Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]
Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]

Электронная книга - «Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]». Краткое содержание книги:

Le Dôme : personne n’y entre, personne n’en sort. A la fin de l’automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu’est ce dôme transparent, d’où il vient et quand — ou si — il partira. L’armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l’intérieur de Chester Mill se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu’à l’os, voit tout de suite le bénéfice qu’il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s’installe et la résistance s’organise autour de Dale Barbara, vétéran de l’Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville…
1 ... 70 71 72 73 74 75 76 77 78 ... 154
Перейти на страницу:

8

Lorsque Barbie et Brenda Perkins quittèrent l’hôtel de ville à onze heures, la réunion se poursuivait encore. Ils descendirent Main Street à pied jusqu’à Morin Street sans beaucoup parler, au début. Il y avait encore quelques exemplaires de l’édition spéciale duDemocrat au coin de Main Street et Maple Street. Barbie en dégagea un du caillou qui les retenait. Brenda avait une petite lampe-stylo dans son sac et elle braqua le rayon sur la manchette.

« On devrait le croire plus facilement en le voyant imprimé noir sur blanc, mais non, dit-elle.

— En effet, admit Barbie.

— Vous et Julia, vous vous êtes entendus pour faire en sorte que James ne puisse pas cacher ce truc, hein ? »

Barbie secoua la tête. « Il ne l’aurait pas fait, de toute façon, parce que c’est impossible. Quand le missile va frapper, ça va faire un sacré boucan. Julia voulait seulement que Rennie n’aille pas raconter l’histoire à sa façon, quelle qu’elle soit. » Il tapota la feuille. « Pour être parfaitement franc, je vois cela comme une assurance. Le conseiller Rennie doit se dire, si Barbie est en avance sur moi là-dessus, sur quoi d’autre l’est-il aussi ?

— James Rennie peut être un adversaire très dangereux, mon ami. »

Ils reprirent leur marche. Brenda replia le journal et le mit sous son bras. « Mon mari faisait une enquête sur lui.

— À propos de quoi ?

— Je ne sais pas trop ce que je peux vous dire. J’ai l’impression que soit je vous dis tout, soit je ne peux rien vous dire. Et Howie ne détenait aucune preuve absolue — je sais au moins cela. Mais il n’en était pas loin.

— Ce n’est pas une question de preuves, lui fit remarquer Barbie. Il s’agit que je ne me retrouve pas en prison demain, si jamais les choses tournent mal. Si ce que vous savez peut m’aider…

— Si ne pas aller en prison est votre seul souci, vous me décevez, Barbie. »

Ce n’était pas le seul, et Barbie se doutait que la veuve Perkins le savait. Il avait écouté attentivement pendant la réunion, et Rennie avait eu beau faire beaucoup d’efforts pour se montrer charmant et des plus raisonnables, Barbie en était ressorti glacé. Il pensait qu’en dépit de tous ses substituts gentillets de gros mots, l’homme était un vrai rapace. Il garderait le contrôle jusqu’à ce qu’on le lui arrache ; il prendrait ce dont il avait besoin jusqu’à ce qu’on l’arrête. Ce qui le rendait dangereux pour tout le monde, pas seulement pour Dale Barbara.

« Mrs Perkins…

— Brenda, vous avez oublié ?

— Oui, Brenda. Voici comment je vois les choses, Brenda : si jamais le Dôme reste en place, cette ville va avoir besoin de l’aide de quelqu’un d’autre que celle d’un revendeur de voitures d’occasion pris de la folie des grandeurs. Je ne pourrai aider personne si je suis en cabane.

— Howie soupçonnait fortement Big Jim de s’en mettre plein les poches.

— Comment ? Par quel biais ? Et dans quelles proportions ?

— Voyons d’abord ce qui se passe avec le missile. S’il ne fait pas sauter le Dôme, je vous dirai tout. Sinon, j’irai voir le procureur général quand la poussière sera retombée. Et, pour reprendre le refrain de Ricky Ricardo, James Rennie aura quelques s’plications à donner.

— Vous n’êtes pas la seule à attendre ce qui va arriver avec le missile. Ce soir, Rennie a fait son numéro de charme. Si le missile rebondit au lieu de passer au travers, je crois que nous verrons le vrai Big Jim. »

Brenda éteignit sa lampe et leva les yeux. « Regardez les étoiles, dit-elle. Tellement brillantes… les Pléiades… la Grande Ourse… Cassiopée… Rien n’a changé. Je trouve cela réconfortant. Pas vous ?

— Si. »

Ils restèrent quelques instants sans rien dire, contemplant l’arc lumineux de la Voie lactée. « Mais elles me font toujours sentir très petite et très… très fugace. » Elle rit, puis ajouta — assez timidement : « Puis-je prendre votre bras, Barbie ?

— Bien sûr. »

Elle lui prit le coude. Il mit sa main sur la sienne, et il la raccompagna chez elle.

9

Big Jim suspendit la réunion à vingt-trois heures trente. Pete Randolph souhaita une bonne nuit à tout le monde et partit. Il prévoyait de commencer l’évacuation de l’ouest de la ville à sept heures précises, espérant avoir dégagé tout le secteur de Little Bitch Road vers midi. Andrea le suivit, marchant lentement, se tenant le bas du dos à deux mains. Une position que chacun lui connaissait bien.

Bien que très soucieux à l’idée de son rendez-vous avec Lester Coggins (et il avait sommeil aussi ; il aurait bien aimé pouvoir dormir un peu), Big Jim lui demanda si elle ne pouvait pas rester quelques minutes de plus.

Elle le regarda, l’air interrogatif. Derrière Big Jim, Andy Sanders rangeait ostensiblement les dossiers dans la grande armoire métallique grise.

« Et ferme la porte », ajouta Big Jim d’un ton jovial.

Inquiète à présent, elle fit ce qu’on lui demandait. Andy terminait ses rangements de fin de réunion, mais il se tenait les épaules voûtées, comme dans l’attente d’un coup. Quelle que fût la question que Big Jim voulait aborder, Andy était déjà au courant. Et son attitude n’augurait rien de bon.

« Qu’est-ce que tu as en tête, Jim ? demanda-t-elle.

— Rien de sérieux. » Ce qui voulait dire que ça l’était. « Mais j’ai eu l’impression, Andrea, que tu faisais pas mal copain-copain avec ce Barbara, avant la réunion. Et aussi avec Brenda, d’ailleurs.

— Avec Brenda ? Mais c’est… », elle commença à dire ridicule, mais cela lui parut un peu trop fort. « … c’est idiot. Je connais Brenda depuis trente ans…

— Et Mr Barbara depuis trois mois. Si tu considères, en plus, que manger ses gaufres et son bacon est une façon de le connaître.

— Je crois que c’est le colonel Barbara, à présent. »

Big Jim sourit. « C’est un peu difficile à prendre au sérieux, pour un type dont l’uniforme se réduit à un blue-jean et un T-shirt.

— Tu as vu la lettre du Président.

— J’ai vu quelque chose que Julia Shumway a très bien pu fabriquer sur son fichu ordinateur. Pas vrai, Andy ?

— Absolument », répondit Andy sans se retourner.

Il finissait son rangement. En fait, rangeait de nouveau ce qu’il venait de ranger.

« Et à supposer que cela vienne du Président ? » reprit Big Jim. Le sourire qu’elle haïssait se répandit sur le gros visage joufflu. Andrea se rendit compte, avec une certaine fascination, qu’elle voyait un début de chaume sur ses joues — peut-être pour la première fois ; et elle comprit pourquoi il se rasait aussi soigneusement. Cette barbe naissante lui donnait un sinistre air nixonien.

« Eh bien… » Son inquiétude virait à la panique. Elle aurait voulu dire à Big Jim qu’elle n’avait fait que se montrer polie, mais il y avait eu un peu plus que cela, et quelque chose lui disait que Big Jim s’en était rendu compte. Il se rendait compte de beaucoup de choses. « Eh bien, c’est le commandant en chef, tu sais. »

Big Jim eut un geste méprisant. « Tu veux savoir ce que c’est qu’un commandant, Andrea ? Je vais te le dire. Un commandant, c’est quelqu’un qui mérite la loyauté et l’obéissance parce qu’il est capable de procurer des ressources à ceux qui en ont besoin. En principe, c’est un accord honnête.

— Oui ! s’écria-t-elle. Des ressources comme le missile de croisière !

— Et si ça marche, ce sera parfait.

1 ... 70 71 72 73 74 75 76 77 78 ... 154
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)