Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
La lumière de la pièce vacilla.
Stable, pensa Harry au plus profonde de lui-même. Le professeur Quirrell souffrirait si ce Patronus cessait de l'empêcher d'avoir des pensées tristes. Si près des Détraqueurs, le professeur de Défense tomberait peut-être mort, tout simplement. Stable, Harry James Potter-Evans-Verres, stable !
Et avec cette pensée, Harry rouvrit les yeux ; il n'y avait pas de temps à perdre.
La seconde cellule qu'il regarda ne contenait qu'un squelette.
Et derrière les barreaux de la troisième, il vit Bellatrix Black.
À l'intérieur de Harry, quelque chose de précieux de d'irremplaçable se flétrit comme de l'herbe sèche.
On pouvait voir que la femme n'était pas un squelette et que sa tête n'était pas un crâne parce que la texture de la peau était encore différente de celle de l'os, même au stade de pâleur qu'elle avait atteint en attendant seule dans le noir. Soit ils ne la nourrissait pas beaucoup, soit les ombres de Détraqueurs aspiraient ce qu'elle mangeait ; car ses yeux semblaient avoir réduit dans leurs orbites, ses lèvres avaient l'air trop asséchées pour recouvrir ses dents. La couleur sembla avoir déteint des vêtements noirs qu'elle avait apportés en prison, comme si les Détraqueurs avaient aussi drainé cela. Ces vêtements s'étaient voulus provocateurs, et ils recouvraient maintenant un squelette, mollement, exposant un peau ratatinée.
Je suis là pour la sauver, je suis là pour la sauver, je suis là pour la sauver, pensa Harry en son for intérieur, avec désespoir, encore et encore, dans un effort quasi Occlumantique, imposant à son Patronus de ne pas s'éteindre, de rester et de protéger Bellatrix des Détraqueurs -
Dans son cœur, dans son essence, Harry saisit toute sa pitié et toute sa compassion, toute sa volonté de la secourir des ténèbres ; et alors qu'il pensait à cela, la radiation d'argent qui entrait par la porte ouverte s'intensifia.
Et dans une autre partie de lui, comme s'il laissait juste une autre partie de son esprit continuer une habitude, sans y prêter trop d'attention...
Une expression froide recouvrit le visage de Harry, invisible sous la capuche.
"Bonjour, ma chère Bella," dit un murmure glacé. "T'ais-je manqué ?"
*Chapter 53*: L'Expérience de Prison de Stanford, pt 3
Le cadavre d'une femme ouvrit les yeux, et les orbes éteints et creusés regardèrent dans le vide.
"Folle," marmonna Bellatrix d'une voix brisée, "il semble que petite Bella devient folle..."
Le professeur Quirrell avait calmement et précisément expliqué à Harry comment agir en présence de Bellatrix ; comment créer le faux-semblant qu'il devrait maintenir dans son esprit.
Vous avez trouvé opportun, ou peut-être amusant, de rendre Bellatrix amoureuse de vous, de la lier à votre service.
Cet amour aurait survécu à Azkaban, avait dit le professeur Quirrell, car pour elle il ne constituait pas une pensée heureuse.
Elle vous aime totalement, absolument, de tout son être. Vous ne le lui rendez pas, mais vous le trouvez utile. Elle le sait.
Elle était l'arme la plus mortelle que vous possédiez, et vous l'appeliez chère Bella.
Harry se souvint de la nuit où le Seigneur des Ténèbres avait tué ses parents : l'amusement froid, le rire méprisant, la voix haute perchée faite de haine mortelle. Il ne semblait pas difficile de deviner ce que le Seigneur des Ténèbres dirait.
"J'espère que vous n'êtes pas folle, chère Bella," dit le murmure glacé. "La folie n'est pas utile."
Les yeux de Bella cillèrent, ils essayèrent de mettre au point sur le vide.
"Mon... seigneur... je me suis rendue là où vous m'avez dit de vous attendre, mais vous n'êtes pas venu... je vous ai cherché mais je n'ai pas pu vous trouver... vous êtes en vie..." Tous ces mots provenaient d'un bas marmonnement, et s'il y avait là la moindre émotion, Harry ne pouvait pas la détecter.
"Montrez-lui votre vissage," siffla le serpent aux pieds de Harry.
Harry rejeta le capuchon de la Cape d'Invisibilité.
La partie de lui-même à laquelle il avait donné le contrôle de ses expressions faciales regarda Bella sans la moindre trace de pitié, avec seulement un intérêt froid et calme (alors qu'au fond de lui-même, il songeait : je vous sauverai, je vous sauverai quoi qu'il en coûte...)
"La cicatrice..." marmonna Bellatrix. "Cet enfant..."
"C'est ce qu'il pensent tous," dit la voix de Harry, et il émit un léger gloussement. "Vous m'avez cherché au mauvais endroit, chère Bella."
(Harry avait demandé au professeur Quirrell pourquoi ce ne serait pas lui qui jouerait le rôle du Seigneur des Ténèbres, et le professeur Quirrell avait fait remarquer qu'il n'y avait aucune raison plausible pour laquelle il serait possédé par l'ombre de Celui-Dont-Il-Ne-Faut-Pas-Prononcer-Le-Nom).
Les yeux de Bellatrix restèrent fixés sur Harry, et elle demeura coite.
"Dites quelque chosse en Fourchelangue," siffla le serpent.
Le visage de Harry se tourna vers le serpent afin de clairement montrer qu'il s'adressait à celui-ci, et il siffla : "Un deux troiss quatre ccinq ssix ssept huit neuf dix."
Il y eut une pause.
"Ceux qui ne craignent pas les ténèbres..." murmura Bellatrix.
Le serpent siffla : "Sseront conssumés par elles."
"Seront consumés par elles," chuchota la voix glaciale. Harry n'avait pas particulièrement envie de réfléchir à la façon dont le professeur Quirrell avait obtenu ce mot de passe. Son cerveau, qui y pensa quand même, suggéra que cela avait nécessité un Mangemort, un lieu silencieux et isolé, et de la Légilimancie à coups de barre de fer.
"Votre baguette," murmura Bellatrix, "je l'ai cachée dans le cimetière, Seigneur, avant de partir... sous la tombe à droite de celle de votre père... me tuerez-vous maintenant, si c'est tout ce que vous vouliez de moi... je pense que j'ai toujours voulu que ce soit vous qui me tuiez... mais je ne peux m'en souvenir à présent, ça devait être une pensée heureuse..."
Le cœur de Harry se tordit dans sa poitrine, c'était insupportable - et il ne pouvait pas pleurer, il ne pouvait pas laisser son Patronus faiblir -
Son visage laissa apparaître un soupçon d'agacement, et sa voix fut tranchante : "Assez d'idioties. Vous allez venir avec moi, chère Bella, à moins que vous ne préfériez la compagnie des Détraqueurs."
Le visage de Bellatrix tressailli sous le coup d'une brève incompréhension, mais les membres ratatinés ne bronchèrent pas.
"Vous devrez la faire léviter jusqu'à la ssortie," siffla Harry au serpent. "Elle ne peut plus ssonger à ss'enfuir."
"Oui," siffla le serpent, "mais ne la ssous-esstimez pas. Elle était la plus mortelle des guerrières." La tête verte s'inclina en signe d'avertissement. "Il serait sage de me craindre, enfant, même si j'étais affamé et mort aux neufs dixièmes ; méfiez-vous d'elle, ne permettez à aucune faille d'apparaître dans votre jeu."
Le serpent vert glissa élégamment jusqu'au couloir.
Et peu après, un homme au teint cireux et à l'air effrayé peint sur son visage barbu entra d'un pas servile dans la pièce, baguette en main.
"Seigneur ?" dit le serviteur d'une voix hésitante.
"Faites ce que l'on vous a dit de faire," dit le Seigneur des Ténèbres de sa voix glaciale, d'autant plus terrible qu'elle émanait du corps d'un enfant. "Et ne laissez pas votre Patronus vaciller. Souvenez-vous que si je ne reviens pas, vous n'aurez pas de récompense, et qu'il ne sera pas mis fin aux souffrances de votre famille avant longtemps."