Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » Le bûcher d'un roi
Le bûcher d'un roi - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le bûcher d'un roi

Электронная книга - «Le bûcher d'un roi». Краткое содержание книги:

Le destin des Sept Royaumes est sur le point de basculer. A l’Est, Daenerys, dernière descendante de la Maison Targaryen, secondée par ses terrifiants dragons arrivés à maturité, règne sur une cité de mort et de poussière, entourée d’ennemis. Mais alors que certains voudraient la voir passer de vie à trépas, d’autres entendent rallier sa cause, tel Tyrion Lannister, le Lutin, dont la tête vaut de l’or depuis qu’il s’est rendu coupable du meurtre de son père, Tywin. Au Nord, où se dresse l’immense Mur de glace et de pierre qui garde la frontière septentrionale des Royaumes, Jon Snow, le bâtard de feu Eddard Stark, a été élu 998e Commandant en chef de la Garde de Nuit, mais ses adversaires se dissimulent des deux côtés du Mur, y compris parmi les troupes de Stannis Baratheon qui ont élu domicile dans ces contrées glacées…
1 ... 103 104 105 106 107 108 109 110 111 ... 119
Перейти на страницу:

— Sa statue semble avoir perdu la tête.

— C’était un tigre. Quand les éléphants sont arrivés au pouvoir, leurs fidèles se sont déchaînés, décapitant les statues de ceux qu’ils rendaient responsables de toutes les guerres et les morts. » Il haussa les épaules. « C’était une autre époque. Viens, nous ferions bien d’écouter ce que raconte ce prêtre. Je jurerais que j’ai entendu le nom de Daenerys. »

De l’autre côté de la place, ils se joignirent à la foule croissante devant le temple rouge. Avec les habitants du cru qui le dominaient de toutes parts, le petit homme avait bien du mal à voir plus loin que leurs culs. Il entendait à peu près tous les mots que prononçait le prêtre, ce qui ne voulait pas dire qu’il les comprenait. « Tu saisis de quoi il parle ? demanda-t-il à Haldon dans la Langue Commune.

— Je pourrais, si je n’avais pas un nain qui me piaille dans l’oreille.

— Je n’ai pas piaillé ! » Tyrion croisa les bras et regarda derrière lui, étudiant les visages des hommes et des femmes qui s’arrêtaient pour écouter. Partout où il se tournait, il voyait des tatouages. Des esclaves. Quatre sur cinq sont des esclaves.

« Le prêtre appelle les Volantains à partir en guerre, lui traduisit le Demi-Mestre, mais du côté du bon droit, comme soldats du Seigneur de Lumière, R’hllor qui a fait le soleil et les étoiles et qui combat éternellement contre les ténèbres. Il dit que Nyessos et Malaquo se sont détournés de la lumière, que leurs cœurs ont été obscurcis par les harpies jaunes de l’Orient. Il dit…

— Dragons. J’ai compris ce mot-là. Il a dit dragons.

— Oui. Les dragons sont venus l’emporter vers la gloire.

— Qui ça ? Daenerys ? »

Haldon opina. « Benerro a transmis la nouvelle arrivée de Volantis. Sa venue accomplit une ancienne prophétie. De la fumée et du sel elle est née, pour refaire le monde. Elle est Azor Ahaï revenu… et son triomphe sur les ténèbres amènera un été qui jamais n’aura de fin… La mort elle-même ploiera le genou, et tous ceux qui mourront en combattant pour sa cause seront ressuscités…

— Est-ce que je serai obligé de ressusciter dans le même corps ? » demanda Tyrion. La foule augmentait. Il les sentait se presser tout autour de lui. « Qui est ce Benerro ? »

Haldon leva un sourcil. « Le grand prêtre du temple rouge de Volantis. Flamme de la Vérité, Lumière de Sagesse, Premier Servant du Seigneur de Lumière, Esclave de R’hllor. »

Le seul prêtre rouge qu’ait jamais connu Tyrion était Thoros de Myr, le fêtard dodu, jovial et taché de vin qui traînait à la cour de Robert pour siffler les plus grands crus du roi et enflammait son épée au cours des mêlées. « Donnez-moi des prêtres gras, corrompus et cyniques, dit-il à Haldon, du genre qui aime se carrer les fesses sur de moelleux coussins de satin, en grignotant des friandises et en tripotant de petits garçons. Ce sont ceux qui croient aux dieux, qui créent les problèmes.

— Il n’est pas exclu que nous puissions exploiter ces problèmes à notre avantage. Je sais où nous avons une chance de trouver des réponses. » Haldon ouvrit la route, passant devant le héros décapité pour se rendre à une grande auberge de pierre qui s’ouvrait sur la place. La carapace crénelée d’une tortue immense était suspendue au-dessus de la porte, peinte de couleurs criardes. À l’intérieur, une centaine de pauvres bougies rouges brûlaient comme des étoiles lointaines. L’air embaumait la viande rôtie et les épices, et une esclave arborant une tortue sur la joue versait un vin vert pâle.

Haldon s’arrêta sur le seuil. « Là. Ces deux-là. »

Dans l’alcôve, deux hommes assis étaient penchés sur un tablier de cyvosse en pierre taillée, regardant leurs pièces avec des yeux plissés, à la lumière d’une chandelle rouge. L’un était maigre et jaunâtre, avec des cheveux noirs clairsemés et un nez en lame. L’autre, large d’épaules et rond de ventre, avait des mèches spiralées qui descendaient plus bas que son col. Aucun ne daigna lever les yeux de leur partie jusqu’à ce qu’Haldon tire une chaise entre eux deux et déclare : « Mon nain joue mieux au cyvosse que vous deux réunis. »

Le plus grand des deux leva le regard pour considérer les intrus avec répugnance et prononça quelques mots dans la langue de l’antique Volantis, trop vite pour que Tyrion ait le moindre espoir de suivre. Le plus mince se renversa contre le dossier de son siège. « Il est à vendre ? demanda-t-il dans la Langue Commune de Westeros. La ménagerie de grotesques du triarque aurait bien besoin d’un nain joueur de cyvosse.

— Yollo n’est pas un esclave.

— C’est dommage. » L’homme mince bougea un éléphant d’onyx.

De l’autre côté du tablier de cyvosse, l’homme derrière l’armée d’albâtre avança les lèvres en une moue désapprobatrice. Il déplaça sa cavalerie lourde.

« Grossière erreur », commenta Tyrion. Autant interpréter son rôle.

« Exact », renchérit l’homme mince. Il répliqua avec sa propre cavalerie lourde. Une rapide série de mouvements s’ensuivit, jusqu’à ce qu’enfin l’homme mince sourie et annonce : « La mort, mon ami. »

Le gaillard foudroya le plateau d’un œil noir, puis il se leva et bougonna quelque chose dans sa propre langue. Son adversaire rit. « Allons. Le nain ne pue pas autant que ça. » Il fit signe à Tyrion d’aller occuper le siège vide. « À ton tour, petit homme. Place ton argent sur la table, et nous allons bien voir ton talent à ce jeu. »

À quel jeu jouons-nous ? aurait pu demander Tyrion. Il grimpa sur le siège. « Je joue mieux le ventre plein, une coupe de vin en main. » L’homme mince se tourna avec obligeance et héla l’esclave pour qu’elle leur apporte à manger et à boire.

« Le noble Qavo Nogarys, annonça Haldon, est agent des douanes, ici, à Selhorys. Je ne l’ai jamais défait au cyvosse. »

Tyrion comprit. « Peut-être connaîtrai-je meilleure fortune. » Il ouvrit sa bourse et empila des pièces d’argent à côté du tablier, l’une sur l’autre jusqu’à ce que Qavo affiche un sourire.

Tandis que chacun d’eux disposait ses pièces derrière le paravent de cyvosse, Haldon demanda : « Quelles nouvelles de l’aval ? Aura-t-on la guerre ? »

Qavo haussa les épaules. « Les Yunkaïis le voudraient bien. Ils se font appeler les Judicieux. Sur leur jugement, je ne saurais commenter, mais ils ne manquent pas de doigté. Leur envoyé nous est arrivé avec des coffres d’or et de pierres précieuses et deux cents esclaves, des filles nubiles et des garçons à la peau douce, formés à l’art des Sept Soupirs. On me dit que ses festins sont mémorables et ses pots-de-vin opulents.

— Les hommes de Yunkaï ont acheté vos triarques ?

— Uniquement Nyessos. » Qavo retira le paravent et étudia le devisement de l’armée de Tyrion. « Aussi vieux et édenté que soit Malaquo, il reste un tigre, et Doniphos ne sera pas reconduit comme triarque. La cité a soif de guerre.

— Pourquoi ? s’étonna Tyrion. Meereen se trouve à de longues lieues d’ici, par-delà la mer. En quoi cette douce reine enfant a-t-elle offensé l’antique Volantis ?

— Douce ? » Qavo en rit. « Si la moitié seulement des histoires qui reviennent de la baie des Serfs sont vraies, l’enfant en question est un monstre. On la dit altérée de sang, et ceux qui la contredisent sont empalés sur des pieux pour y périr de mort lente. On la dit sorcière qui nourrit ses dragons de la chair des nouveau-nés, parjure qui se rit des dieux, viole les trêves, menace les émissaires et se retourne contre ceux qui l’ont loyalement servie. On dit qu’on ne peut point étancher sa luxure, qu’elle s’accouple avec hommes, femmes, eunuques et même chiens et enfants, et malheur à l’amant qui échoue à la satisfaire. Elle offre son corps aux hommes afin de réduire leur âme en captivité. »

1 ... 103 104 105 106 107 108 109 110 111 ... 119
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)