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READ-E-BOOK » Космическая фантастика » La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]
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La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]

Электронная книга - «La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]». Краткое содержание книги:

D’un trou noir dans les profondeurs de l’espace a jailli un rayon de lumière rubis cent fois plus brillant que la Lune.
Était-ce l’Œil dans le Visage de Dieu ou le soleil sanglant de nos premiers visiteurs intergalactiques ?
La mission de l’astronef Mac Arthur est difficile. il doit rechercher et affronter un monde extra-terrestre où des êtres étranges et peu communicatifs défient toute biologie connue... où des créatures minuscules, à la fois savantes et idiotes, sont utilisées en guise d’armes redoutables... où des sourires rassurants dissimulent un secret planétaire dont l’utilisation aurait un effet dévastateur dans l’Univers.
« Surtout, en dit Frank Herbert, l’auteur célèbre de Dune et La Ruche d’Hellstrom, ce roman présente une approche nouvelle et brillante du problème fascinant de la première rencontre avec des extra-terrestres. »
« C’est peut-être, le meilleur roman de science-fiction que j’ai jamais lu », renchérit Robert Heinlein, l’un des maîtres les plus fameux du genre.
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— L’astrogation granéenne est aussi efficace que cela ? demanda Mikhailov, incrédule.

— Oui. Ça va vous rendre fou, mais ils en sont capables. Partez du principe que leur accélération est constante.

— Il y a un autre vaisseau qui approche du même point », dit Kutuzov. Il passa la main derrière Mikhailov pour régler les écrans de contrôle de la passerelle, et des vecteurs apparurent devant ses yeux. « Il y arrivera bien après que nous en serons repartis.

— Vaisseau-citerne, affirma Renner. Je suis prêt à vous parier ce que vous voudrez que l’astronef-ambassade est léger, transparent et si manifestement inoffensif que personne ne pourrait le soupçonner de quoi que ce soit, amiral.

— Vous voulez dire, pas même moi », dit Kutuzov. Renner vit qu’aucun sourire n’accompagnait ces mots. « Je vous remercie, Renner. Continuez à assister le capitaine Mikhailov. »

Ils avaient laissé les points troyens derrière eux. Tous les scientifiques présents à bord avaient réclamé les télescopes du Lénine pour observer les astéroïdes et l’amiral n’avait pas fait d’objection. On ne savait pas si c’était parce qu’il craignait une attaque de dernière minute, partie de ces planétoïdes, ou s’il partageait avec les civils le vœu de tout savoir des Granéens, mais Buckman et les autres en profitèrent.

Buckman se désintéressa rapidement des astéroïdes qui étaient porteurs d’une dense population et dont on avait créé l’orbite. Ils ne valaient rien du tout. Ce point de vue n’était pas partagé par les autres civils. Ils observèrent la flamme des propulseurs granéens, mesurèrent les flux de neutrinos produits par les centrales énergétiques, découvrirent des émissions lumineuses qui présentaient un spectre sombre autour de la bande verte de la chlorophylle et s’interrogèrent. La seule conclusion possible, c’était qu’il existait là d’énormes cultures sous dôme. Sur chaque rocher assez gros pour qu’on l’aperçoive, on trouvait le cratère unique caractéristique, prouvant que l’astéroïde n’était pas venu là tout seul.

À une occasion, pourtant, Buckman retrouva son enthousiasme. Pour faire plaisir à Horvath, il examinait les orbites des planétoïdes. Soudain, il resta bouche bée. Puis il tapa fiévreusement sur les touches de l’ordinateur et attendit le résultat. « Incroyable, dit-il.

— Quoi donc ? demanda patiemment Horvath.

— La “Ruche de pierre” était froide.

— Oui. » Horvath avait l’habitude de lui tirer les vers du nez.

« Vous pouvez partir du principe que les autres astéroïdes le sont aussi. Je le crois. Ces orbites sont parfaites – vous pouvez les projeter en avant ou en arrière aussi loin que vous voudrez, il n’y aura jamais de collision. Ces choses sont là-haut depuis très longtemps. »

Horvath s’en alla, soliloquant. Mais quel âge avait donc cette civilisation astéroïdienne ? Buckman raisonnait sur des périodes longues comme la durée de vie d’une étoile ! Pas étonnant que la « Ruche » ait été froide : les Granéens n’effectuaient aucune correction d’orbite. Ils se contentaient de placer leurs planétoïdes là où ils voulaient qu’ils soient…

Bien, pensa-t-il, il est temps de retourner au vaisseau granéen. Nous devrons bientôt l’abandonner – je me demande si Blaine se montre persuasif.

À ce moment-là, Rod et Sally se trouvaient en réunion avec l’amiral. Ils étaient sur la passerelle : pour autant que Rod ait pu le savoir, seul l’amiral et son steward avaient déjà vu l’intérieur de la cabine de Kutuzov. Peut-être même l’amiral ne le connaissait-il pas, vu qu’il semblait se trouver sans cesse sur sa passerelle à surveiller les écrans et à attendre le premier signe de traîtrise des Granéens.

« C’est dommage, disait Kutuzov. Ce vaisseau nous serait très précieux. Mais nous ne pouvons pas risquer de le prendre à bord. Il est plein de mécanismes dont on ignore la fonction. Et nous allons avoir des Granéens ici pour s’en servir… » Kutuzov frissonna.

« Oui, amiral », fit affablement Rod. Il doutait que le vaisseau offert pas les Granéens fût dangereux, mais il contenait effectivement des appareils que même Sinclair ne comprenait pas. « Je pensais à certains des produits manufacturés. De petites choses. Les statuettes qui plaisent tant au père Hardy, par exemple. Nous pourrions tout sceller dans du plastique, puis tout enfermer dans des conteneurs d’acier que nous arrimerions sur la coque à l’intérieur du champ Langston. Si les Granéens ont quoi que ce soit qui puisse nous nuire malgré ces précautions, nous ferions peut-être bien de ne pas rentrer chez nous.

— Hum. » L’amiral se lissa la barbe. « Vous pensez que ces objets ont une valeur ?

— Oui, amiral. » Quand Kutuzov parlait de valeur, il entendait le mot différemment de Sally et Horvath. « Plus nous en saurons sur la technologie de Grana, meilleures seront les estimations que Cargill et moi pourrons établir de ce que nous affrontons.

— Da. Capitaine, j’aimerais avoir votre opinion profonde. Que pensez-vous des Granéens ? »

Sally dut faire un effort pour se contrôler. Elle se demanda ce qu’allait dire Rod. Il était en train de prouver qu’il était un véritable génie quand il s’agissait de manœuvrer l’amiral.

Rod haussa les épaules. « Je suis d’accord à la fois avec vous et avec le docteur Horvath, amiral. » Kutuzov écarquilla les yeux et Rod se hâta d’ajouter : « Les Granéens constituent peut-être le plus grand péril potentiel que nous ayons jamais rencontré, ou bien la plus belle occasion de progresser qui nous ait jamais été donnée. Ou les deux à la fois. De toute façon, plus nous en saurons sur eux, mieux cela vaudra – à condition que nous prenions nos précautions.

— Oui. Capitaine, j’attache un grand prix à votre opinion. Si je donne ma permission, voudrez-vous assumer la responsabilité personnelle de la neutralisation des produits granéens tirés du vaisseau ? Je veux plus que de l’obéissance. Je vous demande votre coopération et votre parole que vous ne prendrez aucun risque. »

Ça ne va pas me rendre très aimé d’Horvath, pensa Rod. Au début, le ministre de la Science sera content de pouvoir prendre n’importe quoi. Mais avant longtemps, il exigera une chose dont je ne pourrai être sûr. « Oui, amiral. Je vais me transporter sur place et m’en occuper personnellement. Euh… j’aurais besoin de mademoiselle Fowler. »

Kutuzov plissa les paupières. « Bah. Vous serez responsable de sa sécurité.

— Bien sûr.

— Très bien, allez-y. » Tandis que Rod et Sally quittaient la passerelle, le commandant Borman jeta un regard étonné à son amiral. Il se demanda s’il avait vu une esquisse de sourire. Non. Bien sûr que non. C’était tout simplement impossible.

Si un officier de grade plus élevé que Blaine s’était trouvé là, Kutuzov se serait peut-être expliqué. Mais il n’allait pas discuter d’un capitaine – et futur marquis – avec Borman. Pourtant il aurait pu dire : « Je veux bien risquer la vie de mademoiselle Fowler pour rendre Blaine plus actif. Quand il ne rumine pas, il est un bon officier. » Kutuzov ne quittait peut-être jamais sa passerelle, mais veiller au moral de ses officiers était un de ses devoirs. Et, comme tous ses devoirs, il le prenait très au sérieux.

Comme prévu les conflits d’opinion apparurent immédiatement. Horvath voulait tout et pensait que Rod avait simplement bluffé l’amiral. Quand il découvrit que Blaine entendait tenir sa promesse, leur lune de miel prit fin. Il était entre les pleurs et la rage quand les hommes de Blaine commencèrent à démonter le vaisseau offert par les Granéens, à éventrer des mécanismes délicats – coupant parfois au hasard pour le cas où les Granéens auraient prévu ce que feraient les hommes – et à emballer le tout dans des bacs en plastique.

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