Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Le vaisseau des Voyageurs [The Harvest - fr]
Le vaisseau des Voyageurs [The Harvest - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le vaisseau des Voyageurs [The Harvest - fr]

Электронная книга - «Le vaisseau des Voyageurs [The Harvest - fr]». Краткое содержание книги:

Il est là, au-dessus d’eux depuis un an, ombre menaçante, sourde et muette. Tous attendent un signe, un message de ses occupants. Vont-ils envahir la Terre, sont-ils bienveillants ou hostiles ? Nul ne le sait. Le vaisseau ne part pas, et les Voyageurs se taisent…
Jusqu’à cette étrange nuit. La nuit du rêve. On apprend alors pourquoi ils sont venus. Ils proposent aux hommes ce que seuls les dieux possèdent : l’éternité.
L’éternité… mais à quel prix ? Il n’y en a qu’un sur dix mille pour s’interroger. Et refuser. Matt Wheeler, par exemple. Qui voit ses collègues, ses amis, et jusqu’à sa propre fille, se transformer en êtres qui ne sont plus tout à fait humains.
Résister ? Mais comment ? Comment sauver l’humanité ?
1 ... 110 111 112 113 114 115 116 117 118 ... 121
Перейти на страницу:

Il utilisa le sachet de plastique du coton pour couvrir la blessure. Il était urgent de fermer cette ouverture, et le sachet était relativement propre, relativement hermétique quand il l’appliqua avec du ruban adhésif chirurgical. Il la souleva ensuite, la redressa en position mi-assise, le corps penché sur la blessure, de sorte que sa respiration devint un peu moins malaisée. Sa tête roula sur le côté.

Il fallait qu’il l’empêche de perdre trop de sang, et qu’il la conduise dans un hôpital. Et même là, avec tout l’équipement moderne à sa disposition, il n’était pas certain de pouvoir opérer seul. Il lui faudrait sans doute extraire la balle.

Il releva les yeux vers Tyler.

Les paupières du colonel devenaient lourdes. Ses lèvres bougeaient ; il parlait, sans bruit. À qui ?

Matt regarda la main de Tyler retomber ; le revolver était désormais pointé vers le sol. Sa bouche restait béante, ses yeux clos. Matt reporta son attention sur Beth.

Il aurait besoin d’une civière de fortune, et d’un véhicule rapide pour la transporter au plus proche hôpital. Où ? À Laramie ? À Cheyenne ?

Il se tourna et s’avança vers la porte…

Il ne fut pas le seul à bouger. Sous les yeux ébahis de Matt, le colonel se leva, lui aussi. Tel Neptune émergeant des eaux tumultueuses, il sortit du vieux fauteuil de Vince Connor. Regard halluciné, pupilles dilatées. Auréolé d’un halo spectral de lumière bleutée.

— Ce n’était pas un antibiotique, dit-il.

Non. C’était de la morphine, peut-être assez pour le terrasser, en tout cas suffisamment pour l’endormir. Par quel miracle de volonté diabolique parvenait-il à résister aussi longtemps ?

La main valide de Tyler, toujours serrée sur la crosse du revolver, se souleva.

Je vais mourir ici, songea Matt. Dans cette maison inconnue. Au milieu de nulle part. Par la folie d’un homme.

Et puis une expression de surprise passa sur le visage de Tyler qui tourna soudain la tête et vomit sur le bureau de Vince Connor.

Matt s’allongea par terre. Il n’avait besoin que de quelques secondes de plus, assez pour laisser la drogue agir. Il roula dans le coin de la pièce, renversant une lampe.

Au bruit, Tyler se retourna.

Le revolver suivit le mouvement.

Au même instant, la porte s’ouvrit à toute volée.

Tom Kindle s’encadra sur le seuil, le canon de son fusil balayant la pièce.

Tyler se tourna vers lui.

Kindle tira.

Tyler tira.

Les deux détonations, dans cet espace réduit, furent assourdissantes. Même Beth, du fond de son inconscience, réagit par un léger sursaut.

Kindle poussa un cri et disparut dans le couloir.

Le colonel Tyler tomba, mais en silence, la balle de Tom Kindle logée en plein cœur.

John ! s’exclama Sissy au moment où il s’affaissait.

C’était la première fois qu’elle l’appelait par son prénom. La première fois depuis qu’il était enfant.

Tyler la regarda alors que la vie le quittait, emportée par un puissant soupir. C’était comme s’il avait retenu son souffle depuis cinquante-deux ans ; sa respiration était sa vie, et il venait de la laisser s’échapper de ses lèvres.

John, dit-elle, d’une voix de plus en plus faible. Maintenant tu peux de nouveau venir vivre avec moi.

C’est fini, songea Matt. Les mots se répercutaient dans sa tête. Il venait de vivre des moments horribles, et il fallait désormais s’occuper de Beth, et de Kindle dans le couloir. Au moins Tyler était mort. Le responsable du carnage n’était plus.

C’est fini.

Il avait dû prononcer les mots à haute voix en se penchant sur Tom Kindle, qui avait reçu la balle dans le mollet de sa mauvaise jambe.

— Non, Matthew, dit-il à travers ses dents serrées. C’est loin d’être fini.

Matt banda sommairement la blessure.

— Que voulez-vous dire, Tom ?

— Vous êtes aveugle, ou quoi ? Il fait aussi jour qu’en plein midi, dehors. 2 heures du matin et on y voit clair ! Et le bruit ! Crénom, Matthew, vous êtes devenu sourd, en plus ?

Pas sourd. Distrait, tout au plus.

Il l’entendait, maintenant, ce bruit. Un distant grondement.

Porté par le vent. Et par la Terre. Les entrailles de la Terre.

La maison commença à trembler.

Le Vaisseau-Home quittait la planète Terre.

37

Ascension

Du seuil de la caravane de Bob Ganish, Abby pouvait voir la maison – la fenêtre sombre où le colonel Tyler tenait Matt en otage – et, au-delà, sur l’horizon, le disque du nouveau vaisseau, lumineux comme un gigantesque projecteur.

Paul Jacopetti, après avoir pris un propanolol, reposait sur la couchette. Ganish et Makepeace étaient assis, nerveux, à la table de la kitchenette. Ils avaient protesté contre cette consigne, mais pas trop fort. Après tout, l’ordre venait de Tyler, dont ils étaient les électeurs. Ils semblaient compter sur le fait que leur docilité leur vaudrait d’être dans les petits papiers du colonel une fois que tout serait terminé.

— On ne sait pas ce qui se passe réellement, argumenta Makepeace. Tout jugement serait donc prématuré.

Crétin, songea Abby.

Elle s’inquiétait pour Matt, et pour Miriam, curieusement amaigrie, et pour Tom, aussi, dissimulé dans l’ombre avec son fusil de chasse. Mais son regard ne cessait de revenir sur le vaisseau. Elle s’était habituée à sa présence au point d’en oublier son caractère extraordinaire. Elle avait un vaisseau spatial sous les yeux, rond comme une boule de billard, gros comme une montagne. Un vaisseau accroché à la Terre comme une tique sur le dos d’un chien. Qui s’était nourri de cette Terre et rempli d’humanité. Et maintenant, rassasié, il s’apprêtait à partir.

Sa luminosité devenait trop intense pour le regard.

Abby, la main en visière, se tenait sur le seuil de la caravane. Elle guettait. D’autres coups de feu, ou la libération de Matt. Ou l’arrivée du colonel Tyler. Ou la fin du monde. Avec cette étrange lumière bleue illuminant la prairie, on pouvait s’attendre à tout.

— Vous n’entendez pas quelque chose de bizarre ? demanda Bob Ganish.

L’ex-vendeur de voitures se tordait le cou pour écouter.

Chuck Makepeace, renfrogné, interrompit une seconde sa réussite.

— Non.

— On dirait un roulement de tambour, dit Ganish. Ou un gros camion qui passe. Vous n’entendez vraiment rien ?

Abby pressa sa joue contre la vitre froide et éprouva une nouvelle vague de cette peur qui ne l’avait pas quittée depuis le matin.

— Moi, j’entends, dit-elle.

Faible mais distinct, le bruit évoquait un distant orage, ou le tir d’artillerie d’une lointaine guerre.

Et puis ce fut comme si les canons se rapprochaient, comme si les engins blindés déferlaient sur les champs avoisinants. La caravane commença à se balancer, à tanguer.

Abby se plaqua contre la porte. Jacopetti, du fond de sa couchette, se mit à marmonner des mots incompréhensibles, toujours les mêmes, qu’il répétait inlassablement comme une litanie, mais qui se perdaient dans le grondement de plus en plus puissant. Abby essaya de lire sur ses lèvres. Mais il ne lui parlait pas, il ne parlait à personne en particulier. Il parlait peut-être à Dieu, songea-t-elle. Son regard était fou, paniqué. Tremblement de terre ! répétait-il.

Chuck Makepeace tomba par terre, entraînant la table dans sa chute. Les cartes virevoltèrent comme des oiseaux effarouchés. Bob Ganish promena un regard ahuri autour de lui avant de s’accroupir contre la cloison, les bras repliés sur la tête. Il avait stocké à peu près tout ce qu’il était possible de trouver, et le sol se retrouva soudain jonché de boîtes de conserve, de bouteilles, de paquets de sucre et de café.

1 ... 110 111 112 113 114 115 116 117 118 ... 121
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)