Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » Le bûcher d'un roi
Le bûcher d'un roi - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le bûcher d'un roi

Электронная книга - «Le bûcher d'un roi». Краткое содержание книги:

Le destin des Sept Royaumes est sur le point de basculer. A l’Est, Daenerys, dernière descendante de la Maison Targaryen, secondée par ses terrifiants dragons arrivés à maturité, règne sur une cité de mort et de poussière, entourée d’ennemis. Mais alors que certains voudraient la voir passer de vie à trépas, d’autres entendent rallier sa cause, tel Tyrion Lannister, le Lutin, dont la tête vaut de l’or depuis qu’il s’est rendu coupable du meurtre de son père, Tywin. Au Nord, où se dresse l’immense Mur de glace et de pierre qui garde la frontière septentrionale des Royaumes, Jon Snow, le bâtard de feu Eddard Stark, a été élu 998e Commandant en chef de la Garde de Nuit, mais ses adversaires se dissimulent des deux côtés du Mur, y compris parmi les troupes de Stannis Baratheon qui ont élu domicile dans ces contrées glacées…
1 ... 100 101 102 103 104 105 106 107 108 ... 119
Перейти на страницу:

Non, pas une cité. Selhorys n’était considérée que comme une bourgade, et gouvernée depuis l’antique Volantis. Ce n’était pas Westeros, ici.

Lemore émergea sur le pont, le prince à sa suite. En voyant Tyrion, elle se précipita pour le serrer dans ses bras. « La Mère est miséricordieuse. Nous avons prié pour toi, Hugor. »

Toi, du moins. « Je ne t’en tiendrai pas rigueur. »

Griff le Jeune le salua avec moins d’effusions. Le prince était d’humeur morose, furieux d’avoir été consigné à bord de la Farouche Pucelle au lieu d’accompagner Yandry et Ysilla à terre. « Nous voulons simplement te garder en sécurité, lui dit Lemore. Nous vivons une époque agitée. » Haldon Demi-Mestre expliqua. « En descendant le fleuve des Chagrins jusqu’à Selhorys, nous avons à trois reprises aperçu des cavaliers en route vers le sud le long de la rive orientale. Des Dothrakis. En une occasion, ils étaient si proches que nous entendions tintinnabuler les clochettes sur leurs tresses, et parfois, la nuit, on voyait leurs feux au-delà des collines de l’est. Nous avons également croisé des vaisseaux de guerre, des galères de fleuve volantaines chargées d’esclaves soldats. Les triarques craignent une attaque contre Selhorys, de toute évidence. »

Tyrion saisit assez vite la situation. Seule des principales villes du fleuve, Selhorys occupait la rive orientale de la Rhoyne, ce qui la rendait beaucoup plus vulnérable aux seigneurs du cheval que ses sœurs sur l’autre berge. Toutefois, elle demeure un maigre butin. Si j’étais khal, je feindrais de guigner Selhorys, laisserais les Volantains se ruer à sa défense, puis j’obliquerais vers le sud pour galoper vers Volantis elle-même.

« Je sais manier une épée, insistait Griff le Jeune.

— Même le plus brave de vos ancêtres conservait sa Garde Royale près de lui en temps de péril. » Lemore avait quitté ses robes de septa pour une tenue plus appropriée à l’épouse ou à la fille d’un marchand prospère. Tyrion l’observa avec attention. Il avait décelé assez aisément la vérité sous les cheveux teints en bleu de Griff et Griff le Jeune, et Yandry et Ysilla ne semblaient point autres que ce qu’ils disaient, tandis que Canard l’était un peu moins. Lemore, cependant… Qui est-elle, réellement ? Pourquoi est-elle ici ? Pas pour de l’or, selon mon jugement. Que représente ce prince, pour elle ? A-t-elle jamais été vraiment septa ?

Haldon nota également le changement de tenue. « Comment devons-nous interpréter cette subite perte de foi ? Je vous préférais dans vos robes de septa, Lemore.

— Je la préférais nue », déclara Tyrion.

Lemore lui adressa un regard de reproche. « C’est parce que tu as l’âme vile. Des robes de septa hurlent Westeros et pourraient attirer sur nous une attention malvenue. » Elle se retourna vers le prince Aegon. « Vous n’êtes pas le seul à devoir vous cacher. »

Le jeune homme n’en parut pas adouci. Le prince parfait, mais encore à demi un enfant, malgré tout, avec tant et moins d’expérience du monde et de tous ses malheurs. « Prince Aegon, dit Tyrion, puisque nous sommes tous deux bloqués à bord de ce bateau, me ferez-vous l’honneur d’une partie de cyvosse pour passer les heures ? »

Le prince lui jeta un regard méfiant. « J’en ai soupé, du cyvosse.

— Soupé de perdre contre un nain, voulez-vous dire ? »

La remarque piqua l’orgueil du jeune homme, exactement comme Tyrion s’y attendait. « Allez chercher le plateau et les pièces. Cette fois, j’ai bien l’intention de vous écraser. »

Ils jouèrent sur le pont, assis en tailleur derrière le rouf. Griff le Jeune disposa son armée pour l’attaque, avec dragon, éléphants et cavalerie lourde en avant-garde. Une formation de jeune homme, aussi hardie que sotte. Il prend tous les risques en visant l’écrasement rapide. Il laissa le premier coup au prince. Haldon se tenait derrière eux, pour observer le jeu.

Lorsque le prince tendit la main vers son dragon, Tyrion s’éclaircit la voix. « Je ne ferais pas ça, à votre place. Avancer trop tôt son dragon est une erreur. » Il sourit d’un air innocent. « Votre père connaissait les dangers d’un excès de hardiesse.

— Tu as connu mon vrai père ?

— Oh, je l’ai vu deux ou trois fois, mais je n’avais que dix ans quand Robert l’a tué, et mon propre géniteur m’avait caché sous un roc. Non, je ne peux pas prétendre que je connaissais le prince Rhaegar. Pas comme votre faux père l’a connu. Lord Connington était l’ami le plus cher du prince, non ? »

Griff le Jeune repoussa de ses yeux une mèche de cheveux bleus. « Ils ont été écuyers ensemble à Port-Réal.

— Un véritable ami, notre lord Connington. Il doit l’être, pour rester si farouchement loyal au petit-fils du roi qui l’a privé de ses terres et de ses titres pour l’envoyer en exil. C’est fort dommage. Sinon, l’ami du prince Rhaegar aurait pu se trouver sur place lorsque mon père a mis à sac Port-Réal, et sauver le précieux petit-fils du prince Rhaegar de se faire fracasser sa royale cervelle contre un mur. »

Le jeune homme rougit. « Ce n’était pas moi. Je te l’ai dit. C’était le fils d’un tanneur de l’Anse-Pissat dont la mère est morte en lui donnant naissance. Son père l’a vendu à lord Varys contre une cruche d’or de La Treille. Il avait d’autres fils, mais n’avait jamais goûté à l’or de La Treille. Varys a donné le gamin de l’Anse à la dame ma mère et m’a emporté.

— Certes. » Tyrion déplaça ses éléphants. « Et une fois la mort du prince du Pissat assurée, l’eunuque vous a transféré en contrebande de l’autre côté du détroit chez son ami pansu le marchand de fromages, qui vous a caché sur une barge et a déniché un lord en exil disposé à passer pour votre père. Voilà qui constitue en effet une splendide histoire, et les bardes broderont à loisir sur votre évasion, lorsque vous aurez gagné le Trône de Fer… en supposant que notre belle Daenerys vous prenne pour consort.

— Elle le fera. Elle le doit.

— Le doit ? » Tyrion fit un petit bruit de reproche. « Ce n’est point un mot que les reines aiment à entendre. Vous êtes son prince idéal, certes, intelligent, hardi et avenant autant qu’une pucelle pourrait le désirer. Cependant, Daenerys Targaryen n’est point une pucelle. C’est la veuve d’un khal dothraki, la mère de dragons et une pilleuse de villes, Aegon le Conquérant avec des nichons. Elle pourrait se révéler pas aussi complaisante que vous le souhaiteriez.

— Elle m’acceptera. » Le prince Aegon semblait scandalisé. De toute évidence, il n’avait encore jamais envisagé la possibilité que sa future épouse pourrait le refuser. « Tu ne la connais pas. » Il prit sa cavalerie lourde et la déposa avec un choc.

Le nain haussa les épaules. « Je sais qu’elle a passé son enfance en exil, dans la misère, à vivre de rêves et de projets, courant de cité en cité, toujours dans la peur, jamais en sécurité, sans amis sinon un frère qui, selon tout ce que l’on en dit, était à moitié fou… Un frère qui a vendu sa virginité aux Dothrakis contre la promesse d’une armée. Je sais que quelque part dans les herbes ses dragons ont éclos, et elle aussi. Je sais qu’elle est fière. Comment ne le serait-elle pas ? Que lui reste-t-il d’autre que l’orgueil ? Je sais qu’elle est forte. Comment ne le serait-elle pas ? Les Dothrakis méprisent la faiblesse. Si Daenerys avait été faible, elle aurait péri avec Viserys. Je sais qu’elle est féroce. Astapor, Yunkaï et Meereen en apportent assez de preuves. Elle a traversé les prairies et le désert rouge, survécu aux assassins, aux conspirations et aux vénéfices, porté le deuil d’un frère, d’un époux et d’un fils, pour fouler de ses jolis petons en sandales les cités des esclavagistes et les réduire en poussière. Et maintenant, comment croyez-vous que cette reine réagira quand vous apparaîtrez, sébile en main, et que vous lui direz : Bien le bonjour, ma tante. Je suis votre neveu, Aegon, revenu d’entre les morts. J’ai passé toute ma vie caché sur une barge, mais à présent, j’ai lavé la teinture bleue de mes cheveux et j’aimerais bien avoir un dragon, s’il vous plaît… Et, oh, en ai-je fait mention, j’ai sur le Trône de Fer des prétentions plus fondées que les vôtres ? »

1 ... 100 101 102 103 104 105 106 107 108 ... 119
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)