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READ-E-BOOK » Космическая фантастика » La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]
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La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]

Электронная книга - «La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]». Краткое содержание книги:

D’un trou noir dans les profondeurs de l’espace a jailli un rayon de lumière rubis cent fois plus brillant que la Lune.
Était-ce l’Œil dans le Visage de Dieu ou le soleil sanglant de nos premiers visiteurs intergalactiques ?
La mission de l’astronef Mac Arthur est difficile. il doit rechercher et affronter un monde extra-terrestre où des êtres étranges et peu communicatifs défient toute biologie connue... où des créatures minuscules, à la fois savantes et idiotes, sont utilisées en guise d’armes redoutables... où des sourires rassurants dissimulent un secret planétaire dont l’utilisation aurait un effet dévastateur dans l’Univers.
« Surtout, en dit Frank Herbert, l’auteur célèbre de Dune et La Ruche d’Hellstrom, ce roman présente une approche nouvelle et brillante du problème fascinant de la première rencontre avec des extra-terrestres. »
« C’est peut-être, le meilleur roman de science-fiction que j’ai jamais lu », renchérit Robert Heinlein, l’un des maîtres les plus fameux du genre.
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— Vous brûlez », dit Renner. D’autres images jaillirent sur l’écran. La voile solaire ondulait. « C’était juste avant qu’elle ne tire sur nous.

— Mais la sonde n’aurait jamais fait feu sur vous, protesta Jock.

— Elle l’a fait. Elle croyait que nous étions un météore, je suppose, répliqua Rod. De toute façon… »

Des silhouettes noires traversèrent l’écran. La voile se rida, s’éclaira violemment, et les ombres disparurent. Renner revint en arrière jusqu’à ce que les silhouettes soient nettes sur le fond lumineux, puis il arrêta le film.

« Je dois vous prévenir, dit Jock. Nous savons peu de choses sur la sonde. Ce n’est pas notre spécialité, et nous n’avons pas eu l’occasion d’étudier les archives avant de quitter alpha du Grain. »

Le sénateur Fowler fronça les sourcils. « Où voulez-vous au juste en venir, monsieur Renner ?

— Eh bien, monsieur, je m’interrogeais sur ces images. » Renner prit une flèche lumineuse dans un tiroir de la table. « Il y a là des membres de diverses classes granéennes, n’est-ce pas ? »

Jock parut hésitante. « C’est ce qu’il semble.

— Bien sûr que oui. Ça, c’est un brun, exact ? Et un médecin.

— Oui. » L’indicateur lumineux se déplaça. « Un agent de liaison, dit Jock. Et un maître…

— Là, il y a un mini », cracha presque Rod. Il ne pouvait cacher son dégoût. « Le suivant ressemble à un agriculteur. Il est difficile de le distinguer d’un brun mais… » Sa voix prit soudain un ton de malaise. « Renner, je ne reconnais pas l’autre. »

Il y eut un silence. L’indicateur plana sur une ombre difforme, plus longue et plus mince qu’un brun, avec ce qui ressemblait à des épines aux genoux, aux talons et aux coudes.

« Nous les avons déjà vus une fois », dit Renner. Il parlait presque machinalement, à présent. Comme un homme traversant un cimetière à la suite d’un pari. Ou comme un éclaireur franchissant une colline pour pénétrer en territoire ennemi. Sans émotion, déterminé, sévèrement sous contrôle. Cela ne ressemblait pas du tout à Renner.

L’écran se divisa et une autre image apparut : la sculpture de la machine à voyager dans le temps, au Musée de la cité du Château. Ce qui ressemblait à un mobile fait de composants électroniques était entouré d’êtres armés.

Quand il avait vu Ivan pour la première fois, Rod avait eu une forte et gênante envie de caresser la fourrure soyeuse de l’ambassadeur. Son impulsion était à présent tout aussi intense : il aurait voulu se trouver dans une position de karaté. Les détails de ces êtres sculptés étaient bien trop précis. Ils étaient hérissés de poignards partout, ils paraissaient durs comme fer, tendus comme des ressorts, et chacun aurait donné à un instructeur de combat du corps des Marines l’apparence d’être passé dans une faucheuse. Et qu’y avait-il sous ce bras gauche vigoureux, ressemblant à un coutelas à demi dissimulé ?

« Ah, dit Jock. Un démon. Je suppose que ce devait être là des figurines représentant notre espèce. Comme les statuettes qui permettent aux médiatrices de parler de nous plus facilement.

— Tout ce que nous avons vu ? » La voix de Rod n’était que perplexité. « Un chargement entier de maquettes grandeur nature ?

— Nous ignorons si elles étaient grandeur nature, n’est-ce pas ? rétorqua Jock.

— Bon. Supposons qu’il s’agisse de maquette » dit Renner. Il continua implacablement. « C’était quand même des représentations de classes granéennes existantes. Sauf celui-ci : que ferait-il dans le groupe ? Pourquoi mettre un démon avec les autres ? »

Il n’y eut pas de réponse.

« Merci, Kevin », dit Rod lentement. Il n’osait pas regarder Sally. « Jock, est-ce là, oui ou non la représentation d’une caste de Grana ?

— Il y a autre chose, messire, dit Renner. Maintenant que nous savons quoi chercher, observez de très près l’agriculteur. »

L’image n’était pas très nette : guère plus qu’une silhouette floue. Mais, de profil, le renflement était évident.

« Elle est enceinte, s’exclama Sally. Pourquoi n’y ai-je pas pensé ! Une statuette enceinte ? Mais… Jock, qu’est-ce que ça veut dire ?

— Oui, demanda Rod froidement, qu’est-ce que ça veut dire ? »

Il était impossible d’obtenir l’attention de Jock.

« Arrêtez ! N’en dites pas plus ! ordonna Ivan.

— Que pourrais-je dire ? se lamenta Jock. Ces idiots ont mis un guerrier ! Nous sommes finis, finis, alors qu’il y a un instant nous avions l’univers dans le creux de notre main ! » La puissante main gauche de la Granéenne se referma violemment sur du vide.

« Silence. Contrôlez-vous. À présent, Charlie, dites-moi ce que vous savez de la sonde. Comment a-t-elle été construite ? »

Charlie fit un geste de mépris, interrompu par un autre de respect.

« Cela devrait être évident. Les constructeurs de la sonde savaient qu’une espèce étrangère habitait cette étoile, et rien de plus. Ainsi, ils ont dû supposer que cette espèce ressemblait à la nôtre, sinon par l’apparence, du moins quant à l’essentiel.

— Des Cycles. Ils ont dû supposer des Cycles, médita Ivan. Il nous fallait encore apprendre que toutes les races n’étaient pas condamnées à subir des Cycles.

— Précisément, dit Charlie. L’espèce hypothétique avait survécu. Elle était intelligente. Ses membres ne contrôleraient pas plus leur reproduction que nous, puisqu’un tel contrôle n’est pas nécessaire à la survie. Ainsi la sonde fut lancée dans la perspective que le peuple de cette étoile serait dans une phase d’effondrement quand elle y arriverait.

— Oui. » Ivan réfléchit un instant. « Ces Eddie le Fou ont placé des femelles enceintes de chaque caste à bord de la sonde. Les idiots !

— Reconnaissez-leur ce mérite : ils ont fait de leur mieux, dit Charlie. La sonde a dû être réglée pour éjecter les passagers dans le soleil à l’instant même où elle serait interpellée par les membres d’une civilisation pratiquant le voyage spatial. Si les étrangers hypothétiques étaient si avancés, ils y verraient non pas une tentative de s’emparer de leur planète, avec comme arme la voile solaire, mais ils y trouveraient une médiatrice chargée d’une mission pacifique. » Charlie s’arrêta pour réfléchir. « Une médiatrice morte accidentellement. La sonde aurait été programmée pour la tuer. Ainsi les étrangers n’en apprendraient que le moins possible. Vous êtes un maître : n’est-ce pas là ce que vous auriez fait ?

— Suis-je aussi Eddie le Fou, pour lancer la sonde ? La stratégie n’a pas marché. Maintenant il faut dire quelque chose à ces humains.

— Je suis d’avis de tout dire, dit Charlie. Que pouvons-nous faire d’autre ? Nous sommes pris à nos propres mensonges.

— Attendez », ordonna Ivan. Quelques secondes s’étaient écoulées, mais Jock avait recouvré ses esprits. Les humains les regardaient fixement et avec curiosité. « Nous devons dire quelque chose d’important. Hardy sait que nous sommes alarmés. Vrai ?

— Oui, gesticula Charlie.

— Quelle découverte aurait pu nous exciter ainsi ?

— Faites-moi confiance, dit Jock rapidement. Nous pouvons encore être sauvés. Ce sont des adorateurs des démons ! Nous vous avons dit que nous n’avions pas d’ennemis raciaux, et c’est vrai. Mais il y a une faction religieuse, secrète, qui fait des “démons du temps”, des dieux. Ses membres sont méchants et très dangereux. Ils ont dû s’emparer de la sonde avant que celle-ci ne quitte la ceinture des astéroïdes. En secret, peut-être…

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