Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Космическая фантастика » Au tréfonds du ciel [A Deepness in the Sky - ru]
Au tréfonds du ciel [A Deepness in the Sky - ru] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Au tréfonds du ciel [A Deepness in the Sky - ru]

Электронная книга - «Au tréfonds du ciel [A Deepness in the Sky - ru]». Краткое содержание книги:

Dans la Galaxie, l’étoile MarcheArrêt représente une énigme : elle observe un cycle de deux cent cinquante ans, s’éteint pendant deux cent quinze puis se rallume pour trente-cinq ans. Son unique planète est habitée par des araignées intelligentes qui viennent d’inventer la radio.
Le système de MarcheArrêt n’a jamais été exploré. Et voilà que deux expéditions, attirées par les signaux radio, s’y installent. L’une a été montée par les Qeng Ho, un peuple marchand qui parcourt l’espace en achetant et vendant des informations technologiques. L’autre par une civilisation violente et sadique, dite des Émergents, qui a fait de la lutte pour le pouvoir son mode de vie. Son chef, Tomas Nau, cherche à se rendre maître de la planète des Araignées pour exploiter ses ressources. Il lui faut d’abord détruire la flotte Qeng Ho ou s’en emparer.
Mais parmi les Qeng Ho se cache une figure mythique, Pham Nuwen, né mille ans plus tôt, qui connaît tous les tours...
1 ... 167 168 169 170 171 172 173 174 175 ... 247
Перейти на страницу:

— Euh… oui. Le Subrécargue a estimé que ça en valait la peine, vu l’occasion.

Pham observa les autres plateaux. Ils décrivaient de larges cercles après avoir quitté les tables et choisissaient uniquement les invités qui n’avaient pas été servis. Astucieux. Les esclaves étaient opportunément maintenus dans les coulisses, et les gens pouvaient prétendre ce que Nau avait souvent déclaré – que la Focalisation avait porté la civilisation à un niveau supérieur. Mais Nau a raison ! Merde.

Pham adressa une remarque convenablement truculente à Gonle Fong, histoire de lui montrer que « ce vieux pet de Trinli » était véritablement impressionné, mais décidé à ne pas l’admettre. Il s’éloigna du centre de la foule, apparemment à la recherche de nourriture. Hmm. Ritser Brughel était à présent hors Veille – encore une mesure habile de Tomas Nau. Si beaucoup de gens acceptaient désormais au moins partiellement la « vision » de Nau, Ritser Brughel risquait de troubler même les plus farouches convertis. Or si Brughel était hors Veille, et si Nau et Reynolt retiraient du tableau des rotations un certain nombre de zombies pour les affecter au service manuel… alors Pham avait de meilleures chances qu’il ne l’aurait cru. Mais où est Reynolt ? Cette femme pouvait être étonnamment difficile à retrouver ; elle disparaissait parfois du tableau de surveillance directe de Ritser pendant des Ksec d’affilée. Pham élargit le cercle de ses recherches. Il y avait des millions de minuscules localiseurs dispersés dans tout le parc. Même si ceux qui stabilisaient le lac et contrôlaient l’aération étaient presque tous occupés, il restait néanmoins une puissance de calcul démesurée. Impossible de gérer tous les points de vue et toutes les images. Tandis que son esprit continuait de ratisser le parc, Pham prit vaguement conscience qu’il vacillait sur ses pieds. Ah, nous y sommes ! Ce n’était pas un gros plan, mais là, à l’intérieur de la maison de Nau, il entrevit la chevelure rousse et la peau rosâtre de Reynolt. Comme il s’y attendait, la femme ne participait pas aux festivités. Elle était penchée sur une mini-console émergente, les yeux dissimulés derrière des ATH noirs franchement opaques. Elle avait son air habituel : tendue, intensément préoccupée, comme si elle était sur le point d’avoir quelque intuition meurtrière. Et, autant que je sache, c’est exact.

Quelqu’un lui tapa sur l’épaule, aussi fort qu’il avait tapé Benny dans le dos quelques instants plus tôt.

— Alors, Pham, mon brave, qu’est-ce que t’en penses ?

Pham refoula ses visions intérieures et se tourna vers l’assaillant. Trud Silipan s’était mis en grande tenue pour l’occasion. Son uniforme ne ressemblait à rien de ce que Pham ait jamais vu sauf dans certains spectacles historiques émergents : une soie bleue, avec des franges et des glands, qui imitait en quelque sorte des haillons déchirés et maculés. C’était l’habit des Premiers Suiveurs, lui avait dit Trud un jour. Pham exagéra sa surprise.

— Ce que je pense de quoi ? De ton uniforme ou du paysage ?

— Du paysage, pardi ! Si je suis en uniforme, c’est parce que c’est une date mémorable. T’as entendu le discours du Subrécargue. Profite de l’occase, reste encore un peu. Tu regardes la vue sur le Parc du Lac, et tu me dis ce que tu en penses.

Derrière, la vision interne de Pham montrait Ezr Vinh qui allait droit sur eux. Merde.

— Eh bien…

— Oui, qu’en pensez-vous, soldat Trinli ? dit Vinh.

Il fit encore quelques pas jusqu’à ce qu’il se trouve en face d’eux. Il regarda un instant Pham dans les yeux.

— De tous les Qeng Ho ici présents, c’est toi qui es le plus vieux, qui as le plus voyagé. De nous tous, c’est toi qui dois avoir l’expérience la plus riche. Comment le North Paw du Subrécargue se compare-t-il aux grandioses parcs des Qeng Ho ?

Le double sens des paroles de Vinh échappa à Trud Silipan, mais Pham éprouva un instant de colère froide. Petit con ! Tu fais partie des raisons qui me poussent à tuer Anne Reynolt. La « vraie » biographie de Pham Nuwen que Nau avait montrée au gamin commençait à déteindre sur lui. Depuis au moins un an, il était clair qu’il comprenait ce qui s’était réellement passé à la Brèche de Brisgo. Et qu’il devinait ce que Pham attendait vraiment de la Focalisation. Ses exigences de garanties et de paroles rassurantes étaient devenues de plus en plus précises.

Les localiseurs peignaient le visage d’Ezr en couleurs fausses qui révélaient sa pression sanguine et sa température épidermique. Un zombie mouchard qui verrait ces images pourrait-il deviner que le gamin s’adonnait à une sorte de jeu ? Peut-être. La haine qu’il ressentait pour Nau et Brughel l’emportait encore sur ses sentiments envers Pham Nuwen ; Pham pouvait encore se servir de lui. N’empêche qu’Ezr était une raison de plus pour supprimer Reynolt.

Ces pensées traversèrent rapidement l’esprit de Pham tandis que sa bouche se tordait dans un sourire satisfait.

— Quand tu présentes les choses comme ça, mon petit, tu as tout à fait raison. Il n’y a aucun rapport entre apprendre dans les bouquins et parcourir des années-lumière pour voir les choses de ses propres yeux.

Il se détourna d’eux et son regard suivit le chemin jusqu’au pavillon pour se porter ensuite sur l’embarcadère et le lac au-delà. Affectons de nous plonger dans nos pensées.

Il avait passé des Msec entières à rôder dans cette reconstruction ; il aurait dû lui être facile de jouer correctement son rôle. Mais d’où il était posté, il sentait le vent s’élever lentement des arbres derrière lui – un vent humide, légèrement froid, chargé d’un parfum âcre, promesse murmurante de mille kilomètres de forêts qui s’étiraient derrière lui. Un soleil chaud traversait des nuages clairsemés de haute altitude. Ça aussi, c’était simulé. Aujourd’hui, le vrai soleil ne brillait pas autant qu’un vulgaire satellite. Mais les systèmes d’éclairage incorporés au ciel de diamant pouvaient imiter presque tous les effets visuels. Le seul indice révélateur de la supercherie était les arcs-en-ciel ténus qui chatoyaient dans les lointains…

Le lac lui-même commençait en bas de la colline. C’était le triomphe de Qiwi. L’eau était réelle et avait par endroits trente mètres de profondeur. Le réseau de servos et de localiseurs conçu par Qiwi assurait sa stabilité ; la surface plane et lisse réfléchissait l’image des nuages et du ciel bleu. Le pavillon du Subrécargue surplombait un embarcadère installé au creux d’une anse qui n’en finissait pas de s’évaser. À des kilomètres vers le large – à moins de deux cents mètres, en fait – deux îles rocheuses s’élevaient de la brume et gardaient le rivage opposé.

Le site était un chef-d’œuvre, un vrai miracle.

— C’est un tresartnis, cracha Pham comme s’il s’agissait d’une insulte.

— Un quoi ? dit Silipan en fronçant les sourcils.

— C’est du jargon de paysagiste, dit Ezr. Ça signifie…

— Oh, je sais, dit Silipan. J’ai déjà entendu ce terme : un parc ou un bonsaï poussé à l’extrême.

Il se dressa sur ses ergots.

— Bien sûr qu’il est extrême ; c’est le Subrécargue qui l’a voulu. Regardez ! Un gigantesque parc en microgravité, qui imite à la perfection une surface planétaire. Ça bouscule pas mal de conventions esthétiques – mais savoir quand enfreindre les règles est la marque d’un grand Subrécargue.

Pham haussa les épaules et continua de mastiquer la collation préparée par Gonle Fong. Il se tourna négligemment et examina la forêt. Conformément aux règles de l’art paysager, la crête de la colline coïncidait avec la véritable paroi de la caverne. Les arbres avaient entre dix et vingt mètres de hauteur ; une mousse fraîche et sombre luisait sur leurs troncs élancés. Ali Lin les avait cultivés en couveuse sur des fils de fer à la surface de Diamant Un. Un an plus tôt, ce n’étaient que des pousses de trois centimètres. À présent, grâce aux talents de magicien d’Ali, ces arbres semblaient vieux de plusieurs siècles. Çà et là, le bois mort des générations d’arbres « précédentes » tranchait en gris sur fond bleu et vert. Il y avait des paysagistes qui pouvaient atteindre pareille perfection à partir d’un point de vue unique. Mais les yeux cachés de Pham regardèrent sous tous les angles, d’un bout à l’autre de la forêt. Le parc du Subrécargue atteignait partout ce niveau de perfection. Jusqu’au dernier mètre cube, il était aussi parfait que le plus beau bonsaï de Namqem.

1 ... 167 168 169 170 171 172 173 174 175 ... 247
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)