Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » La Grande Quête
La Grande Quête - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La Grande Quête

Электронная книга - «La Grande Quête». Краткое содержание книги:

À peine arrivé à la forteresse de Fal Dara, le jeune Rand n’a déjà qu’une idée en tête : fuir les noirs secrets qu’il a appris sur lui-même.
Moiraine, la puissante magicienne qui seule pourrait lui fournir des réponses, l’évite désormais comme la peste. Rand sait qu’il devrait quitter ces lieux, partir où personne ne le connaît et où il ne pourrait faire aucun mal.
Mais il est trop tard : les Aes Sedai l’ont enfermé et son seul espoir d’obtenir de l’aide à présent est Egwene, la femme qu’il pensait épouser un jour… et qui est en train de devenir elle-même une Aes Sedai.
1 ... 198 199 200 201 202 203 204 205 206 ... 234
Перейти на страницу:

— Et ça n’est arrivé qu’une fois. Avec un minuscule filet de Pouvoir…

— Un minuscule filet ? Pendant trois jours, alors que les soldats retournaient la ville pour trouver la coupable, nous avons dû nous cacher dans cette chambre puante. C’est ça que tu appelles de la prudence ?

— Je devais savoir s’il est possible d’ouvrir ces maudits colliers !

Nynaeve avait l’intime conviction que c’était faisable. Pour en obtenir la preuve, elle devrait encore essayer une fois – au moins – et cette idée ne l’enthousiasmait pas. Alors qu’elle aurait cru, comme Elayne, que les damane brûlaient d’envie de s’échapper, c’était la prisonnière elle-même qui avait donné l’alarme.

Poussant une brouette qui cahotait sur les pavés, un rémouleur dépassa les deux femmes en criant qu’il aiguisait aussi bien les ciseaux que les couteaux.

— Ils devraient résister…, marmonna Elayne. Mais on dirait qu’ils ferment les yeux dès qu’une chose désagréable concerne un Seanchanien… Des autruches avec la tête dans le sable !

Nynaeve se contenta de soupirer. Elle partageait en partie la position d’Elayne, mais que faire ? Au début, elle avait supposé que la soumission des Falmiens n’était pas sincère. Mais, s’il existait une résistance clandestine, où se cachait-elle ? Afin de libérer Egwene et Min, elle avait lancé des sondes prudentes auprès de plusieurs citadins. La seule idée qu’on puisse envisager de s’opposer aux Seanchaniens ayant fait blêmir plus d’un interlocuteur, elle avait renoncé avant de s’attirer de gros ennuis.

Pour être franche, Nynaeve ne voyait pas comment les gens auraient pu résister.

Des monstres et des Aes Sedai… Qui peut se dresser face à de tels adversaires ?

Devant les deux femmes, à une courte distance, se dressaient cinq grandes maisons de pierre qui formaient un ensemble. Une rue avant de les atteindre, Nynaeve repéra près de la boutique d’un tailleur une ruelle d’où elle pourrait surveiller une partie des portes du pâté de maisons. De là, il serait impossible de les voir toutes, mais il n’était pas question de laisser Elayne se charger d’une partie de la tâche, car elle était bien trop imprévisible. D’autre part, approcher davantage aurait été dangereux, car, sur le toit de la grande maison d’en face, la bannière au faucon d’or du haut seigneur Turak battait fièrement au vent.

Les cinq bâtiments abritaient exclusivement des femmes – pour l’essentiel, des sul’dam et des damane, les premières sortant parfois seules alors que les secondes n’apparaissaient jamais sans leur geôlière. Puisque les Seanchaniens avaient installé ici les quartiers des damane, Egwene devait y être gardée. Et Min aussi, probablement, si elle ne s’était pas fondue dans la foule de Falme, comme la Fille-Héritière et l’ancienne Sage-Dame. En ville, on racontait une multitude d’histoires sur des jeunes filles raflées dans les rues ou dans les villages et conduites dans une des cinq maisons. Quand d’aventure elles en ressortaient, toutes portaient un collier…

S’asseyant sur une caisse, près d’Elayne, Nynaeve lui subtilisa une poignée de petites pommes. Dans ce coin de la ville, les citadins se faisaient plutôt rares. Sachant tous ce qu’étaient ces maisons, ils les évitaient, comme ils se tenaient le plus loin possible des écuries que les Seanchaniens avaient réquisitionnées pour leurs monstres. Grâce à cette fréquentation réduite, il n’était pas difficile de garder un œil sur les portes, entre deux passants.

Les deux femmes ne risquaient pas d’attirer l’attention. Depuis la chute de Falme, il n’était pas rare de voir des miséreux manger dehors. Et ça ne risquait pas de s’arranger, vu la façon dont tournaient les choses…

En mâchant distraitement une pomme, Nynaeve repensa une fois de plus à son plan. Réussir à ouvrir un collier – si c’était possible – ne servirait à rien si elle ne parvenait pas à retrouver Egwene.

À cette idée, la pomme parut soudain acide sur la langue de l’ancienne Sage-Dame.

Par l’étroite fenêtre de sa minuscule chambre sous les combles – une parmi les dizaines qui s’alignaient les unes après les autres le long d’un interminable couloir –, Egwene apercevait le jardin où les sul’dam promenaient leur damane tenue en laisse. À l’origine, il s’agissait de plusieurs jardins, mais les Seanchaniens avaient abattu les murs de séparation avant de réquisitionner le pâté de maisons pour y loger leurs damane.

Alors que les arbres étaient tout déplumés, les Aes Sedai enchaînées continuaient à prendre régulièrement l’air, qu’elles en aient envie ou pas.

Dans le jardin, justement, Renna conversait avec une de ses collègues. Tant qu’Egwene la verrait, elle ne risquerait pas que sa sul’dam entre par surprise et la prenne en flagrant délit…

Bien sûr, une autre sul’dam pouvait faire irruption dans la chambre. Il y en avait beaucoup plus que de damane, et toutes voulaient porter le bracelet le plus souvent possible – pour être « complètes », ainsi qu’elles le disaient. Renna se chargeant toujours de former Egwene, c’était elle, quatre fois sur cinq, qui portait son bracelet. Mais, si une autre sul’dam venait, aucun obstacle ne l’empêcherait d’entrer. Aucun verrou ne défendait les chambres des damane, si exiguës qu’un lit, une chaise et une petite table suffisaient amplement à les remplir. À part une aiguière pour leurs ablutions, les esclaves des sul’dam n’avaient droit à aucun confort. On leur déniait aussi toute intimité, et elles ne possédaient absolument rien. Quoi d’étonnant, puisqu’elles étaient des possessions ?

Min disposait d’une chambre semblable, dans une autre maison. Mais elle pouvait aller et venir librement – enfin, presque. En matière de règlements, les Seanchaniens n’avaient pas d’égaux. Pour chaque individu, il existait autant de restrictions et de prescriptions que pour une novice de la Tour Blanche…

Même si elle ne perdait pas Renna de vue, Egwene se tenait le plus loin possible de la fenêtre. Si une des sul’dam levait les yeux, mieux valait qu’elle ne voie pas l’aura qui l’entourait alors qu’elle canalisait le Pouvoir de l’Unique.

Comme toujours, elle essayait d’ouvrir son collier. Un acharnement inutile, car elle n’était même pas parvenue à déterminer si ce maudit objet était tissé ou composé de maillons. Parfois elle penchait pour une hypothèse et parfois pour l’autre. Dans tous les cas de figure, le collier semblait fait d’une seule pièce.

Egwene utilisait un filet de Pouvoir – le plus infime, lui semblait-il, qu’il était possible d’obtenir du saidar. Pourtant, de la sueur ruisselait sur son front, et son estomac menaçait de se retourner. Une des caractéristiques d’un a’dam  : si la damane tentait de canaliser alors qu’aucune sul’dam ne portait son bracelet, elle se sentait malade, et son état s’aggravait proportionnellement à la quantité de Pouvoir qu’elle manipulait. À titre d’exemple, allumer une bougie distante de trois pas aurait suffi à faire vomir Egwene. Un jour, Renna lui avait ordonné de jongler avec ses petites boules de lumière alors que le bracelet reposait sur la table. À ce souvenir, la jeune fille avait encore des sueurs froides…

Pour l’heure, la laisse d’argent reposait sur le sol, puis remontait le long du mur nu où le bracelet pendait à un crochet. Regardant l’artefact en apparence si simple qui la privait de liberté, Egwene serra les dents de fureur. Un chien si mal attaché aurait pu s’enfuir sans problème. Mais, si une damane déplaçait son bracelet, le retirant de l’endroit où une sul’dam l’avait laissé… Un autre jour, Renna avait forcé Egwene à commettre cette transgression. Ou à essayer, pour le moins. Sommée de traverser la pièce en portant elle-même l’artefact, la jeune fille avait passé une petite éternité à se tordre de douleur sur le sol, hurlant à s’en briser les cordes vocales. Quand Renna avait enfin mis un terme à son calvaire en glissant le bracelet à son poignet, Egwene avait recouvré assez de lucidité pour comprendre que quelques minutes seulement s’étaient écoulées. Mais, en temps subjectif, elle continuait à se souvenir d’une éternité de souffrance…

1 ... 198 199 200 201 202 203 204 205 206 ... 234
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)