Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
C'était la chose la plus triste que Harry avait jamais entendue.
La claire silhouette d'argent du Patronus de Harry vacilla -
Ondula -
S'intensifia -
La furie qui montait en Harry, sa rage contre le Seigneur des Ténèbres, qui avait accompli cela, sa rage contre les Détraqueurs, contre Azkaban, contre le monde qui autorisait de telles horreurs, elle semblait se déverser directement depuis son bras dans sa baguette, sans qu'il y ait moyen de la bloquer, il essayait de lui intimer de s'arrêter et rien ne se passait.
"Seigneur !" chuchota la voix déguisée du professeur Quirrell. "Je perds le contrôle de mon sortilège ! Aidez-moi, seigneur !"
Plus lumineux le Patronus, de plus en plus lumineux, il croissait plus vite que le jour où Harry avait détruit un Détraqueur.
"Seigneur !" dit la silhouette d'un murmure terrifié. "Aidez-moi ! Tout le monde va le sentir, seigneur !"
Tout le monde va le sentir, pensa Harry. Son imagination pouvait clairement les lui représenter, les prisonniers dans leur cellule s'éveillant à une lumière guérissante qui remplaçait le froid et les ténèbres écrasantes.
Les reflets de chaque surface présente brûlaient à présent avec la force d'un soleil blanc, et la silhouette du squelette de Bellatrix et l'homme au teint cireux étaient clairement visibles à travers l'éclat car les sortilèges de désillusion ne parvenaient pas à soutenir le force de la lumière surnaturelle ; seule la Cape d'Invisibilité, la relique de la Mort, pouvait y résister.
"Seigneur ! Vous devez l'arrêter !"
Mais Harry ne pouvait plus lui imposer sa volonté, il ne voulait plus que cela s'arrête. Il pouvait les sentir, les étincelles de vie d'Azkaban, toujours plus nombreuses à être protégées par son Patronus alors même que celui-ci déployait, tel des ailes de lumière solaire, les airs transformés en argent par sa pensée, et Harry sut ce qu'il devait faire.
"S'il vous plaît, Seigneur !"
Les mots ne furent pas entendus.
Ils étaient loin de lui, les Détraqueurs dans leur fosse, mais Harry savait que si l'éclat de la lumière devenait assez puissant ils pourraient être détruits, même à cette distance, il savait que la Mort elle-même ne pourrait plus s'opposer à lui s'il arrêtait de se retenir, alors il descella toutes les portes de son être, creusa le puits de son sortilège jusqu'au ultimes tréfonds de son âme, de son esprit, de sa volonté, donna absolument tout ce qu'il possédait au sort -
Et à l'intérieur du soleil, une ombre à peine moins lumineuse s'avança, tendit une main implorante.
NON
ARRÊTE
Le sensation funeste entra en collision avec la détermination d'acier de Harry, la terreur et l'incertitude luttant contre le noble but ; rien d'autre que cela n'aurait pu l'atteindre. La silhouette fit un autre pas en avant, puis un autre, et la sensation funeste s'éleva jusqu'à devenir le sentiment d'une catastrophe terrible, imminente ; et trempé d'une eau glacée, Harry comprit, il vit les conséquences de ce qu'il était en train de faire, il vit le danger et le piège.
Si vous aviez observé de l'extérieur vous auriez vu le cœur d'un soleil s'intensifier et se ternir...
S'intensifier et se ternir...
... et enfin s'estomper, s'estomper, s'estomper jusqu'à devenir un éclat lunaire ordinaire, qui par contraste rappelait les ténèbres les plus complètes.
Dans les ténèbres de cette éclat lunaire se tenait un homme au teint cireux, sa main implorante tendue en avant, et le squelette d'une femme, étendu au sol, un air perplexe sur le visage.
Et Harry, toujours invisible, tomba à genoux. Le grand danger était passer, et Harry essayait seulement de ne pas s'effondrer, de maintenir le sortilège à un niveau plus bas. Il avait puisé dans quelque chose et espérait n'en avoir rien perdu - il aurait dû le savoir, il aurait dû se souvenir que la simple magie n'était pas la seule chose qui alimentait le sortilège du Patronus -
"Merci, Seigneur," chuchota l'homme au teint cireux.
"Idiot," dit la dure voix d'un garçon qui prétendait être le Seigneur des Ténèbres. "Ne t'ai-je pas prévenu que le sortilège pouvait s'avérer fatal si tu échouais à contrôler tes émotions ?"
Les yeux du professeur Quirrell ne s'écarquillèrent bien sûr pas.
"Oui, Seigneur, je comprends," dit le serviteur du Seigneur des Ténèbres d'une voix chancelante, et il se tourna alors vers Bellatrix -
Elle se relevait déjà, lentement, comme une vieille femme Moldue. "Que c'est amusant," chuchota Bellatrix, "tu as failli être tué par un Patronus...". Un gloussement, qui sembla souffler de la poussière hors de ses tuyaux à gloussement. "Je pourrais peut-être te punir, si mon Seigneur te figeait sur place et que j'avais des couteaux... peut-être que je peux être utile, après tout ? Oh, je me sens déjà un peu mieux, comme c'est étrange..."
"Sois silencieuse, chère Bella," dit Harry d'une voix froide, "jusqu'à ce que je t'octroie le droit de parler."
Il n'y eut pas de réponse, ce qui constituait de l'obéissance.
Le serviteur fit léviter le squelette humain et le rendit de nouveau invisible peu avant de disparaître lui même au son d'un autre œuf brisé.
Ils continuèrent dans les couloirs d'Azkaban.
Et Harry sut, alors qu'ils avançaient, que les prisonniers s'éveillaient dans leur cellules alors que, le temps d'un moment précieux, la peur disparaissait, qu'ils ressentaient peut-être même la caresse salutaire de sa lumière, avant de s'effondrer à nouveau, avant que le froid et les ténèbres ne les recouvrent de nouveau.
Harry essayait très fort de ne pas y penser.
Sans quoi son Patronus croîtrait jusqu'à avoir brûlé chaque Détraqueur d'Azkaban, brillant assez fort pour les détruire, même à cette distance...
Sans quoi son Patronus croîtrait jusqu'à avoir brûlé chaque Détraqueur d'Azkaban, consumant toute la vie de Harry en retour.
Au sommet d'Azkaban, dans le quartier général Auror, un trio ronflait dans la caserne, un autre se reposait dans la salle du personnel, et un autre montait la garde dans la salle de commandement. La salle de commandement était simple mais spacieuse, avec trois chaises à l'arrière, où les Aurors s'asseyaient, leur baguette toujours en main afin de maintenir leur trois Patronus, et les formes lumineuses et blanches faisaient les cent pas devant la fenêtre ouverte, les protégeant tous de la peur des Détraqueurs.
Ils restaient généralement tous les trois à l'arrière et jouaient au poker sans regarder par la fenêtre. Vous auriez pu y voir un peu de ciel, pour sûr, et il y avait même une heure ou deux par jour où vous auriez pu voir un peu de soleil, mais cette fenêtre donnait aussi sur la fosse centrale de l'enfer.
Juste au cas où un Détraqueur voudrait venir y flotter pour vous parler.
Jamais l'Auror Li n'aurait accepté d'y servir, triple paie ou pas, s'il n'avait pas eu une famille à nourrir. (Son vrai nom était Xiaoguang, et tout le monde préférait l'appeler Mike ; il avait nommé ses enfants Su et Kao en espérant que cela leur porterait meilleure chance). Sa seule consolation, mis à part l'argent, était qu'au moins ses amis jouaient excellemment bien au Poker Dragon. Même si à ce stade, il aurait été dur de mal jouer.
C'était leur 5366ème partie et Li avait ce qui serait probablement sa meilleure main des parties 5300-5400. On était un samedi de février et il y avait trois autres joueurs, ce qui le laissait modifier la couleur de n'importe quelle carte à un trou, sauf les deux, les trois ou les sept ; et c'était suffisant pour lui permettre de construire un Corps-à-Corps avec des Licornes, des Dragons et des sept...
De l'autre côté de la table, Gerard McCusker releva les yeux et regarda en direction de la fenêtre.