Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Исторические приключения » Les Habits Noirs Tome VIII - La Bande Cadet
Les Habits Noirs Tome VIII - La Bande Cadet - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Les Habits Noirs Tome VIII - La Bande Cadet

Электронная книга - «Les Habits Noirs Tome VIII - La Bande Cadet». Краткое содержание книги:

Les deux derniers tomes de ce cycle criminel ont pour thème central la recherche frénétique du trésor des Habits noirs, caché jalousement par le colonel Bozzo. Dans les Compagnons du trésor se trouve entrelacée à cette quête la sanglante loi de succession de la famille Bozzo, dont l'ancêtre est Fra Diavolo: le fils doit tuer le père pour lui succéder, à moins que le père ne tue le fils. L'architecte Vincent Carpentier, qui a construit la cache du trésor pour le colonel Bozzo, est poursuivi par l'idée fixe de la retrouver. Son fils adoptif, le jeune peintre Reynier, découvre par hasard qu'il est le petit-fils du colonel Bozzo…
1 ... 62 63 64 65 66 67 68 69 70 ... 96
Перейти на страницу:

– Ta prière! répéta-t-iclass="underline" je jure ma parole sacrée que je n’en ai jamais soufflé mot à personne, excepté… Mais n’importe! comment cet oiseau-là a-t-il pu deviner la chose du papier?

– Je vous l’ai dit, prononça Tilde avec solennité: il sait tout… tout!

– Et ils l’ont refusé à la rue de Jérusalem! comme c’est ça!

– Laissez-moi finir, maintenant, reprit la jeune fille, car nous aurons à travailler cette nuit, nous deux… Le jour venait, M. Pistolet a été obligé de s’en aller, mais il m’a dit de venir chez lui et j’y ai été.

«Si vous saviez combien il a de petits papiers dans ses boîtes de carton où mon histoire est, et la vôtre aussi, et celle de tout le monde.

«Il dit qu’avec cela, un jour ou l’autre, il mettra la rue de Jérusalem tout entière dans sa poche: j’entends l’administration, et qu’alors il la nettoiera au couteau comme on gratte la crasse qui est autour des moules, et que la nuit de Paris sera éclairée autrement que par les réverbères dont la lueur ne peut pas pénétrer au fond des caves.

«Ah! il dit encore bien d’autres choses! Il tient les Habits Noirs, la bande Cadet, les Compagnons du Trésor et le reste… mais tout cela ne nous regarde pas… Excepté deux rapports pourtant qu’il m’a donnés parce qu’ils concernent le prince Georges, mon ami…

– Comment! fit Échalot: le prince Georges de Souzay! celui qui va se marier avec mademoiselle Clotilde! C’est ton prince, à toi aussi!

Lirette secoua la tête d’un air mutin et dit:

– Jamais il ne se fera, le mariage! M. Pistolet ne veut pas! Et moi donc! Je ne veux pas non plus! J’aime bien mademoiselle Clotilde, mais… Ah! j’en mourrais, papa Échalot. J’ai raconté à M. Pistolet tout ce qui s’est passé entre mon Georges et moi…

– Que s’est-il donc passé, fifille?

– Tous les soirs je lui portais un bouquet de violettes…

– Gratis?

– Hélas non! il me le payait; mais c’est égal, M. Pistolet, qui sait tout m’a dit: «C’est vous qu’il aime.» Et il m’a dit encore… Ah! est-ce que je sais tout ce qu’il m’a dit! Georges n’a plus qu’un bras; jamais je ne m’en étais aperçu.

– Et tu l’aimes tout de même, un manchot?

– Je l’aime davantage… et puis, il n’est peut-être pas prince…

– Qui ça? Pistolet?

– Eh! non! Georges.

– Alors, nom de nom! Un manchot, qui n’est pas même prince…

– Je l’aimerai mille fois plus! J’aurais consenti à lui tout devoir, mais ce serait un si grand bonheur que de lui donner tout!

– Attends! dit Échalot.

Il se recueillit un instant, puis il ajouta:

– Compris, le sentiment et sa délicatesse! C’est Mme Doche qui dit ça à Mélingue dans Les Orphelins de l’Abîme; même que Mélingue se rebiffe drôlement…

– Mais Georges ne se rebiffera pas! J’ai bien accepté son déjeuner au cimetière… et il m’aimera tant!

Tant en parlant, elle avait pris dans la poche de son tablier deux papiers qu’elle déplia.

– Voici les deux rapports de M. Pistolet, dit-elle. Je lis d’abord celui qui a été rédigé en dernier lieu parce qu’il relate des événements plus anciens. Écoutez cela.

Il était plus d’une heure après minuit, et le bon Échalot avait les yeux gros de sommeil; mais il rapprocha son siège bravement.

Lirette lut:

«- Rapport n° 22, adressé à Mlle Clotilde de Clare, (Lirette, de l’établissement Échalot, place Clichy) par J. Clampin, dit Pistolet, ancien auxiliaire de l’inspecteur Badoit.

«Je n’ai encore acquis aucune certitude au sujet des deux jeunes gens qui habitent l’hôtel de Souzay. Tous les deux sont fils de Mme la duchesse, mais lequel des deux est l’héritier de Clare? Il y en a un, en effet, qui est né avant le mariage. Tenez le fait pour certain: j’ai les preuves à l’appui.

«Mme la duchesse semble avoir pris à tâche de faire planer une incertitude sur l’état civil de ses deux enfants. Mariée en Écosse, devenue mère à l’étranger, elle se sépara de son mari plusieurs années avant la mort de ce dernier, qui lui refusa à l’heure suprême son acte de mariage, et l’acte de naissance de Georges, duc de Clare.

«Après 1830, lors de l’incendie de l’Archevêché, Mme la duchesse fit néanmoins courir le bruit que ses papiers de famille, déposés pour être régularisés, au point de vue des prescriptions ecclésiastiques, avaient été brûlés.

«Ce qui était mensonge.

«Dans la maison de Mme la duchesse, il y en a un double courant d’opinion.

«Georges passe pour être le jeune duc; mais Albert, qui passe pour n’être que son secrétaire, accepte les respects de Georges dans l’intimité. C’est Albert qui a eu de tout temps le monopole des caresses maternelles (ce qui ne prouverait pas du tout qu’il fût le fils légitime); son frère l’appelle M. le duc.

«Parmi les domestiques, Tardenois, Larsonneur et tous ceux qui sont dans le secret de famille appellent aussi Albert «M. le duc.» Ma croyance personnelle est que Mme la duchesse Angèle de Clare a joué un jeu très serré, auquel nul ne connaît rien, sinon elle-même. C’est donc elle-même que je compte interroger à l’heure voulue, qui ne tardera pas à sonner.

«Le but du présent rapport est d’apprendre à Mlle de Clare (Lirette), avec laquelle j’ai passé un contrat pour prestation de bons offices et fourniture de renseignements, comment le prince Georges fut privé de son bras droit par le chef de la bande Cadet…»

– Si je m’endors, interrompit ici Échalot, pince-moi jusqu’au sang, gaminette! De ne pas savoir tout ça, j’aimerais mieux qu’on me prendrait six francs dans mon sac!

Lirette poursuivit:

«- M. le marquis de Tupinier, dit Cadet-l’Amour, s’était emparé (vers 1842) de Georges, placé en apprentissage par sa mère chez un marbrier du cimetière Montmartre. Le fait de ce rapt prouverait encore en faveur de l’état civil du prince Georges, mais Cadet-l’Amour pouvait être mal ou insuffisamment renseigné: j’ai d’autres indices.

«Depuis la mort du colonel (est-il réellement mort?), les Habits Noirs sont presque aussi mal dirigés que la police elle-même…

– Ah! fit Échalot, pour rancunier, le petit, ça y est!

«- Si l’administration, continua Lirette, voulait tendre ou laisser tendre la moindre trappe, tous ces bandits dont elle nie l’existence iraient s’y prendre d’eux-mêmes à la queue leu leu. Ils n’ont gardé qu’une force, c’est le talent supérieur qu’ils déploient pour payer la loi. Il sera parlé plus amplement de cette force dans un autre rapport.

«Cadet-l’Amour se cachait en même temps lui-même sous l’espèce d’un pauvre marbrier, établi dans les terrains vagues qui entouraient le nouveau cimetière de Clignancourt. Traqué par la justice, il emmena le jeune Georges en province dans le château du Bréhut, qui est la propriété de la comtesse Marguerite de Clare. Ce doit être en Bretagne.

«Là, Georges, ou plutôt Clément, car on l’appelait ainsi, se trouva le compagnon d’étude et de jeux de la jeune fille (j’ignore son vrai nom) qu’on faisait passer, dès lors, pour Clotilde de Clare, en remplacement de la vraie Clotilde de Clare, qui s’était sauvée.

1 ... 62 63 64 65 66 67 68 69 70 ... 96
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)