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READ-E-BOOK » Космическая фантастика » La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]
La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]

Электронная книга - «La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]». Краткое содержание книги:

D’un trou noir dans les profondeurs de l’espace a jailli un rayon de lumière rubis cent fois plus brillant que la Lune.
Était-ce l’Œil dans le Visage de Dieu ou le soleil sanglant de nos premiers visiteurs intergalactiques ?
La mission de l’astronef Mac Arthur est difficile. il doit rechercher et affronter un monde extra-terrestre où des êtres étranges et peu communicatifs défient toute biologie connue... où des créatures minuscules, à la fois savantes et idiotes, sont utilisées en guise d’armes redoutables... où des sourires rassurants dissimulent un secret planétaire dont l’utilisation aurait un effet dévastateur dans l’Univers.
« Surtout, en dit Frank Herbert, l’auteur célèbre de Dune et La Ruche d’Hellstrom, ce roman présente une approche nouvelle et brillante du problème fascinant de la première rencontre avec des extra-terrestres. »
« C’est peut-être, le meilleur roman de science-fiction que j’ai jamais lu », renchérit Robert Heinlein, l’un des maîtres les plus fameux du genre.
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— Ça paraît dommage d’avoir à le détruire, marmonna Kutuzov. Avec cette expansion progressive et donc cette plus grande surface de radiation, le Mac-Arthur vaudrait tous les vaisseaux de la Flotte… »

Le champ Langston était maintenant violet et immense. Il emplissait les écrans. Kutuzov dut régler le sien pour faire chuter le grossissement d’un facteur dix. Le vaisseau prit alors la forme d’un énorme ballon violet retenu par des fils verts. Dix minutes s’écoulèrent, qu’ils passèrent à attendre, fascinés par le spectacle. Quinze minutes.

« Personne n’a jamais survécu aussi longtemps dans le violet, grommela Kutuzov. Êtes-vous toujours aussi sûr que nous ayons affaire à des animaux, capitaine Blaine ?

— Les scientifiques en sont persuadés, amiral, dit Rod. Et ils m’ont convaincu », ajouta-t-il prudemment. « J’aimerais que le docteur Horvath soit là. »

Kutuzov gronda comme si on l’avait frappé au bas-ventre. « Cet imbécile de pacifiste. Il ne comprendrait même pas ce qu’il verrait. » Ils restèrent silencieux durant une minute encore.

L’interphone sonna. « Une communication du vaisseau-ambassade granéen », annonça l’officier radio.

Kutuzov grimaça. « Blaine. Répondez.

— Pardon, amiral ?

— Répondez à l’appel des Granéens. Je ne parlerai pas directement aux extra-terrestres.

— À vos ordres, amiral. »

Le visage qui apparut sur l’écran aurait pu être celui de n’importe quelle Granéenne. Mais celle-ci se tenait trop raide et Rod ne fut pas surpris quand elle annonça : « Je suis la Fyunch (clic) du docteur Horvath. J’ai à vous annoncer une nouvelle affligeante, capitaine Blaine. À propos, nous vous remercions de nous avoir prévenus – nous ne comprenons pas pourquoi vous voulez détruire votre vaisseau mais… si nous nous étions trouvés à proximité… »

Rod se massa l’arête du nez. « Nous luttons contre une épidémie. Peut-être la destruction du Mac-Arthur l’aura-t-elle enrayée. On peut l’espérer. Écoutez, nous sommes un peu pressés en ce moment. Quel est votre message ?

— Oui, bien sûr. Capitaine, les trois petits engins qui se sont échappés du Mac-Arthur ont tenté une rentrée atmosphérique vers alpha du Grain. J’en suis désolée, mais aucun d’entre eux n’a survécu. »

La passerelle du Lénine sembla s’embrumer. « Une rentrée en capsule de sauvetage ? Mais c’est idiot. Ils n’auraient…

— Si. Si. Ils ont essayé d’atterrir. Nous les avons suivis pendant un long moment… Capitaine, nous avons des enregistrements. Ils ont complètement brûlé…

— Nom de Dieu ! Mais ils étaient en sécurité !

— Nous sommes vraiment tout à fait désolés. »

Le visage de Kutuzov était rigide. Il articula : « Enregistrements. »

Rod hocha la tête. Il se sentait très las. Il dit à la Granéenne :

« Nous aimerions voir ces enregistrements. Êtes-vous sûre qu’aucun de mes jeunes officiers n’a survécu ?

— Absolument, capitaine. Nous en sommes très tristes. Naturellement nous ignorons pourquoi ils ont fait cette folie, mais il n’y avait rien que nous puissions tenter pour les en empêcher.

— Bien sûr. Je vous remercie. » Rod éteignit l’écran et se retourna vers la bataille que montraient les récepteurs vidéo de la passerelle.

« Ainsi il n’y a ni cadavre ni trace matérielle. Très commode », marmonna Kutuzov. Il enfonça une des touches de son siège de commandement et dit : « Capitaine Mikhailov, envoyez l’aviso à la recherche des enseignes. » Il se tourna vers Rod. « Il ne trouvera rien, bien sûr.

— Vous ne croyez pas les Granéens, n’est-ce pas, amiral ? demanda Rod.

— Et vous, capitaine ?

— Je… Je ne sais pas, amiral. Je ne vois pas ce que nous pourrions y faire.

— Moi non plus, capitaine. L’aviso cherchera et ne découvrira rien. Nous ignorons où ils ont tenté leur entrée atmosphérique. La planète est vaste. Même s’ils survivaient et étaient libres, nous pourrions les chercher pendant des jours sans les retrouver. Et s’ils sont prisonniers… on ne les reverra jamais. » Il grogna de nouveau et parla dans son micro. « Mikhailov. Faites en sorte que l’aviso soigne sa mission. Et envoyez des torpilles pour faire sauter le Mac-Arthur, je vous prie.

— À vos ordres, amiral. » Le capitaine répondait calmement de son poste, à l’autre bout de la passerelle. Une bordée de torpilles s’envola en arc de cercle vers le Mac. Elles ne traversèrent pas le champ car l’énergie qu’il contenait les aurait fait fondre. Mais elles explosèrent toutes ensemble, en une salve parfaitement calculée et une grande vague de lumière multicolore balaya la surface violette du Mac-Arthur. De vifs points blancs apparurent et s’évanouirent.

« Neuf zones de pénétration thermique, annonça l’officier de tir.

— De pénétration dans quoi ? » demanda innocemment Rod. C’était encore son unité et elle défendait vaillamment sa vie…

L’amiral gronda. Le croiseur se trouvait à cinq cents mètres à l’intérieur de la surface infernale et violette de son champ de protection – les éclats violents des torpilles ne l’avaient peut-être même pas atteint. Ou l’avaient peut-être complètement raté.

« Que les canons continuent leur tir. Lancez une seconde bordée de missiles », ordonna Kutuzov.

Une autre salve de flèches brillantes décolla. Elle explosa tout le long de la surface violette et il y eut un flamboiement de flammes pourpres.

Le Mac-Arthur était intact : un ballon violet d’un kilomètre de diamètre, mordu par des piliers de lumière verte.

Un steward donna une tasse de café à Rod, qui en prit machinalement une gorgée. Le goût en était odieux.

« Feu ! » commanda Kutuzov en lançant un regard plein de haine aux écrans. « Feu ! »

Et, tout à coup, le champ du Mac-Arthur se dilata monstrueusement, vira au bleu, au jaune… et disparut. Les capteurs vidéo ronronnèrent et le grossissement des écrans augmenta.

Le Mac luisait d’une couleur rouge. Ses équipements externes avaient fondu. Le vaisseau lui-même n’aurait d’ailleurs pas dû se trouver là. Quand un bouclier s’effondre, tout ce qui se trouve à l’intérieur est vaporisé…

Ils ont dû cuire, là-dedans, dit Rod.

— Da, Feu ! »

Les rayons verts fusèrent du Lénine. Le Mac-Arthur se déforma, bouillonna, se gonfla, cracha de l’air dans le vide. Une torpille arriva, presque lentement, vers lui et explosa. Les batteries laser continuèrent de tirer. Quand Kutuzov fit cesser le feu, il ne restait plus rien qu’un vague nuage de vapeur.

Rod et l’amiral restèrent longtemps à regarder l’écran vide. Enfin, l’amiral s’en détourna et dit : « Faites revenir les chaloupes, capitaine Mikhailov. Nous rentrons chez nous. »

33. Chute

Trois petits cônes tombant. Un homme blotti au fond de chacun d’eux, comme un œuf dans un coquetier.

Horst Staley menait le vol. Sur un petit écran carré, il observait le ciel, devant lui. Hormis sa combinaison pressurisée, rien ne le protégeait de l’espace. Il se tourna timidement et entrevit deux autres capsules, au nez de feu, derrière lui. Quelque part, loin au-delà de l’horizon, se trouvaient le Mac-Arthur et le Lénine. Il n’y avait pas la moindre chance que sa radio ait une portée suffisante, mais il commuta sur la fréquence de détresse et lança un appel. Il n’eut pas de réponse.

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