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Les martiens [The Martians - fr]

Электронная книга - «Les martiens [The Martians - fr]». Краткое содержание книги:

D’une mission d’entraînement en Antarctique aux terrifiantes tempêtes de sable qui balaient les canyons désolés de la planète rouge, Les Martiens met en scène toute une galerie de personnages ayant joué un rôle dans cette histoire de la colonisation de la planète soeur magistralement décrite par Kim Stanley Robinson dans sa trilogie martienne, d’ores et déjà saluée comme l’un des grands classiques de la science-fiction.
Depuis l’épopée des Cent — les premiers explorateurs —, ce sont des générations d’hommes et de femmes qui ont transformé en colonie durable ce qui n’était au départ qu’un avant-poste à l’existence bien ténue. Les expéditions internationales qui se sont succédé ont débouché sur la création d’un monde. Celui-ci a connu une évolution inéluctable, avec son cortège de luttes politiques, de révolutions et de conflits armés.
A une époque où la longévité est de l’ordre d’un siècle et demi, Les Martiens raconte l’épopée de générations d’humains vivant aux limites de la frontière ultime, où les paysages façonnés par les hommes sont sans cesse en butte aux monstrueux caprices de la nature.
Les Martiens, c’est la chronique épique d’une planète qui représente l’un des recours les plus plausibles de l’humanité. A l’horizon 2050, autrement dit demain…
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« La paléomagnétosphère reste à déterminer. » Vol 57, 2 août M-62. Par Russell, S., Coop du Laboratoire de Da Vinci.

D’après les dernières publications, la magnétosphère martienne serait négligeable depuis 3,5 giga-A-m environ.

« Similitudes entre les archéobactéries indigènes trouvées sous Ceraunius Tholus et les archéobactéries Methanospirillum jacobii du sous-sol de Columbia. » Vol. 58, 1er août M-63. Par Forbes, G.N., Département de microbiologie de l’Université martienne du Caire, Taneev, V.L., Institut d’études aréologiques d’Acheron, et Allan, P.F., Département de microbiologie de l’Université martienne du Caire.

Les organismes de type archéobactérien retrouvés à Ceraunius, et ce qui paraît être des nanofossiles de ces organismes, ressemblent par bien des points de vue physiques et chimiques aux Methanospirillum jacobii trouvés dans les roches du lit de la Columbia (voir figure 1.2). Dans tous les échantillons martiens on trouve un isotope d’azote lourd qui distingue l’atmosphère de Mars de toutes les autres réserves de gaz virtuelles du système solaire, ce qui élimine la possibilité de contamination comme origine possible. L’analyse partielle du génome des fragments d’ARN des organismes de Ceraunius présente une analogie de 44,6 % avec l’ADN des archéobactéries Methanospirillum jacobii trouvées sous Columbia. Cette analogie exclut une origine indépendante. L’ensemencement de la vie d’une planète à l’autre passe pour l’explication la plus plausible. L’analyse du taux de mutation de Lewontin-Thierry donne une date de division des deux espèces située vers 3,9 giga-A-m, c’est-à-dire vers la fin du bombardement intense.

« Prépondérance d’acides aminés lévogyres dans les organismes de type archéobactérien trouvés à Ceraunius. » Vol. 58, 2 octobre M-63. Par Forbes, G.N., Allan, P.F., et Wang, W.W., Département de microbiologie, Université martienne du Caire, et Taneev, V.L., Institut d’études aréologiques d’Acheron.

De même que les acides aminés lévogyres prédominent dans les Archaea ceraunii trouvées à Ceraunius Tholus, les acides aminés dextrogyres prédominent dans les Methanospirillum jacobii trouvés dans le sous-sol de Columbia, et dans des proportions similaires (cf. Ellsworth, N.W., 2067a). Les organismes morts depuis plus d’une année martienne présentaient à peu près le même pourcentage d’acides aminés dextrogyres et lévogyres. L’incidence élevée remarquée dans les échantillons prélevés à Ceraunius indique donc soit que les spécimens étaient vivants, soit qu’ils l’étaient encore au cours de la dernière année martienne. Il est maintenant établi (cf. Nabdullah, 2054) que les bactéries extrémophiles dont l’environnement se dégrade réagissent au stress en ralentissant leur métabolisme jusqu’à ce que la division cellulaire se produise moins d’une fois par siècle. Leurs fonctions biologiques étant temporairement suspendues, ou extrêmement ralenties, la meilleure indication de vie réside dans l’état biochimique, comme la présence d’acides aminés lévogyres.

« L’analyse génomique des nanobactéries de Ceraunius et de Columbia révèle une récente division de la population. » Vol. 59, 1er février M-64. Par Claparede, R., et Borazjani, H.X., Département d’écologie, et Oison, G.B., et Tresh, J.J., et alii, Département de microbiologie, Université martienne de Burroughs.

Il a été déterminé que, s’il semble y avoir des nanobactéries sous le flanc nord de Ceraunius, l’analyse du génome des fragments d’ADN des deux populations révèle qu’il est identique à 85,4 %. Le résultat de la recalibration du taux de mutation par Nguyen et McGonklin indique que les deux organismes ont subi une division au cours des 5 000 dernières générations.

Il en résulte que les roches de Ceraunius Tholus auraient été contaminées par des nanobactéries terriennes il y a une vingtaine d’années martiennes, c’est-à-dire pendant la période au cours de laquelle le tunnel de lave du flanc nord du volcan a été utilisé comme cours d’eau. Cette pratique a été interrompue par ordre de la cour environnementale globale (cf. Procédures de la CEG, M-46, p. 3245-47), le fond du tunnel ayant été trouvé trop poreux et, selon les termes du rapport, « présentant un risque considérable de contamination du régolite profond ».

« Les formations stromatolitiques de Ceraunius Tholus correspondent à la structure et à la composition chimique de la geysérite hydatogène découverte sous Tharsis Tholus. » Vol. 60, 1er mai M-6S. Par Borazjani, H.X., Département d’écologie, Robertson, L.D., Wulf, V.W., et Flores, N., Département d’aréologie, Université martienne de Burroughs.

Un dépôt siliceux composé de silicates d’opaline presque pur a été découvert lors de forages dans Tharsis Tholus. La source thermale située à 4,2 km sous la surface du flanc ouest était encore active, et la formation de geysérite résultante est manifestement d’origine abiologique. On n’a trouvé aucune microbactérie, nanobactérie ou archéobactérie, non plus qu’aucun nanofossile, dans les roches analysées, qui ont toutes été prélevées et manipulées à l’aide des techniques stériles préconisées par la CEG.

« L’analyse mitochondrique des Archaea ceraunii et des Methanospirillum jacobii de Columbia indique que la population de Ceraunius est la plus ancienne des deux. » Vol. 60, 2 mai M-65. Par Forbes, G.N., Département de microbiologie, et Pieron, I.I., Département de génétique, Université martienne du Caire, et Kim, C.H., Institut d’aréophysique de Senzeni Na.

Bien que le processus abiologique explique la formation de geysérite de Ceraunius Tholus, les taux d’imprégnation de la lave basaltique tels que calculés par Russell et alii, M-12t, indiquent que les archéobactéries qui tapissent les fractures du basalte ne peuvent avoir pénétré assez rapidement dans la roche pour être d’origine anthropogénique. L’analyse des mitochondries montre clairement que les Archaea ceraunii fossiles trouvées sur le site parmi des spécimens vivants sont plus anciennes que les Methanospirillum du sous-sol de Columbia. L’analyse des mitochondries suggère aussi que les espèces terriennes descendantes se sont séparées de leur ancêtre il y a environ 180 années martiennes, à l’époque où le cratère SNC s’est formé, et où les météorites SNC ont été projetées dans l’espace (cf. Matheson, N., 1997b). Il en résulte que les archéobactéries auraient pu arriver sur Terre dans les météorites de SNC.

« Les météorites SNC ne viennent pas forcément du cratère SNC. » Vol. 60, 1er décembre M-65. Par Claparede, R., Département d’écologie ; Xthosa, N., Institut d’aréophysique de Senzeni Na, et Taneev, V.L., Institut d’études aréologiques d’Acheron.

L’analyse spectrographique des météorites de Shergotty et de Zagami montre que les deux pierres diabasiques se composent essentiellement de pyroxènes, la pigeonite et l’augite, et de maskelynite, un verre plagioclase choqué. La maskelynite est zonée, avec des phases annexes de titanomagnétite, d’ilménite, de pyrrhotite, de fayalite, de tridymite, de whitlockite, de chlorapatite et de baddeleyite. Les investigations in situ de la diabase bréchiforme du cratère SNC et de la région environnante révèlent que l’ilménite et la whitlockite manquent dans l’inventaire. Les études d’un autre cratère ovale du même âge et de la même taille du massif d’Elysium, le cratère Tf, montrent qu’il présente la même diabase bréchiforme, avec les mêmes phases annexes, que le cratère SNC et les environs. La diabase du cratère Tf présente aussi une texture poecilitique identique à celle que l’on a observée dans la météorite de Chassigny (Banin, Clark et Wänke, 1992). N’importe lequel de ces cratères pourrait être à l’origine des météorites SNC trouvées sur Terre.

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