Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » À la fin de l'hiver [At Winter's End - fr]
À la fin de l'hiver [At Winter's End - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

À la fin de l'hiver [At Winter's End - fr]

Электронная книга - «À la fin de l'hiver [At Winter's End - fr]». Краткое содержание книги:

La chute des comètes avait apporté le long hiver, comme, cent millions d’années plus tôt, lorsque les dinosaures avaient disparu. L’Hiver durait depuis soixante-dix mille ans.
Le Peuple survivait à l’abri de son cocon souterrain, génération après génération. Et voilà que le Printemps, annoncé par la Tradition, était revenu. Le Peuple devait sortir et aller recueillir son héritage dans la glorieuse cité de Vengiboneeza. Mais était-il encore humain ?
1 ... 43 44 45 46 47 48 49 50 51 ... 137
Перейти на страницу:

Puis la vision s’évanouit et il ne resta plus rien de cet instant ahurissant. Hresh demeura pétrifié, battant des paupières, hébété, mais encore en vie.

— Que s’est-il passé ? demanda Haniman. Qu’est-ce que cela t’a fait ?

— Laisse-moi tranquille ! répondit Hresh avec un geste de colère.

— Tu te sens bien ?

— Oui ! Oui ! Mais laisse-moi tranquille !

Il se sentait tout étourdi. La caverne obscure avec son odeur de renfermé semblait une détestable création de son imagination alors que l’autre monde, si vivant, si lumineux, était le monde de la vie. C’est du moins ce qu’il avait cru, l’espace d’un instant, avant que la caverne ne ressurgisse devant lui et que l’autre monde lui soit brutalement arraché. Et il eût été prêt, à ce moment-là, à donner tout ce qu’il avait pour le retrouver.

Hresh se doutait bien qu’il avait à peine goûté de ce que la machine pouvait lui apporter. La Grande Planète revivait en elle ! Elle renfermait un antique pouvoir magique, une force alimentée par les trois douzaines de tours et le prodigieux entassement de statues, une force qui s’était engouffrée dans son esprit et qui lui avait fait remonter les siècles pour le projeter fugitivement dans un monde de merveilles et de prodiges. Et il pouvait refaire ce bond en arrière dans le temps. Il lui suffisait pour cela d’appuyer sur un bouton.

Hresh leva les mains et les approcha derechef des boutons.

— Non ! hurla Haniman. Tu vas y laisser ta vie !

Hresh lui fit signe de s’écarter et il appuya.

Mais, cette fois, rien ne se passa.

Il toucha frénétiquement tous les boutons, l’un après l’autre. Mais toujours rien. Rien.

Peut-être la machine avait-elle consumé toute son énergie afin de lui permettre de vivre cet instant miraculeux.

Ou peut-être était-ce lui qui avait brûlé toute son énergie. Peut-être son esprit encore engourdi par cette force qui l’avait submergé était-il incapable d’en absorber plus.

Il recula et étudia pensivement la machine en se disant qu’il lui fallait peut-être un peu de temps pour se recharger. Il décida donc d’attendre et d’essayer de nouveau un peu plus tard.

Les yeux de saphir artificiels ne lui avaient donc pas menti en lui conseillant de fouiller plus profondément. Et leurs paroles devaient bien être prises au sens littéral. Toutes les merveilles de Vengiboneeza étaient peut-être cachées dans le sous-sol des tours, dans des salles souterraines semblables à celle où il se trouvait.

Puis il lui revint brusquement en mémoire ce qu’une autre des sentinelles avait ajouté.

Sers-toi de ce qui peut t’aider à trouver ce que tu cherches.

Sur le moment, il n’avait pas compris, mais la lumière venait brusquement de se faire dans son esprit. Il retint son souffle et sentit un mélange d’excitation et de peur monter en lui.

Le Barak Dayir ! La Pierre des Miracles !

Le talisman que des générations de chroniqueurs avaient conservé dans le coffret renfermant les chroniques. L’objet que Thaggoran lui-même ne touchait qu’avec une crainte révérentielle.

Oui, cela valait la peine d’essayer.

Et même si cette entreprise devait lui coûter la vie, il fallait le faire. Des questions importantes attendaient une réponse et il était résolu à l’obtenir à ses risques et périls.

— Viens, dit-il à Haniman. Sortons d’ici… si c’est possible.

— Tu n’as plus envie de tripoter cette machine ?

— Plus tard, répondit Hresh. Il faut d’abord que je fasse quelques recherches. Je crois être en mesure de la faire fonctionner, mais je dois d’abord consulter les chroniques.

— Tu ne m’as pas dit ce que tu avais vu.

— La Grande Planète, répondit Hresh.

— C’est vrai ?

— Juste un instant. Juste l’espace d’un instant.

— Comment était-ce ? demanda Haniman, béant de surprise.

— Plus beau que tout ce que tu peux imaginer, répondit Hresh d’une voix basse et lasse avec un petit haussement d’épaules.

— Raconte-moi ! Raconte-moi !

— Un autre jour.

Haniman s’enferma dans un silence boudeur.

— Et maintenant, ne put-il s’empêcher de demander avec curiosité au bout de quelques instants, que vas-tu faire ? Qu’as-tu besoin de savoir pour faire fonctionner cette machine ?

— Ne t’occupe pas de cela, dit Hresh. Ce que nous avons besoin de savoir maintenant, c’est comment faire remonter cette dalle de pierre pour sortir d’ici.

Dans le feu de l’action, il n’avait pas pris le temps de réfléchir à ce problème. Il ne leur avait pas été difficile de descendre dans la caverne, mais comment étaient-ils censés remonter ? Il fit signe à Haniman de le suivre et ils se hissèrent tous les deux sur la dalle de pierre noire. Mais elle ne bougea pas.

Hresh tapota la pierre, mais sans résultat. Il se mit à tâtonner le long de la dalle dans l’espoir de découvrir un levier ayant la même fonction que la roue qui permettait d’ouvrir le sas du cocon tribal. Toujours rien.

— Il y a peut-être un autre moyen de remonter, suggéra Haniman. Un escalier ou autre chose…

— Et si nous battons l’air de nos bras suffisamment vite, peut-être allons-nous décoller ! déclara Hresh d’un ton caustique.

Il fouilla la pénombre du regard. Peut-être y avait-il un levier dépassant du mur… Il faudrait alors l’actionner et revenir à la dalle aussi vite que possible…

Mais il n’y avait pas de levier. Que faire ? Adresser une prière à Yissou ? Mais Yissou lui-même ne savait peut-être pas comment sortir de là. Et peut-être se fichait-il de savoir que deux gamins trop curieux y étaient coincés…

— On ne va pas rester pendant des heures sur cette dalle, dit Haniman. Redescendons et voyons si nous pouvons trouver quelque chose qui contrôle ce mécanisme. Comment peux-tu savoir s’il n’y a pas un escalier ou autre chose ?

Hresh haussa les épaules. Cela ne coûtait rien de chercher. Ils prirent la direction opposée à celle où ils avaient découvert la machine, scrutant les murs et le sol à la base des groupes de statues pour essayer de découvrir un dispositif de commande, une porte dérobée, un escalier ou n’importe quoi d’autre.

Ils perçurent soudain une sorte de grondement accompagné de vibrations du sol sous leurs pieds. Ils s’immobilisèrent et échangèrent un regard étonné et inquiet. Une bouffée d’air sec pénétra dans la caverne.

— Des mangeurs de glace ? dit Haniman. Qui montent à travers la pierre, comme dans notre cocon…

— Il n’y a pas de mangeurs de glace ici, dit Hresh. Non, c’est impossible. Ils ne vivent que dans les montagnes. Mais il est vrai que le sol tremble et…

Il fut interrompu par un soupir mécanique semblable à celui qu’il avait déjà entendu et par un nouveau grondement. En un éclair, il comprit ce qui se passait. Ce n’étaient pas des mangeurs de glace qu’ils entendaient, mais les bruits du mécanisme invisible qui les avait transportés dans les profondeurs de la terre.

— La dalle ! hurla-t-il. Elle va remonter toute seule !

De fait, la pierre noire avait commencé à s’élever. Hresh repartit ventre à terre dans sa direction. Elle était déjà arrivée à la hauteur de ses genoux quand il réussit à s’agripper au rebord et à se hisser dessus. Il chercha Haniman du regard et vit son compagnon qui avançait vers lui d’un pas pesant et étrangement lent, comme quelqu’un qui essaie de courir dans l’eau. Il retrouvait le Haniman d’autrefois. Le gros garçon balourd qui avait laissé la place au nouveau Haniman avait peut-être disparu, mais dans son nouvel avatar Haniman était encore un coureur très médiocre. Hresh se pencha par-dessus le bord de la dalle en gesticulant furieusement.

1 ... 43 44 45 46 47 48 49 50 51 ... 137
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)