Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » La voix des morts [Speaker for the Dead - fr]
La voix des morts [Speaker for the Dead - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La voix des morts [Speaker for the Dead - fr]

Электронная книга - «La voix des morts [Speaker for the Dead - fr]». Краткое содержание книги:

3 000 ans ont passé depuis le massacre des doryphores. Mais seulement vingt-six ans pour Ender Wiggin. Paradoxe de la relativité du temps dans l’espace ! Hanté par sa participation au génocide d’un peuple, Ender poursuit sa quête : trouver une planète où il pourra enfin déposer le cocon de la reine des doryphores.
Serait-ce Lusitania ? Là vivent les piggies, drôles de petits cochons à l’esprit agile. Des êtres étranges, véritable énigme pour les hommes. N’ont-ils pas assassiné, sans mobile apparent, le scientifique qui les étudiait ? Une mort mystérieuse et rituelle. Ender s’est jure de découvrir la vérité sur ce meurtre. Malgré la peur et l’incompréhension des hommes.
La paix régnera-t-elle un jour entre des races aussi différentes ? Les hommes, les piggies et… pourquoi pas les doryphores ?
1 ... 54 55 56 57 58 59 60 61 62 ... 111
Перейти на страницу:

Olhado s’adressa au mur, les yeux fermés, repassant ce qu’il avait vu de la partie.

— Vous avez fouillé, accusa Novinha. Et vous n’avez pas été discret. Est-ce cela que les Porte-Parole des Morts considèrent comme de la « tactique » ? Est-ce cela ?

— Cela vous a fait venir jusqu’ici, n’est-ce pas ?

Le Porte-Parole sourit.

— Que cherchiez-vous dans mes archives ?

— Je suis venu Parler la mort de Pipo.

— Je ne l’ai pas tué. Mes dossiers ne vous regardent pas.

— Vous m’avez appelé.

— J’ai changé d’avis. Je regrette. De toute façon, cela ne vous donne pas le droit de…

Sa voix se fit soudain très douce et il s’agenouilla devant elle afin qu’elle puisse entendre ses paroles.

— Pipo a appris quelque chose grâce à vous et, quelle que soit la nature de cette information, elle explique pourquoi les piggies l’ont tué. Alors, vous avez isolé vos archives afin que personne ne puisse les consulter. Vous avez même refusé d’épouser Libo, afin qu’il ne puisse pas accéder à ce que Pipo savait. Vous avez altéré, déformé, votre vie et celle de tous les êtres que vos aimiez afin d’empêcher Libo, et maintenant Miro, de découvrir ce secret et de mourir.

Novinha se sentit soudain glacée, puis ses mains et ses pieds se mirent à trembler. Il n’était là que depuis trois jours et, déjà, il savait ce que seul Libo avait deviné.

— Ce sont des mensonges, dit-elle.

— Ecoutez-moi, Dona Ivanova. Cela n’a pas fonctionné. Libo est mort tout de même, n’est-ce pas ? Quel que soit votre secret, le fait que vous l’ayez gardé ne lui a pas sauvé la vie. Et cela ne sauvera pas davantage celle de Miro. L’ignorance et la tromperie ne peuvent sauver personne. Le savoir peut sauver les gens.

— Jamais, souffla-t-elle.

— Je peux comprendre que vous ayez caché cela à Libo et à Miro, mais qu’est-ce que je représente pour vous ? Je ne représente rien, en conséquence peu importe que je connaisse le secret et qu’il me tue.

— Peu importe que vous soyez vivant ou mort, reconnut Novinha, mais vous n’accéderez jamais à ces archives.

— Vous ne semblez pas comprendre que vous n’avez pas le droit de mettre des bandeaux sur les yeux des gens. Votre fils et sa sœur vont quotidiennement chez les piggies et, à cause de vous, ils ne savent pas si ce qu’ils vont dire ou faire dans l’instant suivant ne les condamnera pas à mort. Demain, je les accompagnerai parce que je ne peux pas Parler la mort de Pipo sans m’être entretenu avec les piggies…

— Je ne veux pas que vous Parliez la mort de Pipo.

— Je me fiche de ce que vous voulez, je ne le fais pas pour vous. Mais je vous supplie de me dire ce que Pipo savait.

— Vous ne saurez jamais ce que Pipo savait parce qu’il était bon, calme et aimant et qu’il…

— Qu’il s’est occupé d’une adolescente solitaire et effrayée et qu’il a guéri les blessures de son cœur.

Tout en disant cela, il posa la main sur l’épaule de Quara.

Cela dépassait ce que Novinha pouvait endurer.

— N’ayez pas l’impudence de vous comparer à lui ! Quara n’est pas orpheline, vous entendez ? Elle a une mère, moi, et elle n’a pas besoin de vous ; d’ailleurs, nous n’avons besoin de vous ni les uns ni les autres !

Puis, inexplicablement, elle se mit à pleurer. Elle ne voulait pas pleurer devant lui. Elle n’avait pas envie d’être ici. Il mélangeait tout. Elle gagna la porte en trébuchant et la claqua derrière elle. Quim avait raison. Il était comme le diable. Il savait trop de choses, exigeait trop, donnait trop et, déjà, ils avaient tous trop besoin de lui. Comment avait-il fait pour acquérir un tel pouvoir sur eux en aussi peu de temps ?

Puis il lui vint une idée qui bloqua immédiatement les larmes qu’elle n’avait pas versées et l’emplit de terreur. Il avait dit que Miro et sa sœur allaient quotidiennement chez les piggies. Il savait. Il connaissait tous les secrets.

Tous, sauf celui qu’elle-même se refusait à connaître – celui que Pipo avait découvert dans la simulation. S’il parvenait à le découvrir, il saurait tout ce qu’elle cachait depuis des années. Lorsqu’elle avait appelé le Porte-Parole, elle voulait qu’il découvre la vérité sur Pipo ; au lieu de cela, il était venu exposer sa vérité à elle.

La porte claqua. Ender s’appuya sur le tabouret que Novinha venait de quitter, puis se cacha le visage dans les mains.

Il entendit Olhado se lever et traverser lentement la pièce.

— Vous avez tenté de pénétrer dans les dossiers de maman ? demanda-t-il à voix basse.

— Oui, répondit Ender.

— Vous m’avez demandé de vous apprendre à faire des recherches afin de pouvoir espionner ma mère. Vous avez fait de moi un traître.

Aucune explication, pour le moment, n’aurait pu satisfaire Olhado ; Ender ne tenta pas d’en donner. Il attendit en silence tandis qu’Olhado gagnait la porte et s’en allait.

Le tourbillon dans lequel il se trouvait était perceptible, toutefois, par la reine. Il la sentit bouger dans son esprit, attirée par son désespoir. Non, lui dit-il intérieurement, tu ne peux rien faire et je ne peux rien expliquer. Des choses humaines, voilà tout ; des problèmes humains étranges et étrangers que tu ne peux pas comprendre.

‹ Ah. › Et il sentit qu’elle le caressait intérieurement, le caressait comme la brise dans les feuilles d’un arbre ; il perçut la puissance et la vigueur du bois dressé vers le ciel, l’étreinte ferme des racines dans la terre, le jeu tendre du soleil sur les feuilles. ‹Tu vois ce qu’il m’a appris, Ender, la paix qu’il a trouvée› L’impression s’estompa tandis que la reine sortait de son esprit. La puissance de l’arbre resta en lui, la paix de sa quiétude remplacée par son silence douloureux.

Il ne s’était écoulé qu’un instant ; le claquement de la porte fermée par Olhado résonnait encore dans la pièce. Près de lui, Quara se leva d’un bond, et gagna son lit. Elle y monta et sauta deux ou trois fois dessus.

— Tu n’as duré que deux jours, dit-elle joyeusement. À présent, tout le monde te hait.

Ender eut un rire sans joie et se tourna vers elle.

— Toi aussi ?

— Oh, oui, répondit-elle. J’ai été la première à te haïr, sans compter Quim, peut-être.

Elle quitta le lit et gagna le terminal. Une touche à la fois, elle appela soigneusement un programme. Une double colonne d’additions apparut.

— Tu veux que je fasse du calcul ?

Ender se leva et la rejoignit.

— Bien sûr, répondit-il. Ces opérations me paraissaient très difficiles. »

— Pas pour moi, dit-elle fièrement. Je peux les faire plus vite que tous les autres.

ELA

MIRO : Les piggies se considèrent comme des mâles, mais nous n’avons que leur parole.

OUANDA : Pourquoi mentiraient-ils ?

MIRO : Je sais que tu es jeune et naïve, mais il manque le matériel.

OUANDA : J’ai réussi mon examen d’anatomie. Rien ne prouve qu’ils procèdent de la même façon que nous.

MIRO : Manifestement non. (À propos, NOUS ne le faisons pas du tout.) Je crois bien que j’ai deviné où se trouvent leurs parties génitales. Ces protubérances sur leur ventre, là où les poils sont fins et clairsemés.

OUANDA : Des seins résiduels. Toi aussi, tu en as.

1 ... 54 55 56 57 58 59 60 61 62 ... 111
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)