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READ-E-BOOK » Космическая фантастика » La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]
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La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]

Электронная книга - «La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]». Краткое содержание книги:

D’un trou noir dans les profondeurs de l’espace a jailli un rayon de lumière rubis cent fois plus brillant que la Lune.
Était-ce l’Œil dans le Visage de Dieu ou le soleil sanglant de nos premiers visiteurs intergalactiques ?
La mission de l’astronef Mac Arthur est difficile. il doit rechercher et affronter un monde extra-terrestre où des êtres étranges et peu communicatifs défient toute biologie connue... où des créatures minuscules, à la fois savantes et idiotes, sont utilisées en guise d’armes redoutables... où des sourires rassurants dissimulent un secret planétaire dont l’utilisation aurait un effet dévastateur dans l’Univers.
« Surtout, en dit Frank Herbert, l’auteur célèbre de Dune et La Ruche d’Hellstrom, ce roman présente une approche nouvelle et brillante du problème fascinant de la première rencontre avec des extra-terrestres. »
« C’est peut-être, le meilleur roman de science-fiction que j’ai jamais lu », renchérit Robert Heinlein, l’un des maîtres les plus fameux du genre.
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Crawford ne les déçut pas. S’il n’avait pas été retenu par ses amis, il aurait commis un xénocide, le premier crime du genre dans toute l’histoire humaine. Il s’emporta tant que le commandant en entendit parler. Il en résulta que Crawford alla directement de sa mission de patrouille au siège où il prit la veille suivante.

Buckman mit la main sur Potter et, certain que le jeune homme n’avait rien fait de bon au labo d’astronomie, il l’y entraîna. Il fut agréablement surpris de voir la quantité de travail accomplie. Il fut aussi très content du café qui l’attendait. Cette bouteille isotherme était toujours pleine et Buckman se prenait à trouver cela normal. Il savait que c’était dû à l’intervention de Bury.

Moins d’une demi-heure après l’arrivée de Cargill, Bury connaissait l’existence de la feuille de métal doré. Voilà quelque chose d’étrange, pensa-t-il, et de potentiellement très intéressant. Les machines granéennes à l’air si ancien le seraient peut-être aussi… Si seulement il avait pu avoir accès à l’ordinateur de bord de l’aviso ! Malheureusement, les dons de Nabil n’allaient pas aussi loin.

Il pourrait toujours parler à Buckman autour d’une tasse de café, mais cela pouvait attendre. Demain, le vaisseau granéen arriverait. Pas de problème, cette expédition allait être très rentable. Et la Flotte croyait qu’elle le punissait en l’éloignant de ses affaires ! Effectivement, sa société ne progresserait pas sans Bury pour la diriger et pour pousser ses subalternes, mais elle n’en souffrirait pas beaucoup. D’ailleurs, avec ce qu’il allait apprendre ici, la Compagnie Impériale d’Autonétique deviendrait peut-être la plus puissante firme de l’Association Impériale des Marchands. Et si la Flotte de l’empereur trouvait que l’A.I.M. lui créait déjà assez de tracas, elle allait voir la différence quand Horace Bury en serait à la tête ! Il eut un petit sourire intérieur. Nabil, voyant son maître grimacer, enfonça craintivement la tête dans les épaules et essaya de se faire tout petit.

Sur le pont-hangar, on mit Whitbread au travail, ainsi que tous ceux qui s’y étaient aventurés.

Cargill avait rapporté bon nombre d’objets de la « Ruche de pierre » et il fallait les sortir de leurs caisses. Jonathan eut l’astuce de se porter volontaire pour aider Sally avant que Cargill ne lui donne une autre directive.

Ils déchargèrent des squelettes et des momies destinés au labo d’anthropologie. Il y en avait de miniatures, de la taille de poupées, très fragiles, qui ressemblaient aux Granéennes vivantes du carré des sous-officiers. D’autres plus grands, dont Staley affirma qu’ils étaient très nombreux dans l’astéroïde, correspondaient au mineur granéen de la cabine de Crawford.

« Oh ! » cria Sally alors qu’ils déballaient une de leurs découvertes.

« Oui ? fit Whitbread.

— Celle-ci, Jonathan. Elle est comme celle de la sonde granéenne… ou du moins, non. La pente du front n’est pas identique… mais, bien sûr, ils ont dû choisir la personne la plus intelligente qui soit pour l’envoyer comme émissaire en Néo-Calédonie. Cela devait être, pour eux aussi, le premier contact avec une race étrangère. »

Il y avait une petite momie, un mètre de long seulement, à la tête de faible taille, qui avait de grandes mains fragiles. Les longs doigts des trois mains étaient brisés. Il y avait aussi une main, que Cargill avait trouvée flottant dans l’espace, qui était différente de toutes les autres : les os étaient forts, droits et épais, les articulations massives. « Arthrite ? » se demanda Sally. Ils empaquetèrent ce spécimen très soigneusement et ouvrirent la boîte suivante pour y trouver les restes d’un pied qui lui aussi flottait librement quand Staley l’avait ramassé. Il avait un ergot court et tranchant derrière le talon et l’avant était aussi dur qu’un sabot de cheval, assez pointu et coupant, à l’inverse de la structure habituelle des pieds des Granéens.

« Une mutation ? » dit Sally. Elle se tourna vers l’enseigne Staley qui lui aussi avait été réquisitionné pour le tri du chargement de l’aviso. « Vous dites qu’il n’y avait pas du tout de radiations ?

— L’astéroïde était froid… Sally, dit Staley. Mais, à un moment donné, il a dû y régner une énorme radio-activité. »

Sally frissonna. « Je me demande quelle est la durée de l’époque dont nous parlons. Des milliers d’années ? Cela dépendrait de la “propreté” des bombes utilisées pour propulser la “Ruche”.

— Il n’existe aucun moyen de le savoir, répondit Staley. Mais ce lieu donnait l’impression d’être vieux, Sally. Très, très vieux. La chose la plus ancienne à laquelle je puisse le comparer est la grande pyramide, sur Terre. Et l’astéroïde avait l’air encore plus vieux.

— Ah, dit Sally. Mais il n’y a pas de preuve, Horst.

— Non. Mais cet endroit est ancien. Je le sais. »

L’analyse des échantillons allait devoir attendre. Leur simple stockage occupa une bonne partie du premier quart et tout le monde était fatigué. Il était 1 h 30, quand Sally retourna à sa couchette et Staley à son hamac. Ils laissèrent Whitbread seul.

Dans la cabine du capitaine, il avait bu trop de café et n’avait pas sommeil. Il pourrait dormir plus tard. D’ailleurs, il le devrait car le vaisseau granéen allait aborder le Mac-Arthur lors de la veille d’avant midi. Mais cela se passerait neuf heures plus tard et Whitbread était jeune.

Les coursives du Mac étaient éclairées par la moitié des lampes allumées durant le « jour ». Elles étaient presque vides et les portes des cabines toutes fermées. Les omniprésentes voix humaines qui emplissaient les couloirs pendant les journées de travail en se mélangeant jusqu’à ce qu’on n’en entende plus qu’une, ces voix avaient cédé la place… au silence.

Pourtant, la tension générale existait toujours. Tant qu’il se trouverait dans un système stellaire inconnu, le Mac-Arthur ne serait jamais au repos. Et, là-dehors, la grande masse cylindrique du Lénine veillait, bouclier en action et veille doublée. Whitbread songea aux énormes canons laser de l’astronef : nombre d’entre eux devaient être pointés sur le Vieux Mac à ce moment précis.

Whitbread adorait les veilles de nuit. Il y avait de l’espace pour respirer et pour être seul. Il y avait aussi de la compagnie : les membres de l’équipe de veille, des scientifiques travaillant tard. Mais, cette fois-ci, tout le monde semblait dormir. Tant pis, il pourrait regarder les « minis » sur l’écran de l’intercom, boire un dernier verre, lire un peu puis aller se coucher. L’intérêt du premier quart était qu’il y avait de nombreux labos inoccupés où s’installer.

Quand il enfonça la touche du canal deux, l’intercom resta muet, Whitbread eut un instant de colère… puis il sourit et prit le chemin de la salle récréationnelle des sous-officiers. Il faut bien l’admettre ; Whitbread s’attendait à trouver les deux petits êtres en plein festival sexuel. Après tout, les enseignes se divertissent comme ils le peuvent.

Il ouvrit la porte et quelque chose lui fila entre les jambes. Un éclair jaune et brun. La famille de Jonathan possédait des chiens. Cela lui donnait quelques réflexes. Il recula rapidement, claqua la porte pour empêcher toute fuite supplémentaire, puis inspecta la coursive.

Il les vit clairement à l’instant même où ils tournèrent vers la zone de la cuisine de l’équipage. Un des Granéens miniatures et la forme, sur ses épaules, qui devait être le nouveau-né.

L’autre adulte devait encore se trouver bloqué dans le carré des sous-off. Durant une longue minute, Whitbread hésita. Il avait déjà rattrapé les chiens en les poursuivant tout de suite après leur fuite. L’extra-terrestre était dans la cambuse… mais il ne connaissait pas Jonathan, n’était pas entraîné à répondre à sa voix et… n’était pas un chien. Whitbread enragea. Ça n’allait pas être amusant. Il se dirigea vers un interphone et appela l’officier de quart.

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