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READ-E-BOOK » Космическая фантастика » La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]
La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]

Электронная книга - «La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]». Краткое содержание книги:

D’un trou noir dans les profondeurs de l’espace a jailli un rayon de lumière rubis cent fois plus brillant que la Lune.
Était-ce l’Œil dans le Visage de Dieu ou le soleil sanglant de nos premiers visiteurs intergalactiques ?
La mission de l’astronef Mac Arthur est difficile. il doit rechercher et affronter un monde extra-terrestre où des êtres étranges et peu communicatifs défient toute biologie connue... où des créatures minuscules, à la fois savantes et idiotes, sont utilisées en guise d’armes redoutables... où des sourires rassurants dissimulent un secret planétaire dont l’utilisation aurait un effet dévastateur dans l’Univers.
« Surtout, en dit Frank Herbert, l’auteur célèbre de Dune et La Ruche d’Hellstrom, ce roman présente une approche nouvelle et brillante du problème fascinant de la première rencontre avec des extra-terrestres. »
« C’est peut-être, le meilleur roman de science-fiction que j’ai jamais lu », renchérit Robert Heinlein, l’un des maîtres les plus fameux du genre.
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— Nous l’ignorons. » La voix de Sally était très grave.

— Sur les statuettes, il n’y avait pas d’organes de reproduction et les seuls Granéens que l’expédition ait pu disséquer étaient un brun et des miniatures. Le brun était une femelle.

— J’ai vu les minis, dit Horowitz d’un air suffisant.

— Eh bien… Oui, admit Sally. Les testicules des minis mâles sont assez gros pour qu’on les voie…

— Proportionnellement, bien plus gros que ceux-là. Mais peu importe. Ces organes-ci n’auraient pas pu produire de sperme. Je l’ai prouvé. Ce pilote était stérile ! » Horowitz frappa le dos d’une de ses mains dans la paume de l’autre. « Stérile ! »

Sally étudia le Granéen éclaté. Elle est vraiment bouleversée, pensa Rod.

« Les Granéens sont d’abord mâles, puis deviennent femelles, marmonna Sally de façon presque inaudible. Celui-ci n’aurait-il pas pu être immature ?

— Un pilote ?

— Oui, bien sûr… » Elle soupira. « De toute façon, vous avez raison. Il a la taille d’un médiateur adulte. Pourrait-ce être un cas ?

— Ha ! Vous m’avez ri au nez quand j’ai suggéré que ce pourrait être une mutation ! Eh bien, ce n’en est pas une. Pendant que vous étiez partis pour votre petite excursion, ici, nous avons un peu travaillé. J’ai identifié les chromosomes et les systèmes de codage génétique responsables du développement sexuel. Cette créature était un hybride – stérile – de deux autres races qui, elles, sont fécondes. » Il triomphait.

« Ça cadre, dit Rod. Les Granéens ont dit à Renner que les médiateurs étaient des hybrides…

— Regardez », exigea Horowitz. Il alluma la vidéo et tapota sur un clavier. Des formes traversèrent l’écran. Les chromosomes granéens étaient des disques resserrés reliés par de minces lignes. Sur ces disques se trouvaient des bandes et des formes… et Sally et Horowitz parlaient un langage que Rod ne comprenait pas. Il les écouta d’une oreille, puis trouva une laborantine en train de préparer du café. La fille en offrit une tasse, l’autre assistant se joignit à eux et Rod se vit pressé de donner une foule d’informations sur les Granéens. À nouveau.

Une demi-heure plus tard, ils quittèrent l’université. Quoi que Horowitz ait dit, il avait convaincu Sally.

« Pourquoi es-tu si ennuyée, mon cœur ? demanda-t-il. Horowitz a raison. C’est logique que les médiatrices soient stériles. » Rod grimaça au souvenir d’Horowitz qui avait ajouté, fort à propos, qu’étant stériles les médiatrices ne seraient pas tentées par le népotisme.

« Mais ma Fyunch (clic) me l’aurait dit. J’en suis sûre. Nous avons bien parlé du sexe et de la reproduction et elle a dit…

— Quoi ?

— Je ne me souviens pas très bien. » Sally tira son ordinateur d’une poche et écrivit les symboles qui demandaient un rappel d’information. La machine bourdonna, puis changea de ton afin d’indiquer qu’elle utilisait le système radio de la voiture pour communiquer avec les banques de données du palais. « Je ne me souviens pas exactement quand elle l’a dit… » Elle griffonna autre chose. « J’aurais dû utiliser un meilleur système de références multiples quand j’ai classé la bande.

— Tu le retrouveras bien. Voilà le palais… Nous avons une réunion avec les Granéens, après le déjeuner. Pourquoi ne leur poserais-tu pas la question à ce moment-là ? »

Elle sourit.

« Tu rougis. »

Sally gloussa. « Tu te souviens quand les minis se sont accouplés ? C’était la première preuve que nous ayons eue d’un changement de sexe chez les Granéens adultes et j’ai couru vers le carré… Le docteur Horvath me prend toujours pour une sorte d’obsédée sexuelle !

— Tu veux que je le demande ?

— Oui, si je ne le fais pas. Mais, Rod, ma Fyunch (clic) ne m’aurait pas menti. Ce n’est pas possible. »

Ils déjeunèrent dans la salle à manger des cadres, et Rod commanda encore du cognac et du café. Il but et dit d’un air pensif : « Il y avait là un message…

— Ah ? As-tu parlé à M. Bury ?

— Seulement pour le remercier. Il est toujours l’hôte de la Flotte. Non, le message était le cadeau lui-même. Il me faisait savoir que Bury pouvait communiquer avec l’extérieur avant même que le Lénine soit entré en orbite. »

Elle parut choquée. « Tu as raison – pourquoi n’avons-nous pas…

— Trop occupés. Quand j’y ai enfin pensé, cela ne semblait pas assez important à signaler, alors je ne l’ai pas fait. Mais, Sally, la question est : quels autres messages a-t-il envoyés et pourquoi voulait-il que je l’en sache capable ? »

Elle secoua la tête. « Je préférerais tenter d’analyser les mobiles d’une race extra-terrestre plutôt que ceux de M. Bury. C’est un homme très étrange.

— Exact. Mais pas stupide. » Il se leva et aida Sally à quitter sa chaise. « C’est l’heure de la réunion. »

Celle-ci se déroulait dans les appartements des Granéens, au palais. Ce devait être une rencontre de travail et le sénateur Fowler occupait l’attention politique ailleurs afin que Rod et Sally puissent poser leurs questions.

« Je suis heureux que vous ayez coopté M. Renner en tant que conseiller, dit Sally à Rod alors qu’ils quittaient l’ascenseur. Il a un… eh bien, il porte un regard différent sur les Granéens.

— Différent. C’est bien le mot. » On avait aussi attaché d’autres membres de l’expédition auprès de Rod : l’aumônier Hardy, Sinclair et quelques scientifiques. Pourtant, avant que le sénateur Fowler ne se soit décidé sur la demande d’entrée à la commission du docteur Horvath, celui-ci ne leur était d’aucune utilité. Le ministre de la Science refuserait peut-être d’être subordonné aux commissaires.

À l’approche de Rod et Sally, les Marines gardant les quartiers granéens rectifièrent la position. « Tu vois. Tu t’inquiètes trop, dit Rod en répondant aux saluts. Les Granéens ne se sont pas plaints de la présence des gardes.

— Se plaindre ? Jock m’a dit que l’ambassadeur aimait en être entouré, dit Sally. J’imagine qu’il a un peu peur de nous. »

Rod haussa les épaules. « Ils regardent trop la télé. Dieu seul sait ce qu’ils pensent maintenant des humains. » Ils entrèrent au milieu d’une conversation animée.

« Évidemment, je n’attendais aucune preuve directe, insistait le père Hardy. Je ne m’attendais à rien, mais j’aurais été agréablement surpris de trouver du concret : un écrit, ou une religion analogue aux nôtres, quelque chose comme ça. Mais m’y attendre, non.

— Je me demande encore ce que vous pensez que vous auriez pu trouver, dit Charlie. Si j’avais pour mission de prouver que les humains ont une âme, je ne saurais pas par où commencer. »

Hardy haussa les épaules. « Moi non plus. Mais commençons par vos propres croyances : vous pensez avoir quelque chose ressemblant à une âme immortelle.

— Certains le pensent, d’autres non, dit Charlie. La plupart des maîtres le croient. De même qu’aux humains, il déplaît aux Granéens que leurs vies n’aient pas de finalité. Ou que celles-ci soient susceptibles de prendre fin un jour. Bonjour, Sally. Bonjour, Rod. Asseyez-vous, je vous prie.

— Merci. » Rod salua Jock et Ivan de la tête. Affalé sur le bord d’un divan, l’ambassadeur ressemblait à une interprétation surréaliste d’un chat angora. Le maître remua la main inférieure droite en un geste dont Rod avait appris qu’il signifiait à peu près : « Je vous vois. » Il existait manifestement d’autres gestes d’accueil, mais ils étaient réservés aux autres maîtres : des égaux, non des créatures avec lesquelles des médiatrices discutaient affaires.

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