Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » Le bûcher d'un roi
Le bûcher d'un roi - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le bûcher d'un roi

Электронная книга - «Le bûcher d'un roi». Краткое содержание книги:

Le destin des Sept Royaumes est sur le point de basculer. A l’Est, Daenerys, dernière descendante de la Maison Targaryen, secondée par ses terrifiants dragons arrivés à maturité, règne sur une cité de mort et de poussière, entourée d’ennemis. Mais alors que certains voudraient la voir passer de vie à trépas, d’autres entendent rallier sa cause, tel Tyrion Lannister, le Lutin, dont la tête vaut de l’or depuis qu’il s’est rendu coupable du meurtre de son père, Tywin. Au Nord, où se dresse l’immense Mur de glace et de pierre qui garde la frontière septentrionale des Royaumes, Jon Snow, le bâtard de feu Eddard Stark, a été élu 998e Commandant en chef de la Garde de Nuit, mais ses adversaires se dissimulent des deux côtés du Mur, y compris parmi les troupes de Stannis Baratheon qui ont élu domicile dans ces contrées glacées…
1 ... 98 99 100 101 102 103 104 105 106 ... 119
Перейти на страницу:

Il se retourna sur sa selle. « Rory. Rétablis le calme. »

Rory porta sa grande trompe à ses lèvres et souffla.

Tumulte et bousculade cessèrent. Les têtes se tournèrent. Un gamin éclata en sanglots. Le corbeau de Mormont se déplaça de l’épaule gauche de Jon à la droite, dodelinant du chef en marmonnant : « Neige, neige, neige. »

Jon attendit que les derniers échos se soient éteints, puis piqua son palefroi jusqu’à un emplacement d’où tout le monde pourrait le voir. « Nous vous nourrissons du mieux que nous pouvons, avec tout ce que nous pouvons vous donner. Des pommes, des oignons, des navets, des carottes… Un long hiver nous attend tous, et nos réserves ne sont pas inépuisables.

— Vous mangez pas mal, chez les corbacs. » Halleck se fraya un passage plus avant.

Pour le moment. « Nous tenons le Mur. Le Mur protège le royaume… ainsi que vous, désormais. Vous savez quel ennemi nous affrontons. Vous savez ce qui descend sur nous. Certains d’entre vous les ont déjà affrontés. Des spectres et des marcheurs blancs, des créatures mortes aux yeux bleus et aux mains noires. Moi aussi, je les ai vus, combattus, j’en ai expédié un en enfer. Ils tuent et renvoient ensuite vos morts contre vous. Les géants n’ont pas réussi à tenir contre eux, ni vous autres, les Thenns, les clans de la rivière de glace, les Pieds Cornés, le peuple libre… Et au fur et à mesure que les jours raccourcissent et que les nuits refroidissent, ils gagnent plus de force. Vous avez quitté vos maisons pour descendre au sud, par cents et par mille… Pour quelle raison, sinon pour leur échapper ? Pour être en sécurité. Eh bien, c’est le Mur qui vous garde en sécurité. Nous, qui vous gardons en sécurité, ces corbeaux noirs que vous méprisez.

— En sécurité mais on crève de faim », lança une femme courtaude avec un visage tanné par le vent ; une piqueuse, à en juger par son aspect.

« Vous voulez plus de nourriture ? demanda Jon. Les vivres sont réservés à ceux qui se battent. Aidez-nous à tenir le Mur, et vous mangerez aussi bien qu’un corbeau. » Ou aussi mal, quand les réserves s’épuiseront.

Un silence tomba. Les sauvageons échangèrent des regards méfiants. « Mange, grommela le corbeau. Grain, grain.

— Combattre pour vous ? » La voix s’exprimait avec un fort accent. Sigorn, le jeune Magnar de Thenn, parlait la Langue Commune avec difficulté, dans les meilleurs moments. « Non combattre pour vous. Tuer vous mieux. Tuer tous vous. »

Le corbeau battit des ailes. « Tuer, tuer. »

Le père de Sigorn, le vieux Magnar, avait été écrasé par la chute de l’escalier durant son attaque contre Châteaunoir. J’éprouverais les mêmes sentiments si l’on me demandait de faire cause commune avec les Lannister, se dit Jon. « Votre père a essayé de tous nous tuer, rappela-t-il à Sigorn. Le Magnar était un brave, et pourtant il a échoué. Et s’il avait réussi… Qui tiendrait le Mur ? » Il se détourna des Thenns. « Les murailles de Winterfell étaient robustes, elles aussi, mais aujourd’hui, Winterfell est en mine, incendié et fracassé. Un rempart ne vaut que par les hommes qui le défendent. »

Un vieil homme serrant un navet sur sa poitrine déclara : « Vous nous tuez, vous nous faites crever de faim, et maintenant vous voulez faire de nous des esclaves. »

Un homme gros et rougeaud cria son approbation. « J’ préférerais aller tout nu qu’ de porter une de ces défroques noires su’ l’ dos. »

Une des piqueuses s’esclaffa. « Même ta femme, elle veut pas t’ voir tout nu, Gros-cul. »

Une douzaine de voix commencèrent à parler en même temps. Les Thenns criaient dans la Vieille Langue. Un garçonnet se mit à pleurer. Jon Snow attendit que le chahut se soit apaisé, puis il se tourna vers Hal le Velu et dit : « Hal, qu’est-ce que tu as dit à cette femme ? »

Hal parut interloqué. « Pour les vivres, vous voulez dire ? Une pomme ou un oignon ? C’est tout ce que j’ai dit. Faut qu’ils choisissent.

— Il faut que vous choisissiez, répéta Jon Snow. Vous tous. Nul ne vous demande de prêter notre serment, et je me fous de savoir quels dieux vous adorez. Mes dieux sont les vieux dieux, les dieux du Nord, mais vous pouvez garder le dieu rouge, les Sept, ou tout autre dieu qui écoute vos prières. C’est de lances dont nous avons besoin. D’arcs. D’yeux au long du Mur.

« Je prendrai tous les garçons au-dessus de douze ans qui savent tenir une lance ou bander un arc. Je prendrai vos vieux, vos blessés et vos estropiés, et même ceux qui ne peuvent plus se battre. Ils peuvent sans doute accomplir d’autres besognes. Empenner des flèches, traire les chèvres, ramasser du bois pour le feu, nettoyer les écuries… La liste est sans fin. Et : oui, je prendrai aussi vos femmes. Je n’ai que faire de vierges effarouchées qui cherchent protection, mais je prendrai toutes les piqueuses qui voudront venir.

— Et les filles ? » interrogea une gamine. Elle paraissait avoir le même âge qu’Arya, la dernière fois que Jon l’avait vue.

« Seize ans et plus.

— Vous prenez les garçons à partir de douze ! »

À douze ans, dans les Sept Couronnes, les garçons étaient souvent pages et écuyers ; beaucoup pratiquaient les armes depuis des années. Les filles de douze ans étaient des enfants. Mais ce sont des sauvageonnes. « À ta guise. Garçons et filles à partir de douze ans. Mais seulement ceux qui savent obéir aux ordres. Ça vaut pour tout le monde. Jamais je ne vous demanderai de vous agenouiller devant moi, mais je vous placerai aux ordres de capitaines, et de sergents qui vous diront quand vous lever et quand aller dormir, où manger et quand boire, quelle tenue porter, quand tirer votre épée et décocher vos flèches. Les hommes de la Garde de Nuit servent à vie. Je ne vous en demande pas autant, mais tant que vous resterez sur le Mur, vous serez sous mon commandement. Désobéissez à un ordre et je vous fais couper la tête. Demandez à mes frères si je n’en suis pas capable. Ils m’ont déjà vu le faire.

— Coupe ! hurla le corbeau du Vieil Ours. Coupe, coupe, coupe.

— Le choix vous appartient, leur dit Jon Snow. Ceux qui veulent nous aider à tenir le Mur, rentrez à Châteaunoir avec moi, et je veillerai à vous armer et à vous nourrir. Le reste, prenez vos navets et vos oignons, et retournez dans vos terriers. »

La fillette fut la première à s’avancer. « J’ sais m’ battre. Ma mère était piqueuse. » Jon hocha la tête. Elle n’a peut-être même pas douze ans, se dit-il tandis qu’elle se faufilait entre deux vieillards. Mais il n’allait pas décourager son unique recrue.

Deux jouvenceaux la suivirent, des garçons qui n’avaient guère plus de quatorze ans. Puis un balafré avec un œil en moins. « J’ les ai vus moi aussi, les morts. Même les corbacs, ça vaut mieux qu’ ça. » Une piqueuse de haute taille, un vieillard sur des béquilles, un gamin au visage lunaire avec un bras rabougri, un jeune homme dont les cheveux roux rappelèrent Ygrid à Jon.

Et ensuite, Halleck. « J’ t’aime pas, le corbac, gronda-t-il, mais j’ai jamais aimé l’ Mance, et ma sœur l’aimait pas non plus. Ça nous a pas empêchés d’nous battre pour lui. Pourquoi pas nous battre pour toi ? »

Et là, la digue se rompit. Halleck était un personnage de poids. Mance n’avait pas tort. « Le peuple libre ne suit ni un nom, ni de petits animaux en tissu, cousus sur une tunique, lui avait répété le Roi-d’au-delà-du-Mur. Ils n’iront pas danser pour menue monnaie, se fichent bien des titres dont vous vous parez, de la signification de telle chaîne de fonction, ou de l’identité de votre aïeul. Ils suivent la force. Ils suivent l’homme. »

1 ... 98 99 100 101 102 103 104 105 106 ... 119
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)