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READ-E-BOOK » Космическая фантастика » La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]
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La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]

Электронная книга - «La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]». Краткое содержание книги:

D’un trou noir dans les profondeurs de l’espace a jailli un rayon de lumière rubis cent fois plus brillant que la Lune.
Était-ce l’Œil dans le Visage de Dieu ou le soleil sanglant de nos premiers visiteurs intergalactiques ?
La mission de l’astronef Mac Arthur est difficile. il doit rechercher et affronter un monde extra-terrestre où des êtres étranges et peu communicatifs défient toute biologie connue... où des créatures minuscules, à la fois savantes et idiotes, sont utilisées en guise d’armes redoutables... où des sourires rassurants dissimulent un secret planétaire dont l’utilisation aurait un effet dévastateur dans l’Univers.
« Surtout, en dit Frank Herbert, l’auteur célèbre de Dune et La Ruche d’Hellstrom, ce roman présente une approche nouvelle et brillante du problème fascinant de la première rencontre avec des extra-terrestres. »
« C’est peut-être, le meilleur roman de science-fiction que j’ai jamais lu », renchérit Robert Heinlein, l’un des maîtres les plus fameux du genre.
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Le Marine leur apporta la boisson humaine appelée chocolat, et ils prirent plaisir à la boire. Les humains étaient omnivores comme les Granéens, mais les parfums que préféraient les hommes étaient généralement insipides. Cependant, le chocolat : c’était excellent, et avec des hydrocarbones en plus pour simuler les eaux de la planète mère, c’est incomparable.

« Quel choix avons-nous ? demanda Jock. Que feraient-ils si nous leur disions tout ? N’expédieraient-ils pas leur Flotte pour nous détruire tous et préserver leurs descendants de notre menace ?

— J’approuve cet accord, dit Ivan. Votre maître le fera aussi.

— Peut-être », dit Charlie. Elle réfléchit, prenant une pose qui excluait son environnement. Elle était le Maître… « Je peux y adhérer, fit-elle. C’est mieux que je ne l’aurais espéré. Mais quel danger !

— Le danger existe depuis que les humains sont arrivés pour la première fois dans le système du Grain, dit Jock. Il est maintenant moins intense qu’avant. »

Ivan l’observa soigneusement. Les médiatrices étaient excitées. La tension avait été très forte, et malgré leur contrôle apparent, elles étaient prêtes à craquer. Il n’était pas dans sa nature de vouloir ce qui ne pouvait être, mais il espérait que les efforts consentis en vue de créer un médiateur plus stable aboutiraient. Il était difficile de travailler avec des créatures qui pouvaient soudain apercevoir un univers irréel et formuler des jugements à partir de là. Le schéma était toujours le même : d’abord elles voulaient l’impossible. Ensuite, elles y travaillaient sachant toujours que c’était impossible. Enfin, elles se comportaient comme si l’impossible pouvait être atteint, et elles laissaient cet irréalisme influencer tous leurs actes. C’était plus courant chez les médiatrices que chez n’importe quelle autre classe, mais cela arrivait aussi aux maîtres.

Ces médiatrices étaient au bout du rouleau, mais elles dureraient. La Race serait préservée. Il devait en être ainsi.

« Mille couronnes pour ta pensée », dit Sally, les yeux luisants de bonheur… et de soulagement.

Rod se retourna de la fenêtre pour lui sourire. La pièce était grande, et tous les autres s’étaient rassemblés à côté du bar, sauf Hardy. Celui-ci était assis près des Granéens, écoutant leurs bavardages en espérant comprendre un mot ou deux. Rod et Sally étaient seuls. « Tu es très généreuse, dit-il.

— Je peux me le permettre. Je te paierai après le mariage…

— Avec les revenus du domaine de Crucis. Je ne les perçois pas encore. Ne sois pas si impatiente d’éliminer papa. Nous vivrons peut-être de sa largesse pendant des années.

— À quoi penses-tu ? Tu as l’air si sérieux.

— À comment je voterai pour tout cela si le sénateur n’est pas d’accord. »

Elle hocha la tête sobrement. « C’est ce que je me disais.

— Je pourrai te perdre à cause de cela, n’est-ce pas ?

— Je ne sais pas, Rod. Je suppose que cela dépendrait de pourquoi tu aurais rejeté leur offre, et de ce par quoi tu aurais souhaité la remplacer. Mais tu ne la refuseras pas, n’est-ce pas ? En quoi te déplairait-elle ? »

Rod regarda fixement son verre. C’était une sorte de mixture non alcoolisée que Kelley avait apportée. La réunion était trop importante pour boire du scotch. « Peut-être en rien. Mais c’est l’incertain qui me gêne, Sally. Regarde là-bas. » Il indiqua les rues de la Néo-Écosse.

Il y avait peu de gens à cette heure : ceux qui allaient au théâtre ou sortaient dîner, des touristes venus voir le palais, de nuit, des matelots avec leurs filles, des gardes originaires de Covenant avec leur kilt et leur bonnet à poil, debout, rigides dans leurs guérites à côté de l’entrée des véhicules. « Si nous nous trompons, leurs gosses sont morts.

— Si nous avons tort, la Flotte le prend en plein dans les dents, dit Sally doucement, Rod, qu’arrivera-t-il si les Granéens sortent et si, dans vingt ans, ils ont colonisé une douzaine de planètes, construit des vaisseaux et s’ils menacent alors l’Empire ? La Flotte peut encore les mater… toi, tu n’auras pas à t’en occuper, mais cela reste possible.

— En es-tu sûre ? Moi pas. Je ne suis pas certain que nous pourrions encore les vaincre à l’heure qu’il est. Les exterminer, oui, mais les battre ? Et dans vingt ans ? Quel sera le prix à payer ? La Néo-Écosse, pour sûr. Elle se trouve près d’eux. Quels autres mondes perdrions-nous ?

— Avons-nous le choix ? demanda Sally. Je… Rod, je m’inquiète aussi pour nos enfants. Mais que pouvons-nous faire ? On ne peut pas faire la guerre aux Granéens parce qu’ils pourraient un jour être une menace !

— Non, bien sûr que non. Voilà le dîner. Je suis désolé d’avoir gâché ta bonne humeur. »

Avant la fin du repas, tout le monde riait. Les Granéens montèrent un spectacle : des imitations des personnalités les plus connues de la tri-di néo-écossaise. En quelques minutes, ils firent rire à en perdre haleine toute la table.

« Comment faites-vous ? demanda David Hardy entre deux accès de rires.

— Nous avons étudié votre humour, répondit Charlie. Nous exagérons subtilement certains traits caractéristiques. L’effet cumulatif doit être amusant si notre théorie est exacte. C’était apparemment le cas. »

Horvath dit : « Vous pourriez faire fortune dans les variétés.

— Cela, au moins, n’aurait que peu d’effet sur votre économie. Nous aurons besoin de votre aide pour programmer la vulgarisation de notre technologie. »

Horvath hocha gravement la tête. « Je suis content que vous soyez conscients de ce problème. Si nous déversons brutalement sur le marché tout ce que vous avez, cela mettra l’économie complètement dans le chaos…

— Croyez-moi, docteur, nous n’avons aucune envie de vous créer des problèmes. Si vous nous considérez comme une aubaine, pensez à la façon dont nous vous considérons ! Être sortis du système de Grana après tous ces siècles ! Hors de notre bouteille ! Notre gratitude est illimitée.

— De quand date au juste votre civilisation ? » demanda Hardy.

La Granéenne haussa les épaules. « Nous avons des fragments d’archives indiquant des époques vieilles de cent mille ans, docteur Hardy. Les astéroïdes étaient déjà en place. D’autres archives pourraient être plus anciennes, mais nous ne pouvons les lire. Notre véritable histoire commence il y a dix mille ans.

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