Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
Dominium Mundi. Livre II - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Dominium Mundi. Livre II

Электронная книга - «Dominium Mundi. Livre II». Краткое содержание книги:

« Cette guerre pour laquelle il s’était engagé n’était pas une guerre de religion, ni même une simple guerre de conquête ou de colonisation, mais bel et bien une guerre d’extermination. »
1 ... 135 136 137 138 139 140 141 142 143 ... 194
Перейти на страницу:

« Les guerriers atamides comprennent-ils aisément les concepts humains ? interrogea Albéric. N’est-ce pas trop différent de tout ce qu’ils connaissent, de leurs pratiques militaires usuelles ?

— C’était ma plus grande crainte au début, répondit Tancrède en se frottant les joues d’un air fatigué. Heureusement, il n’en est rien. Comme les hommes, les Atamides possèdent de très grandes facultés d’adaptation. Par ailleurs, nous-mêmes apprenons beaucoup d’eux. Par exemple, l’origine de cette fameuse capacité de camouflage.

— Ils la doivent à leurs plumes, c’est ça ?

— Absolument. Au long des ères, certains Atamides ont perdu la capacité de voler comme les Yaze’ers et leurs plumes se sont atrophiées. Mais cette même évolution dont tu parlais tout à l’heure ne les a pas fait disparaître pour autant, elles se sont transformées afin de résister aux températures extrêmes qui règnent au ras du sol en devenant de plus en plus isothermes par polarisation de la lumière. Résultat, sous ces plumules, un Ata ne reçoit presque plus de chaleur et inversement, n’en émet pratiquement pas non plus. Ceci explique donc l’incapacité de nos détecteurs thermiques à les repérer pour peu qu’ils demeurent immobiles. Le contrôle de cette capacité polarisante leur permet de générer ce fameux camouflage optique qui nous a tant surpris au début. Pourtant, il n’est pas si efficace que cela. Un Ata polarisé reflète certes la plus grande partie son environnement, mais il ne devient pas pour autant totalement invisible. Un soldat attentif peut remarquer un Atamide camouflé sans trop de difficultés. Toutefois, les troupes modernes sont tellement habituées à surveiller en priorité leurs capteurs qu’elles en oublient d’observer le terrain.

— C’est fascinant », fit Albéric.

Liétaud songea qu’il y aurait beaucoup à dire sur tout ce qu’ils avaient appris depuis qu’ils fréquentaient les Atamides au quotidien. Ce qui l’avait le plus impressionné à titre personnel était sans aucun doute les fameux guerriers-archers Tar’sarus descendus des régions septentrionales d’Akya. Ces montagnes de muscles, qui souffraient de la chaleur équatoriale presque autant que les humains, tout en s’évertuant à ne pas le montrer, utilisaient des arcs d’une telle puissance que leur portée dépassait facilement le demi-kilomètre sans que leur précision en soit grandement affectée. Lorsque Liétaud, par pure bravade, avait voulu en essayer un, il n’avait même pas réussi à le bander. Après quoi, au lieu de lui montrer un quelconque mépris, les guerriers-archers avaient beaucoup ri avec lui et l’avaient aimablement félicité de sa tentative.

Liétaud s’était fait la réflexion qu’à condition d’abaisser la barrière du langage, il pourrait développer une forme d’amitié avec ce genre de personnages. En ce qui le concernait, Tancrède, lui, avait eu une idée un peu folle en découvrant ces colosses…

« De toute façon, fit Clotilde en interrompant les pensées de Liétaud, je suppose que le matériel dérobé dans l’embuscade des ORCA sera déterminant lors de la bataille, au moins autant que l’instruction militaire des Atas, non ?

— Non, détrompe-toi, répondit Liétaud à la place de Tancrède. Ce convoi contenait beaucoup de matériel précieux à nos yeux, mais très peu d’armes ou de munitions. Sur le plan technique, il permettra aux hackeurs d’augmenter considérablement leur force de frappe informatique – mais cela, tu le sais déjà bien sûr (il fit un clin d’œil à la jeune femme considérée par beaucoup d’inermes comme la meilleure hackeuse du groupe) – et il nous a permis de nous ravitailler dans beaucoup de domaines où les réserves commençaient à manquer, que ce soit aux cuisines ou à l’infirmerie. Nous avons aussi récupéré pas mal de matériel tactique non-offensif qui devrait nous permettre de mieux nous protéger. Au final, la partie véritablement offensive du chargement se réduisait à quelques centaines d’armes de poing ou des pièces de rechange pour exo.

— Je crois savoir qu’il y avait des roquettes à impulsion horizontale…

— Hum, oui, en effet. Ce n’était pas prévu, mais nous avons décidé de les garder. Elles sont en sécurité dans les cavernes. »

Lorsqu’ils avaient découvert cette partie inattendue du chargement, ils avaient hésité sur la conduite à tenir. Les bombes à impulsion horizontale sont des armes de destruction de masse qui transforment en bouillie tout ce qui se trouve dans un certain rayon autour de l’impact – ce rayon dépendant de la puissance du vecteur employé ; en l’occurrence, pour une roquette, il atteint environ cent cinquante mètres – et sur une faible hauteur ne dépassant jamais cinq pour cent du diamètre de l’impulsion proprement dite.

Bien que ce soit une arme d’une efficacité redoutable, personne, même les militaires les plus acharnés, ne le mettra jamais en œuvre à la légère. Bien que son utilisation mène souvent à la victoire, les cadavres qu’elle laisse derrière elle sont toujours si horriblement mutilés qu’elle en paraît beaucoup plus immorale que les autres. Un militaire qui respecte l’Art ancestral de la Guerre ne l’utilisera pas s’il peut l’éviter.

Si on peut l’éviter. Tout le dilemme qui avait saisi les voleurs d’orca résidait dans ces quatre mots. Certains avaient proposé de les jeter tout de suite au fond d’un gouffre, d’autres avaient argué qu’en ultime recours, elles feraient peut-être pencher la bataille de leur côté. Tancrède avait rétorqué que pour qu’elles fassent réellement pencher la bataille de leur côté, il en faudrait cent fois plus que les trente caisses de dix qu’ils avaient découvert. Néanmoins, en homme pratique qu’il était, il avait tout de même décidé de les conserver et de remettre à plus tard la décision de les utiliser ou pas.

« Je n’aime pas trop savoir qu’il a ces choses quelque part dans nos cavernes, fit Clotilde en frissonnant.

— Aucun de nous n’aime ça, ma chérie, dit Albéric en lui passant un bras autour des épaules. Mais je suis sûr que nous n’aurons pas besoin de nous en servir. »

Tout en s’étirant, les bras tendus vers l’arrière, Silvio demanda :

« Au fait, comment avez-vous obligé la colonne à descendre dans la faille ? »

— En faisant sauter le passage qu’ils devaient emprunter. Le tout était de faire en sorte que cela ressemble à un effondrement naturel, afin de ne pas éveiller leurs soupçons. »

Un instant de silence succéda à ces paroles qu’Albéric lui-même brisa en s’adressant à nouveau à Tancrède : « Tu as du avoir un sacré choc lors de l’embuscade en découvrant que Clorinde était là. »

Liétaud ne put s’empêcher de trouver qu’Albéric posait là une question un peu trop intime au vu du nombre de personnes qui écoutaient. Pourtant, Tancrède répondit sur un ton étonnamment détendu.

« Sur le coup, oui. Lorsque j’ai reconnu son exo sur mon HUD, j’ai failli renoncer. J’ai même proposé à Ok’ukonak, le chef guerrier qui me secondait, de prendre le commandement à ma place. Mais cette tête de mule a refusé tout net. Il a dû me trouver un peu trop sensible pour un chef militaire ! Alors, j’ai fait face comme j’ai pu. Pour être franc, la seule pensée que j’avais en tête en descendant vers elle était : coup de chance, je me suis rasé ce matin, au moins je ne ressemble pas à un homme des cavernes ! »

Tout le monde éclata de rire. Chacun était heureux pour Tancrède de constater qu’il commençait à prendre du recul sur sa douloureuse histoire avec l’Amazone italienne. Liétaud, lui, se contenta de sourire. Il avait compris que l’attitude neutre que son ex-lieutenant s’était construite au fil des mois sur cette question n’était qu’une façade, une politesse à l’égard des autres auxquels il ne voulait pas imposer son désespoir.

1 ... 135 136 137 138 139 140 141 142 143 ... 194
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)