Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
Les paroles du Détraqueur leur firent mal aux oreilles : "Bellatrix Black est hors de sa cellule."
Il y eut une demi-seconde de silence horrifié, puis Li s'arracha à sa chaise, se dirigea vers le communicateur pour appeler des renforts au Ministère, alors même que McCusker saisissait son miroir et commençait frénétiquement à essayer de joindre les trois Aurors qui étaient partis en patrouille.
*Chapter 55*: L'Expérience de Prison de Stanford, pt 5
Dans un couloir en ruine et délabré, éclairé par de faibles lampes à gaz, un garçon progresse lentement, une main tendue en avant, vers le serpent immobile qui était autrefois le corps de son professeur.
Harry n'était qu'à un mètre quand il le sentit, le picotement à la limite de ses sens.
Si faible, la sensation funeste...
Le professeur Quirrell était donc en vie.
La pensée n'engendra aucune joie, seulement une sorte de désespoir vide.
Harry serait bientôt pris, et quelle que soit ses explications, tout cela aurait l'air suspect. Personne n'allait plus jamais lui faire confiance, on allait penser qu'il était le futur Seigneur des Ténèbres, on ne l'aiderait pas lorsque le temps de combattre Lord Voldemort viendrait, Hermione le laisserait tomber, même Dumbledore irait probablement se chercher un autre héros...
... peut-être qu'ils le renverraient juste chez lui, chez ses parents.
Il avait échoué.
Harry regarda le corps ratatiné de l'agent de police qu'il avait étourdi, le sang, déjà en train de sécher, autour de coupures mineures, les parties brûlées des robes rouges aux broderies tortueuses.
Il avait été stupide. Il n'aurait pas dû étourdir l'officier de police, il aurait dû s'en tenir à son histoire de kidnapping par le professeur Quirrell...
Il n'est peut-être pas trop tard, murmura une voix à l'intérieur de lui. Tu peux peut-être encore réparer ton erreur. L'Auror te voit, il se souvient que tu l'as étourdi... mais s'il était mort, si le professeur Quirrell était mort, si Bellatrix était morte, alors il n'y aurait plus personne pour contredire ton histoire.
Lentement, la main de Harry commença à se lever, pointa sa baguette vers l'agent de police, et -
Sa main s'arrêta.
Il avait la vague sensation qu'il se comportait, sans savoir en quoi, de façon fort peu habituelle. Comme s'il avait oublié quelque chose, quelque chose d'important, mais il avait du mal à se souvenir de quoi il s'agissait exactement.
Oh. C'était ça. Il était quelqu'un qui croyait à la valeur de la vie humaine.
Un incompréhension accompagna la pensée : il ne pouvait plus tout à faire se rappeler pourquoi les vies des autres avaient semblé avoir de la valeur...
Très bien, dit la partie logique de son esprit, pourquoi mon esprit a-t-il changé entre avant et maintenant ?
Parce qu'il était à Azkaban...
Et qu'il avait oublié de relancer le Patronus...
La moindre action semblait mystérieusement requérir un effort immense, comme si la pensée d'agir était elle-même était un poids trop lourd pour être porté ; mais Harry il était encore capable de craindre les Détraqueurs et relancer le Patronus semblait donc être une bonne idée. Et même s'il ne pouvait pas se souvenir de ce que c'était que d'être heureux, il savait quand même qu'il ne l'était pas.
La main de Harry se leva, plaça sa baguette à l'horizontale devant lui, ses doigts se mirent en position de départ.
Puis il s'interrompit.
Il ne pouvait pas... bien se rappeler... de ce qu'il avait utilisé en guise de pensée heureuse.
C'était bizarre car ça avait semblé être quelque chose de très important, il aurait vraiment dû s'en souvenir... quelque chose en rapport avec la mort ? Mais ça n'était pas joyeux...
Son corps tremblait, Azkaban n'avait pas semblé si froide plus tôt, et avec cette pensée la température sembla chuter de nouveau. Il était trop tard, il avait plongé trop profond, il ne pourrait jamais lancer le Patronus maintenant -
Peut-être que c'est le Détraquage qui parle et que ce n'est pas une estimation correcte, observa la partie logique de son être par une habitude qui avait été encodée en lui et ne demandait aucune énergie pour être activée. Vois la peur des Détraqueurs comme un biais cognitif et essaies de la dépasser tout comme tu dépasserais tout autre biais cognitif. Ton désespoir n'indique peut-être pas que la situation est vraiment désespérée. Il n'indique peut-être rien d'autre que la présence de Détraqueurs. À partir de maintenant, toute émotion négative et toute estimation pessimiste doit être considérée suspecte et fallacieuse jusqu'à avoir été prouvée.
(Si vous aviez observé le garçon au milieu de ces pensée, vous auriez vu une moue distante, abstraite et perplexe le long de son visage, en-dessous des lunettes et de la cicatrice en éclair. Sa main était restée en position de départ pour le Patronus et n'avait pas bougé.)
La présence des Détraqueurs interfère avec la partie de toi consacrée au bonheur. Si tu ne peux pas retrouver ta pensée heureuse par association mnémonique en utilisant la clé "joie", peut-être que tu peux l'atteindre par un autre chemin. Quelle était la dernière fois que tu as parlé du Patronus à quelqu'un ?
Harry semblait tout aussi incapable de se souvenir de cela.
Une vague de désespoir se déversa en lui et fut rejetée par la partie logique de son être parce qu'elle était indigne de confiance, externe, pas-Harry, et même si le poids mort continuait de s'appuyer sur lui, son esprit continuait de penser - penser ne requérait pas beaucoup d'effort...
Quelle était la dernière fois où tu as parlé des Détraqueurs à quelqu'un ?
Le professeur Quirrell avait dit qu'il était déjà capable de sentir leur présence, et Harry avait dit au professeur Quirrell... il avait dit au professeur Quirrell...
... de s'accrocher au souvenir des étoiles, à la chute éthérée dans l'espace, comme à une barrière Occlumantique tendue d'un bout à l'autre de son esprit.
Son second cours de Défense de l'année, vendredi, c'est là que le professeur Quirrell lui avait montré les étoiles, et de nouveau à Noël.
Il n'eut alors pas à faire beaucoup d'efforts pour s'en souvenir, les points blancs incandescents sur un noir parfait.
Harry se souvint de la grande traînée nuageuse de la Voie Lactée.
Il se souvint de la paix.
Une partie du froid à l'extérieur de ses membres sembla battre en retraite.
Il avait prononcé des mots, haut et fort, le jour où il avait lancé le Patronus pour la première fois, son esprit pouvait se souvenir des sons et de la voix, mais les sensations semblaient lointaines...
...Mon rejet absolu de la mort m'a semblé être la réponse évidente.
On lance le Véritable Patronus en pensant à la valeur de la vie humaine.
...Mais il y a d'autres vies qui sont toujours là pour qu'on se batte pour elles. Ta vie, et ma vie, et la vie de Hermione Granger, et toutes les vies de la Terre, et les vies au-delà, qui doivent être défendues et protégées.
L'idée de tuer tout le monde... ça n'avait pas été lui, c'était le Détraquage qui avait parlé...
Le désespoir venait de l'influence des Détraqueurs.
Là où il y a de la vie, il y a de l'espoir. L'Auror est toujours en vie. Le professeur Quirrell est toujours en vie. Bellatrix est toujours en vie. Je suis toujours en vie. Personne n'est encore vraiment mort...
Harry pouvait se représenter la Terre à cet instant, au milieu du champ d'étoiles, l'orbe blanc-bleu.