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READ-E-BOOK » Космическая фантастика » La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]
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La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]

Электронная книга - «La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]». Краткое содержание книги:

D’un trou noir dans les profondeurs de l’espace a jailli un rayon de lumière rubis cent fois plus brillant que la Lune.
Était-ce l’Œil dans le Visage de Dieu ou le soleil sanglant de nos premiers visiteurs intergalactiques ?
La mission de l’astronef Mac Arthur est difficile. il doit rechercher et affronter un monde extra-terrestre où des êtres étranges et peu communicatifs défient toute biologie connue... où des créatures minuscules, à la fois savantes et idiotes, sont utilisées en guise d’armes redoutables... où des sourires rassurants dissimulent un secret planétaire dont l’utilisation aurait un effet dévastateur dans l’Univers.
« Surtout, en dit Frank Herbert, l’auteur célèbre de Dune et La Ruche d’Hellstrom, ce roman présente une approche nouvelle et brillante du problème fascinant de la première rencontre avec des extra-terrestres. »
« C’est peut-être, le meilleur roman de science-fiction que j’ai jamais lu », renchérit Robert Heinlein, l’un des maîtres les plus fameux du genre.
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— Cette médiatrice-là servait le maître de Jock, répondit Charlie. C’est cette dernière qui devrait vous en parler. Mais veuillez nous excuser, je dois raconter à l’ambassadeur ce que nous avons dit. » Charlie gazouilla.

« Jock, vous devez être très prudente. Nous avons acquis leur confiance. Ils n’attendent que les raisons de nous croire. Quand ils sont de l’humeur nécessaire, ces humains possèdent presque autant d’empathie que les médiateurs, mais ils peuvent changer instantanément.

— J’ai écouté, dit Ivan. Faites ce que pouvez pour rassurer ces humains. Si nous sommes jamais une seule fois hors de leur contrôle, nous leur serons très utiles à tous et nous deviendrons une nécessité économique pour de puissants groupes d’humains. »

« Elle pensait que la vérité vous bouleverserait, répondit Jock. Je ne suis pas sûre de ce qu’elle a dit. On n’en a pas parlé devant moi. Nous discutons rarement de sexualité et de reproduction au sein de nos groupes familiaux, et pratiquement jamais en dehors de ceux-ci. Vous devez comprendre combien un médiateur s’identifie à son Fyunch (clic). Dame Sally ne parle pas facilement des choses du sexe, ni ne se complaît à le faire. Sa médiatrice ressentait les mêmes émotions et savait que la stérilité des médiateurs aurait rendu Sally malheureuse, si elle l’avait appris… ce qui s’est d’ailleurs produit quand vous en avez eu connaissance. Bref, j’en parle, mais je ne suis sûre de rien : nous n’avons jamais pensé que cela fût important.

— Toutes ces réticences, dit Sally. Simplement pour m’épargner. Je suis heureuse que tout soit clair. »

La Granéenne haussa les épaules. « Malgré nos dons, il est inévitable que se produisent des malentendus entre deux espèces étrangères l’une à l’autre. Vous souvenez-vous de la porte des toilettes ?

— Oui. » Sally savait quelle serait la prochaine question de Ben Fowler. Elle parla rapidement afin qu’il ne pût reprendre. « Maintenant que tout cela est tiré au clair, que font donc vos maîtres quand ils ne désirent pas d’enfants à un moment donné ? » Elle sentit le sang lui monter à la tête et pensa que ses joues devaient s’empourprer. Le docteur Horvath lui jeta un regard curieux. Vieux lubrique, pensa-t-elle. Évidemment, je suis un peu injuste…

Durant un moment, les Granéens gazouillèrent. « L’abstinence est de rigueur, dit Jock. Nous avons aussi des méthodes chimiques et hormonales comme les vôtres. Souhaitez-vous que nous en discutions ici les mécanismes ?

— Je suis bien plus intéressé par vos méthodes incitatives, dit le sénateur Fowler d’un ton insistant. Qu’arrive-t-il aux maîtres, aux bruns ou à je ne sais qui, s’ils s’amusent à avoir des enfants tous les six mois ?

— Ne définiriez-vous pas cela comme une action plaçant l’indépendance au-dessus des intérêts de la race ? demanda Jock.

— Si.

— Nous aussi.

— Et c’est ainsi que débutent vos guerres, conclut Horvath. Sénateur, je pense que nous avons reçu les réponses à nos questions. Les Granéens contrôlent leur nombre. Quand un individu ne les suit pas, il se produit un conflit. Parfois cela mène à la guerre. En quoi est-ce différent des réalités humaines ? »

Benjamin Fowler éclata de rire. « Docteur, vous me demandez sans cesse de saisir votre point de vue, qui est fondé sur la morale. Vous ne voyez jamais le mien, qui ne l’est pas. Je n’ai jamais dit que la race humaine était supérieure aux Granéens… ni par la morale, ni par l’intelligence, ni de quelque autre manière. Je proclame seulement que c’est ma race et que je suis chargé de protéger ses intérêts. » Il se retourna vers les Granéens. « Maintenant que vous nous avez vus agir, continua Fowler, que pensez-vous de notre Empire ? »

Jock gloussa. « Sénateur, que voulez-vous que je réponde ? Nous sommes en votre pouvoir – nous trois et tout notre peuple. Vos vaisseaux de guerre ont le contrôle du point d’Eddie le Fou qui mène à notre système. Il est possible que vous puissiez nous exterminer et j’ai entendu sur votre tri-di des discours demandant très exactement cela…

— Personne d’important ne l’a dit, protesta Antoine Horvath, seulement des dingues et des fanatiques.

— Exact. Mais on en a parlé. Ainsi, quelle que soit ma réponse à la question du sénateur, ce sera ce que je crois qu’il veut entendre. Comment pourrait-il en être autrement ? »

« Bien dit, gazouilla Ivan. Les humains semblent respecter que l’on admette un fait contraire à ses propres intérêts. Dans le cas présent, ils le connaissaient inévitablement. Mais soyez prudentes.

— Faites confiance à mes dons, maître. Notez que la plupart d’entre eux se sont détendus. Seuls l’homme d’Église et l’officier nommé Renner sont insatisfaits. Le médiateur de l’empereur est maintenant indécis, alors que, quand nous sommes entrés ici, il était contre nous. »

Charlie : « J’ai peur. Ne vaudrait-il pas mieux tout leur dire, maintenant qu’ils en savent tant ? Combien de temps pourrons-nous dissimuler nos Cycles et nos schémas de reproduction ? Et comment ? Mon maître souhaite tout leur avouer…

— Restez coite et laissez Jock parler aux humains. Remettez à plus tard les questions qui vous opposent.

— Oui, maître. On m’a ordonné de vous obéir. Mais je crois encore que mon maître avait raison.

— Et s’il avait mal jugé les humains ? demanda Jock. Et si à leurs yeux nous représentions une menace pour leurs descendants ? Ne nous annihileraient-ils pas tout de suite ? Tant qu’ils en sont capables ?

— Silence. Parlez aux humains. »

« L’ambassadeur fait remarquer que l’Empire étant à la fois la plus puissante association d’humains et le groupe le plus proche de notre système, il est de notre intérêt d’être vos alliés, quelles que soient nos opinions.

— Et c’est bien vrai, acquiesça Sally. Oncle Ben, combien de temps cela va-t-il durer ? Nous avons ici les projets d’accord mis au point par nos économistes. Ne pourrions-nous pas travailler sur les détails ? »

Fowler n’était pas satisfait. Il le montrait par le serrement de ses mâchoires et la tension de ses épaules. Sans les Granéens, l’Empire était déjà turbulent. Mettez la technologie granéenne entre les mains des rebelles et des hors-la-loi et tout pourra arriver, pensait-il.

« Il existe bien un avant-projet, dit le sénateur. Avant de vous le soumettre, j’ai une autre proposition. Cela vous intéresserait-il d’entrer dans l’Empire ? Par exemple comme système membre, de classe Un ? Vous auriez l’autonomie gouvernementale, une représentation à Sparta et l’accès à la plupart des marchés impériaux.

— Nous y avons songé. Il faudrait du temps pour régler les détails…

— Non, affirma Fowler. C’est une des choses qui ne seraient pas nécessaires. Pardonnez-moi, mais nous n’avons pas l’intention de laisser vos ingénieurs inventer le champ Langston et construire une flotte de guerre. La première condition serait l’admission immédiate d’observateurs impériaux dans chaque endroit de votre système.

— Le désarmement sur la foi en vos bonnes intentions, dit Jock. Vous soumettriez-vous à de telles conditions ?

— On ne me l’a pas demandé, dit Ben. À vous, si. »

« J’avais bien dit qu’ils feraient cette proposition, gazouilla Charlie.

— Nous ne pouvons l’accepter, répondit Ivan. Nous serions à leur merci. Supposons que les humains soient sincères, supposons que l’Empire ne nous détruise pas après que notre vraie nature se sera révélée. Pouvons-nous penser que, dans quelques générations, l’Empire restera bienveillant ? C’est un risque inacceptable. Nous devons assurer la survie de la Race.

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