Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
Dominium Mundi. Livre I - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Dominium Mundi. Livre I

Электронная книга - «Dominium Mundi. Livre I». Краткое содержание книги:

2202. Né des cendres d’une conflagration planétaire, l’Empire Chrétien Moderne règne sur une Terre ravagée et irradiée. Urbain IX, pape tout puissant et restaurateur du Dominium Mundi, y gouverne d’une main de fer ses peuples revenus à un mode de vie médiéval.Sous son impulsion, un vaisseau colonisateur est envoyé vers une planète d’Alpha du Centaure, dans l’espoir d’y trouver de nouveaux territoires pour l’humanité. Lorsque les passagers l’abordent, ils ont la surprise d’y découvrir un peuple, les Atamides. Le choc est grand. Mais ce n’est rien en comparaison d’une découverte encore plus bouleversante : le véritable tombeau du Christ ! Guidés par leur foi inébranlable, les missionnaires tentent de s’en emparer, en vain. Les indigènes les massacrent.Sur Terre, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre. Deux ans plus tard Urbain IX achève d’armer un gigantesque vaisseau, le St-Michel, capable d’abriter un million d hommes. Pour Tancrède de Tarente, le Méta-guerrier héros des champs de bataille, et Albéric Villejust, le génie de l’Infocosme enrôlé de force, débutera une croisade sanglante vers une nouvelle Jérusalem… Les événements feront-ils bégayer l’Histoire ?
1 ... 103 104 105 106 107 108 109 110 111 ... 145
Перейти на страницу:
* * *

Tancrède, adossé à un mur, patientait depuis près d’une heure devant la longue façade du Central-Charité.

À 22 h passées, les artères du navire étaient calmes et presque vides, sauf en certains points névralgiques où l’activité ne diminuait pratiquement jamais, comme ici, au « Central ». Des ambulances et autres véhicules d’urgence entraient et sortaient sans arrêt, sirènes hurlantes et gyrophares allumés, des blessés arrivaient de toutes parts et des malades, lassés des cours intérieures, déambulaient le long de la façade parmi la foule hétéroclite formée par les personnels de service ou les simples visiteurs qui se pressaient aux portes principales.

Après avoir échappé au Foudroyeur, Tancrède avait emprunté des chemins détournés pour sortir du secteur amazone qui n’allait pas tarder à être envahi par des dizaines de policiers. S’il avait été remarqué dans cette zone, on n’aurait certainement pas manqué de faire le rapprochement entre lui et l’incident. Lorsqu’il était revenu à sa cabine, seule une moitié de l’unité environ s’y trouvait, occupée à diverses activités de fin de soirée tandis que les autres étaient de sortie. Tancrède s’était surpris à chercher Liétaud des yeux avant de se rappeler qu’il était à l’hôpital. C’était là d’ailleurs aussi que devait probablement se trouver cette jeune femme qu’il avait involontairement impliquée dans l’affrontement avec le Foudroyeur.

Ça commence à faire beaucoup de personnes que mon enquête envoie à l’hôpital, avait-il aussitôt pensé, non sans ressentir une certaine culpabilité.

Une fois douché et changé, il était donc venu attendre devant le Central en espérant voir la jeune femme en sortir. Il ne savait pas trop ce qu’il comptait lui dire, ni même s’il était très prudent de lui parler, néanmoins il voulait au moins savoir si elle se portait bien. Peut-être même avait-il simplement envie de la revoir, mais il n’en était pas sûr. Après tout, il ne l’avait croisée que quelques minutes. Cependant, il devait bien admettre que cette amazone calme et autoritaire l’avait impressionné, notamment par sa surprenante vitesse de réaction à l’attaque du Foudroyeur.

Tandis qu’il patientait en guettant les sorties de l’hôpital, il revint en pensée sur sa confrontation avec le meurtrier de Viviane. Pour lui, il n’y avait malheureusement guère d’information à tirer de cette rencontre. Faute d’avoir pu fouiller davantage la cachette installée au fond du box, il n’avait rien appris qu’il ne savait déjà. Au moins avait-il eu un aperçu non négligeable des techniques de combat que le Foudroyeur employait et il en avait retiré la certitude que le fou qui se cachait sous cette bure noire était le produit d’un entraînement militaire très sophistiqué.

Quelle folie d’apprendre des techniques aussi dangereuses à un tel déséquilibré !

Soudain, il se rappela un détail de leur combat. Un détail qui l’avait troublé sur le moment, mais auquel il n’avait pas eu le temps de réfléchir dans le feu de l’action. L’un de ses rêves étranges lui était revenu en mémoire durant la course-poursuite, lorsqu’il s’était saisi de la hache. Dans ce rêve, il se faisait écraser par un rocher qui lui tombait dessus par-derrière, au fond d’une des grottes où il errait souvent. Repenser à cette scène l’avait fait instinctivement se retourner à l’instant précis où le Foudroyeur fondait sur lui du haut d’une rangée d’étagères. S’il n’avait pas, grâce au rêve, tourné la tête à la dernière seconde, il n’aurait pu voir son ennemi sauter sur lui et n’aurait pas été en mesure de dévier sa salve mortelle.

Bien qu’il n’ait jamais cru aux rêves prémonitoires, ni à n’importe quelle autre stupidité du même genre, il se sentit presque effrayé par le caractère surnaturel de ce songe. Alors, dans un accès de rationalité, il repoussa cette pensée et décida qu’il s’agissait d’une simple coïncidence.

Une coïncidence qui m’a sauvé la vie, d’accord, mais une coïncidence quand même.

À force d’attendre, il commença à se dire que la jeune femme avait dû être admise dans un autre hôpital ou qu’elle allait passer la nuit sur place quand il la vit apparaître sur le seuil de la grande porte du Central. Il se dirigea vers elle d’un pas décidé.

Elle dut sentir que quelqu’un se portait à sa rencontre, car elle tourna la tête dans sa direction et leurs regards se croisèrent. Tancrède ne put s’empêcher de l’admirer. Bien qu’elle eût les traits tirés de fatigue et un bras en écharpe, ses yeux légèrement plissés sous l’effet de la lumière et ses longs cheveux bouclés chevauchant ses épaules se conjuguaient en une fière beauté qu’elle arborait comme un étendard. Décontenancé, il sourit un peu gauchement en arrivant devant elle, tandis qu’elle fronçait les sourcils.

« Bonsoir, dit-il, tentant sans succès de trouver une entrée en matière digne de ce nom. Je vous attendais. »

Clorinde était satisfaite de le voir embarrassé. Bien qu’elle appréciât qu’il soit venu l’attendre – elle aurait été déçue qu’il ne vienne pas au minimum s’excuser –, sa colère n’était pas retombée. Elle était furieuse des désagréments qu’il lui avait imposés et voulait commencer par se venger un peu.

« Vous ? s’exclama-t-elle. Vous ne manquez pas d’audace de vous montrer ici ! Je vais appeler la police militaire ! »

Joignant le geste à la parole, elle saisit son messageur personnel. Aussitôt, Tancrède agita nerveusement les mains en secouant la tête.

« Non, non, attendez, je vous en prie, s’écria-t-il, pris au dépourvu. Je venais juste prendre des nouvelles de votre état. »

Ravie de voir ce grand gaillard en proie à la panique rien qu’à la vue de son messageur, elle décida de continuer sur le même registre.

« Et comment pensiez-vous que je me porterais après m’être fait tirer dessus par votre copain ? »

Même frémissante d’indignation, Tancrède la trouvait splendide, mais l’injustice de sa remarque le fit se rembrunir.

« Ce n’était pas mon copain, répondit-il plus froidement. Vous le savez bien. »

Clorinde le savait, en effet, cependant, les élancements de ses brûlures au torse ne l’incitaient guère à la mesure.

« Que voulez-vous que ça me fasse ? C’est moi qui me suis retrouvée à l’hôpital, non ?

— Écoutez, reprit Tancrède en essayant de trouver le ton juste, je sais que ça ne changera pas grand-chose pour vous – peut-être même cela va-t-il vous irriter davantage –, mais je suis réellement désolé de ce qui vous est arrivé. Vous vous êtes malheureusement trouvée au mauvais endroit et…

— Et au mauvais moment, c’est ça ? » le coupa-t-elle.

Bien qu’elle fut sensible au charme émanant de ce beau brun au caractère posé, elle avait l’impression qu’il minimisait l’incident dont il était la cause, entretenant ainsi son agacement.

« Vous croyez vous en tirer aussi facilement, sans me donner la moindre explication ? Qui était ce fou en noir ? Je parierais que c’était le Foudroyeur ! »

1 ... 103 104 105 106 107 108 109 110 111 ... 145
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)