Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Космическая фантастика » La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]
La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]

Электронная книга - «La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]». Краткое содержание книги:

D’un trou noir dans les profondeurs de l’espace a jailli un rayon de lumière rubis cent fois plus brillant que la Lune.
Était-ce l’Œil dans le Visage de Dieu ou le soleil sanglant de nos premiers visiteurs intergalactiques ?
La mission de l’astronef Mac Arthur est difficile. il doit rechercher et affronter un monde extra-terrestre où des êtres étranges et peu communicatifs défient toute biologie connue... où des créatures minuscules, à la fois savantes et idiotes, sont utilisées en guise d’armes redoutables... où des sourires rassurants dissimulent un secret planétaire dont l’utilisation aurait un effet dévastateur dans l’Univers.
« Surtout, en dit Frank Herbert, l’auteur célèbre de Dune et La Ruche d’Hellstrom, ce roman présente une approche nouvelle et brillante du problème fascinant de la première rencontre avec des extra-terrestres. »
« C’est peut-être, le meilleur roman de science-fiction que j’ai jamais lu », renchérit Robert Heinlein, l’un des maîtres les plus fameux du genre.
1 ... 125 126 127 128 129 130 131 132 133 ... 172
Перейти на страницу:

— Bon Dieu ! explosa Horvath. Croyez-vous donc qu’ils vont nous convaincre de leur donner le Lénine ?

— Pouvez-vous avoir la certitude qu’ils en sont incapables ? La certitude, docteur ? »

David Hardy s’éclaircit la gorge. Tous les regards se tournèrent vers lui et l’aumônier parut être gêné. Puis il sourit. « J’ai toujours su que l’étude des classiques avait une valeur pratique. Quelqu’un parmi vous connaît-il La République, de Platon ? Non, bien évidemment non. Eh bien, dès la première page, Socrate, censé être l’homme le plus persuasif ayant jamais vécu, se voit proposer par ses amis de passer la nuit avec eux, soit de son plein gré, soit sous leur contrainte. Socrate, raisonnable, demande s’il n’existe pas une alternative – ne peut-il pas les persuader de le laisser rentrer chez lui ? La réponse, bien sûr, est qu’il en sera incapable parce que ses amis ne l’écouteront pas. »

Il y eut un court silence.

« Oh, dit Sally. Bien sûr. Si les Granéens ne rencontrent jamais l’amiral Kutuzov, ou le capitaine Mikhailov – ou quiconque appartenant à l’équipage du Lénine – comment pourront-ils les convaincre de quoi que ce soit ? Monsieur Bury vous ne pensez tout de même pas qu’ils pourraient pousser l’équipage du Mac-Arthur à se mutiner ? »

Bury haussa les épaules. « Madame, avec tout le respect qui vous est dû, je me demande si vous avez pensé à ce que les Granéens ont à offrir ? Plus de richesse qu’il n’en existe dans l’Empire. On a déjà corrompu des hommes à moins cher… »

Vous l’avez fait vous-même, pensa Sally.

« S’ils sont aussi forts que cela, pourquoi ne l’ont-ils pas déjà fait ? » La voix de Kevin Renner était presque moqueuse, frisant l’insubordination. Avec le terme de son contrat militaire tout proche – en fait dès l’arrivée à la Néo-Écosse – Renner pouvait se permettre toute action qui ne lui attirerait pas une inculpation officielle.

« Il est possible qu’ils n’en aient pas encore eu besoin, dit Bury.

— Ou plus probablement, ils en sont incapables, rétorqua Renner. Et s’ils savent lire les pensées, ils ont déjà en poche tous nos secrets. Ils se sont frottés à Sinclair, qui sait réparer tout ce que la Flotte possède – ils avaient attaché une Fyunch (clic) à Messire Blaine, qui est forcé de connaître tous les secrets politiques.

— Ils n’ont jamais eu de contact direct avec le capitaine Blaine, lui rappela Bury.

— Non, mais ils ont eu mademoiselle Fowler entre les mains tout le temps voulu. » Renner rit d’une plaisanterie toute personnelle, « Elle doit en savoir plus sur la politique impériale que la plupart d’entre nous. Monsieur Bury, les Granéens sont forts. Mais pas si forts que cela, au jeu de la persuasion et de la télépathie.

— J’aurais tendance à être d’accord avec monsieur Renner, ajouta Hardy. Bien que les précautions suggérées par mademoiselle Fowler soient certainement à mettre en œuvre. C’est-à-dire de restreindre les contacts avec les extra-terrestres à quelques personnes seulement : moi-même, par exemple. Je doute qu’ils réussissent à me corrompre et, s’ils y arrivaient, je ne possède aucun titre de commandement. Ou monsieur Bury, s’il accepte. Et non pas, suggérerais-je, le docteur Horvath ou quelque scientifique qui ait accès à des équipements complexes, ni les matelots du corps des Marines sauf sous surveillance à la fois directe et par vidéo. Cela ne plaira peut-être pas aux Granéens, mais je pense que le Lénine courrait peu de risques.

— Hum. Eh bien, monsieur Bury ? demanda Kutuzov.

— Mais… je vous dis qu’ils sont dangereux. Leurs capacités technologiques sont incroyables. Par Allah le miséricordieux, qui sait ce qu’ils sauront construire à partir d’objets inoffensifs ? Des armes, de l’équipement de communication, du matériel pour s’évader ? » Les manières pondérées de Bury s’étaient envolées et il luttait pour retrouver son calme.

« Je retire la suggestion selon laquelle monsieur Bury se verrait confier le droit de voir les Granéens, dit doucement Hardy. Je doute qu’ils survivent à l’expérience. Toutes mes excuses, Votre Excellence. »

Bury marmonna en arabe et se souvint, mais un peu tard, que Hardy était un linguiste.

« Oh, sûrement pas, dit Hardy, avec un sourire. Je connais ma généalogie bien mieux que ça.

— Je vois, amiral, dit Bury, que je ne me suis pas montré assez persuasif. J’en suis désolé car, pour une fois, je n’ai d’autre motif que le bien de l’Empire. Si seul le profit m’intéressait… je comprends très bien quel potentiel commercial et quelles richesses on pourrait tirer des Granéens. Mais je les considère comme le plus grand péril que la race humaine ait jamais rencontré.

— Da, dit Kutuzov d’un air décidé. Ce sur quoi nous pouvons être d’accord si nous ajoutons un mot, Votre Excellence : péril potentiel. Nous envisageons ici le risque le plus faible. Et à moins que le Lénine soit en danger, je suis maintenant convaincu que le moindre risque serait de transporter ces ambassadeurs dans les conditions suggérées par le père Hardy. Docteur Horvath, vous êtes d’accord ?

— Si c’est là le seul moyen de les emmener avec nous, alors : oui. Je trouve qu’il est honteux de les traiter de la sorte…

— Bah. Capitaine Blaine. Êtes-vous d’accord ? »

Blaine se frotta l’arête du nez. « Oui, amiral. Les prendre à bord serait le moindre risque… si les Granéens représentent une menace, nous ne pouvons le prouver. Nous pourrons peut-être apprendre quelque chose de leurs ambassadeurs.

— Madame ?

— Je suis d’accord avec le docteur Horvath…

— Je vous remercie. » Kutuzov avait l’air de ressentir une vive émotion. Son visage se crispa douloureusement. « Capitaine Mikhailov. Vous allez préparer un lieu de confinement pour les Granéens. Vous leur direz qu’il y a une épidémie à bord, mais vous ferez en sorte qu’ils ne puissent s’évader. Vous informerez les Granéens que nous embarquons leurs ambassadeurs. Mais il est possible qu’ils ne veuillent plus venir quand ils connaîtront nos conditions. Pas d’outils. Pas d’armes. Des bagages qui seront inspectés et mis sous scellés et qui leur seront inaccessibles durant le voyage. Pas de minis ou de membres des castes inférieures, seulement des ambassadeurs. Donnez-leur les raisons qui vous plairont, mais ces conditions seront immuables. » Il se leva avec brusquerie.

« Et le vaisseau qu’ils nous ont offert, amiral ? demanda Horvath. Pouvons-nous prendre… » Il laissa sa voix s’éteindre… car il n’y avait plus personne à qui s’adresser. L’amiral avait disparu de la salle à manger d’apparat.

45. Le saut d’Eddie le Fou

Kutuzov l’appelait point Alderson. Les réfugiés du Mac-Arthur avaient tendance à dire : point d’Eddie le Fou et certains hommes du Lénine en prenaient eux aussi l’habitude. Il se situait au-dessus du plan de l’écliptique du système du Grain et aurait dû être difficile à trouver. Mais, cette fois-ci, cela ne poserait aucun problème.

« Contentez-vous de prolonger la route du vaisseau granéen jusqu’à ce qu’elle coupe la ligne droite qui relie le Grain de l’Œil de Murcheson, dit Renner au capitaine Mikhailov. Vous serez bien assez près, capitaine.

1 ... 125 126 127 128 129 130 131 132 133 ... 172
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)