Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Исторические приключения » Les Habits Noirs Tome VIII - La Bande Cadet
Les Habits Noirs Tome VIII - La Bande Cadet - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Les Habits Noirs Tome VIII - La Bande Cadet

Электронная книга - «Les Habits Noirs Tome VIII - La Bande Cadet». Краткое содержание книги:

Les deux derniers tomes de ce cycle criminel ont pour thème central la recherche frénétique du trésor des Habits noirs, caché jalousement par le colonel Bozzo. Dans les Compagnons du trésor se trouve entrelacée à cette quête la sanglante loi de succession de la famille Bozzo, dont l'ancêtre est Fra Diavolo: le fils doit tuer le père pour lui succéder, à moins que le père ne tue le fils. L'architecte Vincent Carpentier, qui a construit la cache du trésor pour le colonel Bozzo, est poursuivi par l'idée fixe de la retrouver. Son fils adoptif, le jeune peintre Reynier, découvre par hasard qu'il est le petit-fils du colonel Bozzo…
1 ... 63 64 65 66 67 68 69 70 71 ... 96
Перейти на страницу:

«C’était et c’est encore une charmante créature, aussi bonne que belle. Je penche à croire qu’elle avait toujours porté ce prénom de Clotilde, et qu’on l’avait choisie un peu pour cela.

«Les deux enfants s’aimaient bien, quoique Clément parlait souvent d’une autre Tilde qu’il n’avait vue qu’une fois, mais dont il se souvenait toujours.

«Cadet-l’Amour est un tigre à face humaine qui se délecte à faire le mal. Il a la vocation du tourmenteur.

«Une fois, pour je ne sais quelle peccadille, il avait enfermé le jeune Clément dans sa chambrette; et celui-ci, enfant agile et hardi, était parvenu à s’enfuir par sa fenêtre pour aller jouer avec sa petite amie Clotilde. Sans faire semblant de rien, Cadet-l’Amour avait observé la manière dont Clément s’y était pris pour descendre au jardin. Il le remit aux arrêts pour le lendemain et pendant la nuit qui suivit on aurait pu entendre quelqu’un travailler sous la fenêtre du jeune prisonnier. Nul ne remarqua cela.

«Vers le soir du lendemain, Clément, qui était resté en repos toute la journée, vit Clotilde dans le jardin et voulut descendre de nouveau près d’elle comme la veille.

«C’était facile: une grande vigne en espalier se collait à la muraille comme une échelle.

«À quelques pieds de terre se trouvait un crampon qui avait servi, la veille, à Clément, pour appuyer sa main. Quand il voulut le saisir de nouveau sous les feuilles qui le cachaient, il poussa un grand cri de détresse.

«Cadet-l’Amour avait établi là un mécanisme de piège à renard, dont les dents traversaient le poignet de Clément. C’était à cela qu’il avait travaillé le soir de la veille.

«Deux personnes vinrent à l’appel de Clément: mademoiselle Tilde d’abord; mais elle s’arrêta épouvantée à la vue de Cadet-l’Amour qui, au lieu de secourir le blessé, se mit à le battre, frappant de préférence sur son bras captif avec un échalas qu’il avait, en disant: «Cela t’apprendra!»

«Clément ne poussa pas un cri. Une rage folle l’avait pris; il appuyait son bras avec violence sur le rebord coupant du piège, essayant ainsi de se dégager à tout risque pour bondir sur son bourreau qui battait toujours.

«Clément réussit à se dégager.

«Mais sa main, arrachée, resta prise entre les dents d’acier, et quand il voulut s’élancer, il tomba évanoui.

«Cadet-l’Amour le poussa du pied avant de s’éloigner.

«Clotilde vint. Elle enveloppa de son mieux le pauvre bras déchiré, et tout enfant qu’elle était, elle parvint à porter Clément jusqu’à la porte du jardin où deux hommes attendaient.

«On verra pourquoi ces deux hommes étaient là dans les rapports marqués 7 et 11, concernant, savoir: le premier Tardenois, l’autre le Dr Abel Lenoir, le rapport marqué n° 5 et consacré à Angèle, duchesse de Clare, dira les efforts qu’elle avait faits pour retrouver son fils…»

– As-tu ces trois rapports-là? demanda Échalot: me voilà éveillé pour huit jours, tu sais?

– Je n’ai que le rapport n° 1, répondit Lirette qui était pâle comme une morte. Se peut-il que Dieu laisse vivre un tigre pareil!

– Et encore, ajouta Échalot en fermant les poings, que l’Éternel lui a communiqué la capacité de se dissimuler dans Paris sous des déguisements divers, et tous impénétrables, sans discontinuer ses crimes et délits que l’administration n’y voit que du feu. Il était encore ici n’y a pas une heure et je causais avec lui bien tranquillement.

– Ici! répéta la jeune fille, et vous, papa Échalot, qui êtes un honnête homme, brave et fort, vous ne vous êtes pas jeté sur lui! Vous n’avez pas appelé les voisins, la garde!…

– Ne te monte pas! interrompit le bonhomme, non sans quelque embarras. Tu vas comprendre. D’abord, de dénoncer comme ça le monde, c’est manquer à l’honneur! À moins qu’on en soit de la préfecture, attaché et rétribué fixement; or, j’y en ai été écarté, au contraire, comme ayant trop de moyens. En second lieu, un chacun a ses petites particularités intimes, qui l’empêchent de s’approcher de trop près du gouvernement. En troisième, quoique innocent, je le jure, j’ai été compliqué, malgré ma probité, dans des intrigues importantes de premier ordre; j’ai joué la poule à L’Épi-Scié… et si la bande Cadet, à sa prochaine histoire, me prenait pour payer la loi… Dame!

Lirette déplia le second papier vivement.

– Ces mots sont là-dedans, dit-elle: Épi-Scié, payer la loi…

– Est-ce vrai! s’écria Échalot. Alors, lis vite, gaminette! N’ayant jamais été à proximité de rien d’immoral dans ton innocence, tu es peut-être destinée par la Providence à jouer le rôle de celle qui est le doigt de Dieu tout à la fin du dernier acte. D’ailleurs, ça m’amuse… Lis vite.

XII Payer la loi

Lirette commença aussitôt sa seconde lecture.

«- Rapport n° 1, présenté à monsieur (le nom était biffé avec soin) par Joseph Clampin, dit Pistolet, ancien auxiliaire particulier de l’inspecteur Badoit, rue Vieille-du-Temple, n°… à Paris.

«(Note pour mademoiselle Clotilde (Lirette). Ceci est mon début et je ne maniais pas encore la plume avec facilité. J’ai rédigé ce rapport trois semaines environ avant le crime de la rue de la Victoire. Comme je suis sûr de vaincre un jour les mauvaises volontés et de parvenir à des postes avantageux dans l’administration, je ne nomme personne parmi ceux qui m’ont repoussé: devant être plus tard leur collègue ou leur supérieur.)

«Monsieur le (titre raturé), je prends la liberté de vous adresser les renseignements suivants comme spécimen de mon savoir-faire; avec l’expression respectueuse de mon envie d’obtenir une place d’inspecteur auxiliaire dans votre honoré service.

«Le 10 décembre 1852, au matin, j’appris par un moyen à moi particulier qu’une réunion de la bande Cadet devait avoir lieu le soir même à l’estaminet de L’Épi-Scié, sis rue des Fossés-du-Temple, avec entrée sur le boulevard, au lieu-dit La Galiote.

«Je n’ai pas à vous apprendre que depuis longtemps le bruit public désigne ce repaire comme un des principaux rendez-vous des malfaiteurs subalternes soudoyés par les Habits Noirs…

– Repaire! grommela Échalot: c’est un joli établissement! Cinq billards! Excusez!

Lirette continuait:

«- J’avais fait de longue main, et dans un but que je n’ai pas besoin de vous expliquer, la connaissance de la vieille dame de comptoir qui porte ce sobriquet: la reine Lampion.

«Elle passe pour avoir été dans sa jeunesse la concubine d’un homme que mon ancien patron, M. Badoit, inspecteur éclairé pendant bien des années, sur votre ordre exprès: M. Lecoq de la Périère, dit Toulonnais-l’Amitié. Grâce à elle, ma figure est connue autour des billards.

«Je peux entrer et sortir sans exciter le soupçon.

«C’est dans la première salle de billard à droite en entrant que les débris de l’association des Habits Noirs se rassemblent ordinairement: Je dis les débris, car, depuis la mort du Père-à-tous, l’armée du Fera-t-il jour demain? semble aller à la débandade, et c’est à peine si on parle encore argot de temps en temps à L’Épi-Scié.

«Ce soir-là, cependant, il y avait au billard une animation extraordinaire, et je reconnus bon nombre des anciens habitués parmi les joueurs de poule, entre autres le voleur Cocotte, son ami Piquepuce que j’avais complètement perdu de vue, Saladin, un coquin à peine sorti de l’enfance…

1 ... 63 64 65 66 67 68 69 70 71 ... 96
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)