Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
"Deux mille Gallions, dernière offre," dit la voix râpeuse avec un ton d'avertissement. "C'est dix fois le prix habituel et plus que ce que vous gagnez en un an. Et croyez-moi, si vous voyez quelque chose que vous n'auriez pas dû voir, vous allez regretter de n'avoir pas accepté cette -"
"La ferme !" dit la voix dure. "Vous avez exactement cinq secondes pour vous débarrasser de cette baguette avant que je ne me débarrasse de vous. Cinq, quatre -"
Professeur Quirrell, qu'est-ce que vous faites ? pensa Harry avec angoisse. Attaquez ! Ou levez un bouclier, au moins !
" - trois, deux, un ! Stupéfix !"
Bahry observait alors qu'un frisson descendait le long de sa colonne vertébrale.
La baguette de l'homme avait bougé si vite que c'était comme si la baguette avait transplané dans sa main, et le sortilège d'étourdissement de Bahry étincelait docilement au bout de celle-ci, pas bloqué, pas contré, pas dévié, saisi comme une mouche dans du miel.
"Mon offre est redescendue à cinq cent Gallions," dit l'homme d'une voix plus froide, plus formelle. Il avait un sourire sec, et ce sourire ne collait pas au visage barbu. "Et vous devrez accepter un sortilège d'Oubliettes."
Bahry avait déjà modifié les harmoniques de ses boucliers afin que son sortilège d'étourdissement ne puisse pas l'atteindre, il avait déjà relevé sa baguette en position défensive, il avait déjà levé sa main artificielle renforcée dans une position qui lui permettrait de bloquer tout ce qui était bloquable, et il pensait déjà des sortilèges muets afin d'ajouter plus de couches sur ses boucliers -
L'homme ne regardait pas Bahry. Il s'intéressait au sortilège d'étourdissement de ce dernier, qui oscillait toujours au bout de la baguette de l'homme, et il en extrayait des étincelles avant de les faire s'envoler d'une pichenette, déconstruisant lentement le sort comme s'il s'était agi d'un casse-tête pour enfant.
Il n'avait levé aucun bouclier.
"Dites-moi," dit-il d'une voix désintéressée qui n'allait pas tout à fait à la gorge râpeuse - Polynectar, se serait dit Bahry s'il avait pensé que quiconque pouvait pratiquer la magie à un degré si délicat depuis l'intérieur du corps d'un autre - "qu'avez-vous fait pendant la dernière guerre ? Fait face au danger, ou planqué ?"
"Face au danger," dit Bahry. Sa voix garda le calme d'acier d'un Auror en service depuis presque cent ans et à sept mois de la retraite. Maugrey Fol-Oeil ne l'aurait pas dit avec plus de conviction.
"Combattu des Mangemorts ?"
Un sourire sinistre éclot sur le visage de Bahry. "Deux à la fois." Deux des combattants assassins de Vous-Savez-Qui, personnellement entraînés par leur maître. Bahry seul contre deux Mangemorts à la fois. Ça avait été le combat le plus difficile de sa vie, mais il avait tenu bon et en était ressorti sans rien d'autre qu'une main gauche perdue.
"Vous les avez tués ?" L'homme semblait animée d'une curiosité née de l'ennui il continuait de tirer des filaments de feu de l'étincelle maintenant bien diminuée, toujours captive au bout de sa baguette, et ses doigts tissaient maintenant des motifs avec la magie même de Bahry avant de les disperser d'un geste.
Bahry se mit à suer. Sa main de métal descendit d'un coup sec, arracha le miroir de sa ceinture - "Bahry à Mike, j'ai besoin de renforts !"
Il y eut une pause, et du silence.
"Bahry à Mike !"
Le miroir était terne et sans vie dans la main de Bahry. Il le remit lentement à sa ceinture.
"Voilà longtemps que je n'ai pas eu un combat sérieux face à un opposant sérieux," dit l'homme, ne regardant toujours pas Bahry. "Essayez de ne pas trop me décevoir. Vous pouvez attaquer quand vous voulez. Ou vous pouvez repartir avec cinq cent Gallions."
Il y eut un long silence.
Puis le hurlement du métal traversant le verre parcourut les airs alors que Bahry abattait sa baguette.
Harry pouvait à peine voir, à peine comprendre quelque chose au milieu des lumières et des éclairs, la courbe de son miroir était parfaite (il avait pratiqué cette tactique auparavant avec la Légion du Chaos) mais la scène était quand même trop petite et Harry avait l'impression qu'il n'aurait pas pu comprendre même s'il avait observé à un mètre, tout se passait trop vite, des tirs rouges déviés par des boucliers bleus, des blocs de lumière verte qui s'affrontaient, des formes sombres qui apparaissaient et disparaissaient, il ne savait même pas qui lançait quoi, seulement que l'Auror criait incantation après incantation et esquivait avec frénésie tandis que la forme polynectarée du professeur Quirrell se tenait immobile et bougeait imperceptiblement sa baguette, généralement silencieusement, mais à l'occasion il prononçait dans mots dans des langues impossibles à reconnaître, et tout le miroir était alors envahi d'une lumière blanche avant de révéler la moitié du bouclier de l'Auror arraché et ce dernier faisant plusieurs pas en arrière.
Harry avait vu des duels de démonstration entre les plus puissants des élèves de septième année, et ce qu'il observait était si loin au-dessus de cela que l'esprit de Harry se sentait anesthésié par l'immensité du chemin qui lui restait à parcourir. Il n'y avait pas un seul élève de septième année qui aurait tenu une demi-minute contre l'Auror, et les trois armées de septième années mises ensemble n'auraient peut-être même pas infligé une égratignure au professeur Quirrell.
L'Auror était tombé au sol, un genou et une main pour le soutenir tandis que l'autre main faisait des gestes frénétique et que sa bouche hurlait des mots désespérés, les quelques incantations que Harry reconnaissait étaient toutes des boucliers, et une nuée d'ombres tournoyait autour de l'Auror comme un tourbillon de rasoirs.
Et Harry vit que la forme polynectarée du professeur Quirrell pointait délibérément sa baguette vers l'Auror agenouillé, qui vivait les derniers instants de son combat.
"Rendez-vous," dit la voix râpeuse.
L'Auror cracha des mots indicibles.
"Dans ce cas," dit la voix, "Avada -"
Le temps sembla avancer très lentement, comme s'il y avait le temps d'entendre les syllabes individuelles, Ke, et Da, et Vra, le temps de voir l'Auror commencer à se jeter de côté avec désespoir ; et bien que cela ait lieu si lentement, il n'y avait malgré tout pas le temps de faire quoi que ce soit, pas le temps que Harry ouvre ses lèvres et crie NON, pas le temps de bouger, peut-être même pas le temps de penser.
Seulement le temps pour le vœu désespéré qu'un homme innocent ne meure pas -
Et une silhouette d'argent étincelante se tint devant l'Auror.
Se tint là juste une fraction de seconde avant que la lumière verte ne frappe.
Bahry se propulsait de côté d'un mouvement frénétique, ne sachant pas s'il allait s'en sortir -
Ses yeux avaient mis au point sur son adversaire et sa mort imminente, et il ne vit donc que brièvement le contour de la silhouette lumineuse, du Patronus plus lumineux qu'il n'en avait jamais vu, il le vit juste assez longtemps pour reconnaître la forme impossible, avant que les lumières verte et argentées n'entrent en collision et que les deux ne s'évanouissent, les deux s'évanouissent, le Sortilège de la Mort avait été bloqué, et les oreilles de Bahry furent alors percées, il vit son terrible opposant hurler, hurler, hurler en se tenant la tête, en commençant à tomber, alors que Bahry lui-même s'effondrait -
Bahry heurta le sol, propulsé par son bond frénétique, et son épaule gauche disloquée et sa hanche brisées hurlèrent en signe de protestation. Bahry ignora la douleur, parvint à se remettre à genoux, sortit sa baguette pour étourdir son adversaire, il ne comprenait pas ce qui se passait mais il savait que c'était sa seule chance.