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READ-E-BOOK » Космическая фантастика » La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]
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La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]

Электронная книга - «La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]». Краткое содержание книги:

D’un trou noir dans les profondeurs de l’espace a jailli un rayon de lumière rubis cent fois plus brillant que la Lune.
Était-ce l’Œil dans le Visage de Dieu ou le soleil sanglant de nos premiers visiteurs intergalactiques ?
La mission de l’astronef Mac Arthur est difficile. il doit rechercher et affronter un monde extra-terrestre où des êtres étranges et peu communicatifs défient toute biologie connue... où des créatures minuscules, à la fois savantes et idiotes, sont utilisées en guise d’armes redoutables... où des sourires rassurants dissimulent un secret planétaire dont l’utilisation aurait un effet dévastateur dans l’Univers.
« Surtout, en dit Frank Herbert, l’auteur célèbre de Dune et La Ruche d’Hellstrom, ce roman présente une approche nouvelle et brillante du problème fascinant de la première rencontre avec des extra-terrestres. »
« C’est peut-être, le meilleur roman de science-fiction que j’ai jamais lu », renchérit Robert Heinlein, l’un des maîtres les plus fameux du genre.
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— Eh bien, s’ils le font volontairement, je soutiendrai cette action, dit Horvath.

— Moi aussi », ajouta Sally.

Ben Fowler se composa un masque contemplatif. « Moi, je ne pense pas que cela marcherait, dit-il. Nous gouvernons généralement par l’intermédiaire des indigènes. Quelle sorte de récompense pourrions-nous au juste offrir en échange d’une coopération avec nous, face à une conspiration menée par leur race entière ? Mais évidemment, nous le leur proposerons. »

Fowler se redressa. Le sourire amusé et pensif s’effaça. « Troisième possibilité : le remède radical contre la fièvre aphteuse. »

Il y eut des sursauts. Les lèvres d’Horvath s’étaient pincées et il prit une profonde inspiration. « Ai-je bien saisi, sénateur ?

— Oui. S’il n’y a pas de fièvre aphteuse, il n’y a besoin d’aucun remède. S’il n’existe pas de Granéens, il n’y aura aucun problème granéen. »

La voix de David Hardy était basse mais très ferme. « L’Église s’y opposerait avec véhémence, sénateur. Avec tous les moyens dont nous disposons.

— J’en suis conscient, mon père. Je connais aussi le sentiment de la Ligue humanitaire. D’ailleurs, le génocide préventif n’est pas une réelle alternative. Non que nous ne puissions le faire physiquement ; mais politiquement : non. À moins que les Granéens ne soient une menace directe et immédiate pour l’Empire.

— Ce qu’ils ne sont pas, affirma Horvath. Ils constituent une aubaine. J’aimerais vous le faire voir.

— Docteur, je vois peut-être les choses aussi bien que vous. Y avez-vous jamais songé ? Bien, ce sont là les possibilités. Sommes-nous prêts à voir les Granéens, ou quelqu’un a-t-il autre chose à évoquer ? »

Rod prit une profonde inspiration et regarda Sally. Elle ne va pas aimer cela… « Sénateur, n’avons-nous pas omis les fouilles de Sally ? Là où elle a trouvé une civilisation primitive datant d’il y a moins de mille ans. Comment les Granéens étaient-ils primitifs si récemment ? »

À nouveau le silence. « Ça devait être les guerres, n’est-ce pas ? demanda Rod.

— Non, dit Sally. J’y ai réfléchi… les Granéens ont des zoos, exact ? N’aurais-je pas pu découvrir… eh bien, une réserve pour ceux qui ne veulent pas faire partie d’une civilisation technologique…

— Après un millier d’années de civilisation ? demanda Renner. Dame Sally, y croyez-vous vraiment ? »

Elle haussa les épaules. « Ce sont des extra-terrestres.

— Je ne l’avais pas oublié, dit Ben Fowler. D’accord, parlons-en. Sally, ton idée est un peu bête. Tu sais ce qui est arrivé : ils ont déplacé les astéroïdes, il y a si longtemps que leurs cratères sont froids. Ensuite, vers l’époque du Condominium, ils se sont précipités dans un nouvel âge de pierre. Cela ne démontre pas tant que ça qu’ils ont appris à ne pas se battre, n’est-ce pas ?

— Nous avons fait la même chose, dit Sally. Ou nous l’aurions fait si nous avions été piégés dans un système stellaire unique.

— Oui, répondit Fowler. Et si j’étais commissaire pour un Empire granéen, je ne laisserais pas les humains se promener dans l’espace sans un gardien. Autre chose.

— Oui, sénateur, lui dit Rod. Sally, je n’aime pas ça, mais…

— Poursuivez, grommela Fowler.

— Oui, monsieur. » Suis-je en train de la perdre à cause des Granéens ? Mais je ne puis simplement laisser tomber. « Docteur Horvath, vous sembliez très mal à l’aise après que nous nous fûmes accordés sur le fait que les Granéens sont civilisés depuis plusieurs millénaires. Pourquoi ?

— Eh bien… pour rien, en réalité… sauf… eh bien, je dois procéder à davantage de vérifications, c’est tout.

— En tant que ministre de la Science, vous êtes responsable des prévisions technologiques, n’est-ce pas ? demanda Rod.

— Oui, admit Horvath tristement.

— Où nous situons-nous par rapport au Premier Empire ?

— Nous ne l’avons pas encore rattrapé. Nous y arriverons dans un siècle.

— Et où nous trouverions-nous si les guerres de Sécession n’avaient pas eu lieu ? Si le vieil Empire s’était poursuivi sans interruption ? »

Horvath haussa les épaules. « Vous avez sans doute raison, messire. Oui. Cela m’avait aussi tracassé. Sénateur, ce que le commissaire Blaine suggère est que les Granéens ne sont pas assez avancés pour être civilisés depuis un million d’années. Ni même dix mille ans. Peut-être pas même mille ans.

— Pourtant nous savons qu’ils ont déplacé ces astéroïdes, il y a au moins dix mille ans », s’écria Renner. Sa voix laissait paraître son excitation et sa perplexité. « Ils ont dû recoloniser alpha du Grain à peu près au moment où la propulsion Alderson était développée sur Terre ! Les Granéens ne sont pas tellement plus anciens que nous !

— Il y a une autre explication, fit remarquer Hardy. Ils ont recolonisé bien plus tôt… et ils subissent une nouvelle série de guerres à chaque millénaire.

— Ou peut-être même plus souvent, ajouta doucement le sénateur Fowler. Et si c’est le cas, nous savons comment ils contrôlent leur nombre, n’est-ce pas ? Eh bien, docteur Horvath ? Quel est votre avis à présent ?

— Je… Je ne sais pas », balbutia le ministre de la Science, malheureux. Il se cura les ongles, se rendit compte de ce qu’il faisait et posa les mains sur la table où elles errèrent comme de petites bêtes blessées. « Je pense que nous devons en être sûrs.

— Moi aussi, lui dit le sénateur. Cependant cela ne ferait pas de mal de… Rod, demain vous travaillerez avec l’amirauté.

— Je vous rappelle, sénateur, que l’Église interdira à tous ses membres de participer à l’extermination des Granéens, dit Hardy prudemment.

— Cela frise la trahison, mon père.

— Peut-être. Mais c’est ainsi.

— De toute façon, ce n’était pas ce que j’avais en tête. Peut-être aurons-nous à ramener les Granéens dans l’Empire, que ça leur plaise ou non. Peut-être les Granéens nous céderont-ils sans bagarre, si nous y allons avec une flotte assez importante.

— Et s’ils ne le font pas ? » demanda Hardy.

Le sénateur Fowler ne répondit pas.

Le regard de Rod se porta sur Sally, puis autour de la table et enfin vers les murs lambrissés.

C’est une pièce tellement ordinaire, pensa-t-il. Les gens qui s’y trouvent n’ont rien de spécial non plus. Et c’est ici même, dans cette stupide petite salle de réunion, sur une planète tout juste habitable, que nous devons décider du destin d’une race qui pourrait avoir un million d’années de plus que nous.

Les Granéens ne vont pas capituler. S’ils sont ce que nous pensons, ils ne se laisseront pas vaincre non plus. Mais il n’y a qu’une planète et quelques astéroïdes. S’ils disparaissent…

« Kelley, vous pouvez maintenant faire entrer les Granéens », dit le sénateur Fowler.

Le dernier rayon de Néo-Cal filtrait dans la pièce. Dans l’ombre, les parcs du palais viraient au violet.

53. Le mauvais génie

Ils suivaient leur escorte à travers les couloirs du palais. Tandis qu’ils marchaient, Jock parla à l’ambassadeur.

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