. il doit rechercher et affronter un monde extra-terrestre où des êtres étranges et peu communicatifs défient toute biologie connue... où des créatures minuscules, à la fois savantes et idiotes, sont utilisées en guise d’armes redoutables... où des sourires rassurants dissimulent un secret planétaire dont l’utilisation aurait un effet dévastateur dans l’Univers.
« Surtout, en dit Frank Herbert, l’auteur célèbre de Dune et La Ruche d’Hellstrom, ce roman présente une approche nouvelle et brillante du problème fascinant de la première rencontre avec des extra-terrestres. »
« C’est peut-être, le meilleur roman de science-fiction que j’ai jamais lu », renchérit Robert Heinlein, l’un des maîtres les plus fameux du genre.
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— Non, sire, je ne vois pas du tout, s’écria Armstrong en retrouvant son accent néo-écossais.

— Mais ce vaisseau venait de trente-cinq années-lumière de distance. À travers l’espace normal. Plus de cent cinquante ans de vol ! Un exploit que même le Premier Empire n’aurait pu égaler. Et pour quoi faire ? Pour être démembré à l’arrivée, pris pour cible, enfermé dans les cales d’un vaisseau de guerre et emporté vers… » Le ministre de la Science était à bout de souffle.

« Blaine, avez-vous tiré sur la sonde ? demanda Merrill.

— Non, sire. C’est elle qui nous a attaqués. Ma mission était de l’intercepter et de l’identifier. Après que mon astronef eut subi un premier assaut de la part de la sonde, j’ai séparé celle-ci de la voile solaire qu’elle employait comme arme.

— N’ayant plus alors le choix que de l’arraisonner ou de la laisser brûler, ajouta Traffin. Bon travail !

— Mais inutile si la sonde n’avait pas subi de dommages, insista Horvath. Quand elle vous a tiré dessus, pourquoi n’avez-vous pas eu le bon sens de contourner la voile et de la suivre ? De l’utiliser comme bouclier ? Vous n’aviez pas besoin de la détruire !

— Cet engin a fait feu sur un des astronefs de guerre de Sa Majesté Impériale ! explosa Cranston. Et vous pensez qu’un de mes officiers… »

Merrill leva la main. « Je suis curieux, capitaine. Pourquoi n’avez-vous pas agi comme le docteur Horvath le suggère ?

— Je… » L’espace d’un instant, Blaine resta raide comme un piquet, ses pensées tournoyant dans son cerveau. « Eh bien, sire, nous n’étions pas riches en propergol, mais très près de Cal. Si j’avais continué de suivre la sonde, j’aurais fini par perdre le contrôle de mon unité et il m’aurait été impossible de poursuivre ma mission… En imaginant que les propulseurs du Mac-Arthur n’eussent pas auparavant brûlé la voile. Nous avions besoin de toute notre puissance pour échapper à l’attraction de Cal et… eh bien, mes ordres étaient d’intercepter. » Il se tut un moment pour toucher son nez busqué du doigt.

Merrill hocha la tête. « Encore une question, Blaine. Qu’avez-vous pensé quand on vous a envoyé enquêter sur ce vaisseau extraterrestre ?

— J’étais très impatient à l’idée de le rencontrer, sire.

— Messeigneurs, il ne m’a pas l’air d’être un xénophobe invétéré. Mais, quand son astronef a été attaqué, il l’a défendu. Docteur Horvath, s’il avait effectivement tiré sur la sonde elle-même… ce qui était sûrement le meilleur moyen de l’empêcher d’endommager le Mac-Arthur… j’aurais personnellement pris des mesures pour qu’il soit renvoyé comme inapte à servir Sa Majesté dans quelque domaine que ce soit. Mais, plutôt que de se conduire ainsi, il a délicatement séparé la nacelle de son arme et, en prenant de grands risques, l’a prise à bord. J’aime bien cette façon d’agir, messieurs. » Il se tourna vers Armstrong. « Dick, voulez-vous leur dire ce que nous avons prévu à propos de cette expédition ?

— Oui, sire. » Le ministre de la Guerre s’éclaircit la gorge.

« Deux unités. Le croiseur impérial Lénine et le croiseur de bataille Mac-Arthur. Ce dernier sera aménagé pour répondre aux exigences du docteur Horvath et transportera le personnel civil. C’est-à-dire : des scientifiques, des Marchands, des gens des Affaires étrangères et le contingent missionnaire que réclame Son Éminence, en plus de l’équipage militaire. Tous les contacts avec la civilisation inconnue seront menés par le Mac-Arthur. »

Merrill accentua cette remarque d’un hochement de tête. « En aucune circonstance, le Lénine ne prendra à son bord des extraterrestres ou ne se mettra en danger d’être capturé. Je veux être sûr que l’on nous ramène des informations de ce périple.

— C’est un peu fort, non ? demanda Horvath.

— Non, sire. » Traffin avait parlé de façon énergique. « Richard désire surtout que les Granéens n’aient pas la moindre chance de découvrir le champ Langston ou la propulsion Alderson par notre faute et je suis parfaitement d’accord avec lui.

— Mais s’ils… imaginez qu’ils prennent le Mac-Arthur », dit Horvath.

L’amiral Cranston tira sur sa pipe et rejeta une bouffée de fumée bleue. « Alors le Lénine fera sauter le Mac-Arthur. »

Blaine opina du chef. Tout cela, il l’avait déjà compris.

« Il faudra un homme exceptionnel pour faire ça, fit observer Traffin. Qui envoyez-vous à bord du Lénine ?

— L’amiral Lavrenti Kutuzov. Nous lui avons envoyé un courrier hier.

— Le Boucher ! » Horvath posa son verre sur la table et se tourna vers le vice-roi, furieux. « Sire, je proteste ! De tous les hommes de l’Empire, on ne pouvait choisir pire ! Vous devez pourtant savoir que c’est Kutuzov qui a… qui a stérilisé Istvan. De toutes les créatures paranoïaques de… Sire, je vous conjure de revenir sur votre décision. Un tel homme pourrait… Ne comprenez-vous pas ? Ces extra-terrestres sont intelligents ! Ça pourrait bien être le plus grand moment de notre histoire et vous voulez envoyer une expédition commandée par un sous-homme qui ne pense qu’avec ses réflexes ! C’est de la folie.

— Ce serait une bien plus grande folie que d’expédier un contingent dirigé par quelqu’un qui vous ressemble, répondit Armstrong.

— Je ne veux pas être insultant, docteur, mais vous voyez ces créatures comme des amis, vous cherchez les ouvertures vers leur monde. Vous êtes aveugle aux dangers. Peut-être mes amis et moi en voyons-nous trop, mais je préférerais que ce soit nous qui nous trompions plutôt que vous.

— Le Conseil…, protesta faiblement Horvath.

— Pas du tout son affaire, affirma Merrill. Affaire de défense de l’Empire. La sécurité du royaume… vous savez : toutes ces choses-là… Je me demande même ce que le Parlement impérial de Sparta va être autorisé à dire. En tant que représentant de Sa Majesté dans ce secteur, j’ai pris ma décision.

— Je vois. » Horvath, déçu, resta coi pendant un long moment, puis son visage s’éclaira. « Mais vous avez dit que le Mac-Arthur serait modifié pour les scientifiques ? Que nous pourrions emmener une équipe complète ? »

Merrill acquiesça. « Oui. J’espère que Kutuzov n’aura rien à faire. C’est à vous de faire en sorte qu’il n’ait pas à intervenir. Il n’est qu’une précaution. »

Blaine s’éclaircit discrètement la gorge.

« Allez-y, mon petit, dit Armstrong.

— Je me demandais simplement qui seraient mes passagers, sire.

— Bien sûr, bien sûr, répondit Merrill. La nièce du sénateur Fowler et ce Marchand. Pensez-vous que cela les amuserait de vous accompagner ?

— Je sais que Sally… Mademoiselle Fowler le voudra, répondit Rod. Elle a décliné deux offres de passage vers Sparta et elle se rend au quartier général de l’Amirauté tous les jours.

— Étudiante en anthropologie, murmura Merrill. Si elle veut venir, d’accord. Ça ne fera pas de mal de montrer à la ligue humanitaire que nous ne lançons pas une expédition punitive et je ne vois pas de meilleur moyen de rendre cela évident. Bonne politique… Et ce Bury ?

— Je ne sais pas, sire.

— Demandez-le-lui, dit Merrill. Amiral, vous n’avez pas de vaisseau convenable en partance pour la Capitale ?

— Aucun dans lequel je puisse expédier cet homme en toute confiance, répondit Cranston. Vous avez lu le rapport de Plekhanov ?

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