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Электронная книга - «Moby Dick». Краткое содержание книги:

Ismaël, attiré par la mer et le large, décide de partir à la chasse à la baleine. Il embarque sur le Pequod, baleinier d'un capitaine nommé Achab, amputé d'une jambe, qui emmènera Ismaël autour du monde à la poursuite du cachalot blanc…
Faut-il présenter ce livre mythique, magnifique aventure, suspense prenant qui nous amène peu à peu à l'apocalypse finale, parabole chargée de thèmes universels et nouvelle Bible aux accents prophétiques.
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Mais Stubb, lui, il mange de la baleine à la lumière de l’huile de baleine, n’est-ce pas? Et c’est ajouter l’affront au tort, n’est-ce pas? Regardez un peu le manche de votre couteau, vous mon gourmet cultivé et civilisé, tandis que vous coupez votre rosbif, en quoi ce manche est-il fait? En quoi, sinon avec les os du frère du même bœuf que vous mangez? Et avec quoi vous curez-vous les dents après avoir dévoré cette oie grasse? Avec une plume de cette même volaille. Et avec quelle plume le secrétaire de la Société pour la répression de la cruauté envers les oies blanches a-t-il rédigé ses premières circulaires? Il n’y a guère qu’un mois ou deux que cette société a délibéré pour accorder sa faveur aux seules plumes d’acier.

CHAPITRE LXVI Le massacre des requins

Lorsque, dans la pêcherie du Sud, après une chasse longue et fatigante, un cachalot est ramené au navire tard dans la nuit, il n’est pas d’usage, du moins dans des circonstances ordinaires, de procéder aussitôt au dépècement. Car c’est un travail pénible et long qui réclame la collaboration de l’équipage entier. Dès lors la coutume veut qu’habituellement on cargue toutes les voiles, qu’on fixe la barre sous le vent puis qu’on envoie chacun à son hamac jusqu’à la pointe du jour, à cette réserve près que la garde au mouillage est maintenue, c’est-à-dire qu’à tour de rôle deux fois deux hommes d’équipage doivent veiller pendant une heure à ce que tout aille bien sur le pont.

Mais parfois, surtout sur la ligne dans le Pacifique, cette mesure est tout à fait insuffisante parce que de telles légions de requins s’attaquent au cadavre amarré que si on le laissait, disons six heures d’affilée sans surveillance, on ne trouverait plus guère au matin qu’un squelette. Cependant, presque partout ailleurs dans les autres océans, où ces poissons pullulent moins, on peut rabattre leur prodigieuse voracité en les chassant énergiquement avec de tranchantes pelles à baleines, procédé qui, toutefois, en certains cas, semble seulement stimuler davantage leur activité. Tel n’était pas le cas actuellement pour les requins du Péquod, quoique assurément tout homme à qui ce spectacle n’eût pas été familier, aurait pu croire que toute la mer environnante n’était qu’un vaste fromage dont ces requins eussent été les asticots.

Cependant, après que Stubb eut désigné la garde au mouillage, et terminé son souper, après qu’ensemble Queequeg et un matelot furent montés sur le pont, ce ne fut pas un mince remue-ménage, qui fut déclenché parmi les requins car les deux hommes, ayant descendu hors des pavois les établis de dépeçage et suspendu trois falots de manière à ce qu’ils projettent sur la mer troublée de longs rais de lumière, armés de leurs longues pelles [15], ils procédèrent à un massacre systématique des requins en leur assenant sur le crâne, apparemment le seul endroit où l’on ait une chance de les atteindre mortellement, des coups du tranchant effilé du louchet. Mais, dans la confusion de ce grouillement en lutte et dans l’écume, nos tireurs d’élite n’atteignaient pas toujours leur but ce qui apportait encore de nouvelles révélations sur l’incroyable férocité de l’ennemi. Non seulement, ils arrachaient furieusement les entrailles de leurs semblables mais encore, se courbant comme un arc souple, ils mordaient dans les leurs propres, tant et si bien que ces entrailles semblaient être avalées encore et encore par une gueule unique pour ressortir à l’autre bout d’une plaie béante. Et ce n’est pas tout. Ce serait risqué d’avoir affaire même aux cadavres et aux fantômes de ces créatures. Une sorte de vitalité générique et diabolique semble sourdre de leurs os mêmes après que les ait quittés ce qu’on pourrait appeler la vie individuelle. Tué, hissé à bord pour sa peau, l’un de ces requins emporta presque la main du pauvre Queequeg lorsque celui-ci essaya de fermer le couvercle mort de sa mâchoire meurtrière.

– Queequeg s’en moque savoir quel dieu a fait lui requin, dit le sauvage en abaissant et en levant, tour à tour, douloureusement sa main, si être le dieu de Fidji ou le dieu de Nantucket, mais le dieu qui faire requin être un damné faux jeton.

CHAPITRE LXVII Dépeçage

C’était un samedi soir et quel sabbat suivit! Tous les baleiniers sont des docteurs es violation du repos dominical. Le Péquod d’ivoire se métamorphosa en une sorte d’abattoir, chaque marin en boucher. On aurait cru que nous offrions aux dieux de la mer l’holocauste de dix mille bœufs rouges.

Tout d’abord, entre autres instruments pesants, les énormes caliornes furent mises en place, elles comportent un bouquet de poulies, généralement peintes en vert, qu’un homme ne pourrait jamais soulever; cette gigantesque grappe de raisins fut hissée au capelage du grand mât et solidement aiguilletée au ton du mât de misaine, le point d’appui le plus résistant qu’il y ait au-dessus du pont d’un navire. Le bout de la haussière courant dans le jeu compliqué des caliornes fut alors amené au guindeau, et la géante poulie inférieure fut balancée au-dessus de la baleine sur l’estrope de laquelle est aiguilleté le grand croc pesant quelque cent livres. À présent les deux seconds, Starbuck et Stubb, suspendus sur les chaffauds, par-dessus bord et armés de leurs longues pelles, commencent à creuser un trou en avant des nageoires pectorales pour l’insertion du croc. Cela fait, une entaille en demi-lune est encore pratiquée autour de ce trou et le croc y est inséré. Alors le gros de l’équipage, massé au guindeau, commence à virer en entonnant un chant sauvage. Aussitôt le navire se couche, il tressaille de toutes ses chevilles comme de ses têtes de clous une vieille maison attaquée par le gel. Il vibre et tremble et ses mâts épouvantés saluent le ciel. De plus en plus, il s’incline vers la baleine, cependant qu’à chaque hoquet du guindeau, répond, secourable, un soulèvement de la houle. Enfin un claquement vif et brutal éclate, dans un grand clapotement le navire roule et s’écarte de la baleine, la caliorne triomphante s’élève, entraînant à sa suite la première bande de lard à partir de l’entaille en demi-lune. Comme le lard enveloppe la baleine à la manière dont l’écorce recouvre une orange, on la pèle souvent en spirale comme on épluche ce fruit. Suivant la traction constante du guindeau, la baleine vire et vire sur elle-même dans l’eau, et le lard se détache en bande régulière le long de la ligne appelée «la taillade» tracée simultanément par les louchets des seconds, Starbuck et Stubb. À mesure que le lard cède, la bande monte jusqu’à frôler la grande hune; les hommes cessent alors de virer au guindeau et pendant un moment la masse prodigieuse ruisselante de sang se balance de-ci de-là, comme descendue du ciel, et chacun doit l’éviter avec soin s’il ne veut pas qu’elle lui frictionne les oreilles et l’expédie, tête première, par-dessus bord.

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[15] La pelle utilisée pour le dépeçage de la baleine est du meilleur acier, elle a à peu près la dimension d’une main ouverte et la forme d’une bêche de jardinage, avec cette seule différence qu’elle est tout à fait plate et sensiblement plus étroite à son sommet, On la maintient toujours parfaitement aiguisée et, en cours de travail, on l’affûte de temps à autre comme un rasoir. Elle est emmanchée à une hampe de bois de vingt à trente pieds.

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