Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
La Bible amusante - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La Bible amusante

Электронная книга - «La Bible amusante». Краткое содержание книги:

Donnant les citations textuelles de l’écriture sainte et reproduisant toutes les réfutations opposées par Voltaire, Fréret, lord Bolingbroke, Toland & autres critiques.
1 ... 130 131 132 133 134 135 136 137 138 ... 143
Перейти на страницу:

Quelle drôle de captivité tout de même! Voilà les Juifs, prisonniers de guerre, internés à Babylone, que l’autorité laisse se réunir en assemblée délibérante, en tribunal de haute justice, absolument comme s’ils étaient chez eux, à Jérusalem! On aurait cru plutôt que Suzanne, accusée d’adultère par deux magistrats babyloniens, allait être déférée aux juges ordinaires de Babylone, aux juges chaldéens institués par Nabuchodonosor; car l’épisode est du temps de la jeunesse de Daniel.

Tous les Juifs captifs à Babylone se réunirent donc à l’heure dite, en toute liberté. Suzanne comparut devant l’assemblée populaire. Les deux vieux juges babyloniens maintinrent leur accusation. Mettant chacun la main sur la tête de la femme à Joachim, ils jurèrent qu’ils l’avaient surprise dans le jardin, toute nue sous prétexte de bain, et faisant l’amour avec un jeune homme; celui-ci, disaient-ils, avait été plus fort qu’eux, ils n’avaient pu le retenir; voilà comment le complice de l’adultère avait réussi à s’échapper. Suzanne nia, sans dire toutefois pourquoi les deux vieux coquins portaient faux témoignage contre elle; mais elle adressa, à haute voix, une prière à Jéhovah, attestant qu’elle était injustement condamnée; car le peuple avait cru ses calomniateurs et avait délibéré qu’elle devait périr.

On allait donc mettre à exécution la sentence, lorsque le jeune Daniel, du milieu de la foule, demanda la parole, l’obtint, et se fit fort de prouver l’innocence de cette Suzanne, qu’il voyait pour la première fois. Sur son initiative, les deux accusateurs furent séparés. Alors, l’un d’eux fut de nouveau appelé, et Daniel commença son attrapage dans ces termes:

«O toi qui as vieilli dans une longue malice, maintenant sont venus à leur comble les péchés que tu commettais auparavant, en rendant des sentences injustes, condamnant les innocents et absolvant les coupables! Maintenant donc, si tu as vu cette femme en faute, dis sous quel arbre tu l’as surprise avec son amant? Il répondit: Sous un lentisque. Et Daniel lui dit: Vraiment tu as menti contre ta propre tête; car, voici le messager de Dieu qui, ayant reçu de lui l’arrêt, te coupera par le milieu!» (13:52-55)

On trouvera peut-être que Daniel, avant de traiter le premier faux témoin de menteur, aurait dû attendre la réponse contradictoire du second, puisque c’était uniquement cette contradiction qui devait prouver la calomnie des accusateurs.

Mais un jeune garçon qui devait plus tard lire sur un mur et traduire des mots n’appartenant à aucune langue humaine, n’était évidemment pas comme les autres hommes.

«Et Daniel, après avoir fait, retirer à part le premier vieillard, commanda qu’on amena l’autre, et lui dit: O vieux sperme de Canaan! la beauté de Juda a allumé tes convoitises. Voilà comment vous avez abusé des filles d’Israël, et, par peur de vous, elles ont souffert que vous entriez en elles; mais la fille de Juda, plus vaillante que les filles d’Israël, n’a point souffert votre iniquité! Maintenant donc, dis sous quel arbre tu as surpris cette femme avec son amant. Il répondit: Sous un chêne vert.» (13:56-58).

La cause était entendue, le faux témoignage était évident. Il est clair que les deux vieux magistrats babyloniens méritaient un châtiment exemplaire. Mais qui donc allait les juger? La Bible affirme que leur condamnation fut prononcée et exécutée par l’assemblée populaire des Juifs captifs!

«Alors, toute l’assemblée bénit Jéhovah à haute voix; et tous s’élevèrent contre les deux vieux juges, car Daniel les avait convaincus de faux témoignage par leur propre bouche. Et, leur appliquant la loi de Moïse, ils les traitèrent de même qu’ils avaient méchamment voulu faire traiter Suzanne; ils les mirent donc à mort, et ainsi le sang innocent fut sauvé ce jour-là.» (13:60-62)

En supposant cette histoire vraie, y compris l’exécution, il est certain que les deux vieux coquins ne l’avaient pas volée; mais, si indignes de pitié qu’ils fussent, il est non moins certain que le jugement de leur cas appartenait aux tribunaux babyloniens; c’est pourquoi cette conclusion suffit, à elle seule, pour prouver le mensonge du récit biblique. Il est inadmissible que les magistrats de Nabuchodonosor aient laissé juger et supplicier deux des leurs, même indiscutablement coupables, par une réunion de prisonniers de guerre, tenus en servitude; il est impossible que des Juifs, en état d’esclavage à Babylone, aient pu librement et publiquement appliquer la loi de Moïse à deux fonctionnaires de l’état babylonien, à deux personnages officiels qui étaient au nombre de leurs maîtres et oppresseurs. Et l’histoire de Suzanne et des deux vieillards est une de celles qui sont le plus facilement admises! L’art s’en est emparé pour la populariser; elle est une tradition respectée, à laquelle la multitude croit. Vraiment, dirons-nous, on ne lit pas assez la Bible; car la lire, c’est la mépriser et cesser d’y croire, tant les impostures qui la composent y sont maladroites à force de cynisme!

Au chapitre 14 et dernier du livre de Daniel, nous avons tout d’abord un mensonge historique flagrant:

«Le roi Astyage étant mort, Cyrus de Perse fut mis en possession de son royaume; et Daniel mangeait à la table du roi, qui lui accorda des honneurs plus qu’à tous ses meilleurs amis.» (v. 1)

Le lévite qui a écrit ce livre ne sait même pas qu’Astyage, roi de Médie, mort en 559, dont la fille Mandane fut mère de Cyrus, laissa un fils, Cyaxare II, qui lui succéda et régna vingt-trois ans; ce lévite ignore que c’est seulement à la mort de Cyaxare (536), que Cyrus, qui était à la fois son neveu et son gendre, eut en héritage cette couronne de Médie qu’il réunit à la couronne de Perse, Cyaxare II n’ayant laissé aucun enfant mâle. Débutant donc par une si forte blague, ce chapitre promet.

C’est là que nous apprenons que Cyrus adorait à Babylone une idole, nommée Bel; de nombreux commentateurs y voient encore Baal. Or, les prêtres de Bel ou Baal prétendaient que leur idole dévorait pendant la nuit tous les mets que les fidèles déposaient sur son autel durant la journée. La Bible veut nous faire croire que Cyrus avait la naïveté d’avaler une bourde de calibre-là, et qu’il essayait même de convaincre Danieclass="underline"

«Quoique l’idole Bel soit en terre recouverte de cuivre, disait-il, c’est un dieu parfaitement vivant, puisqu’il mange et boit tous les jours.» (v. 5)

Daniel, ayant pitié de la jobarderie de Cyrus, le décida à tenter une épreuve. Des viandes et du vin furent apportés comme à l’ordinaire sur l’autel de Bel, et l’on fit retirer les sacrificateurs; puis, Daniel, en présence du roi seul, répandit de la cendre sur le sol; après quoi, le roi et lui s’en allèrent, et Cyrus eut soin de poser son cachet sur toutes les portes. Mais les prêtres avaient une trappe au-dessous de l’autel; ils vinrent donc la nuit par cette entrée secrète et emportèrent tous les vivres pour les boulotter en famille. Le lendemain, la fraude fut aisément démontrée par les traces de pas sur la cendre. Cyrus entra dans une colère bleue, en voyant qu’il avait été si longtemps dupé; il fit massacrer tous les sacrificateurs de Bel, leurs femmes et leurs enfants, et donna l’idole à Daniel, qui la détruisit avec son temple.

1 ... 130 131 132 133 134 135 136 137 138 ... 143
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)