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READ-E-BOOK » Научная фантастика » Citoyen de la galaxie [Citizen of the Galaxy - fr]
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Citoyen de la galaxie [Citizen of the Galaxy - fr]

Электронная книга - «Citoyen de la galaxie [Citizen of the Galaxy - fr]». Краткое содержание книги:

Le marché aux esclaves se tenait sur la Place de la Liberté, du côté du port spatial, en face du capitole des Neuf Mondes. Le marchand de chair humaine psalmodiait les enchères sur un ton monocorde, constamment interrompu par le rugissement des fusées.
Pourquoi un marché d’esclaves dans cet avenir lointain, dans cette Galaxie repue de progrès ? Pourquoi y vendre un jeune homme, Thorby, aussitôt après son arrivée ? Et qui est Thorby au juste ? Les gens sont libres. Chaque vaisseau spatial est un état souverain. Mais les Libres Marchands ont peut-être trouvé la pire solution au plus difficile problème : comment être humain et survivre dans toutes les situations. Et Thorby se pose une question : à quoi bon être un Citoyen de la Galaxie ?
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Le capitaine le pressa soudain.

— Nous n’avons plus beaucoup de temps. Je dois retourner. Mais, quoi que tu décides, c’est définitif. Si tu ne quittes pas Sisu aujourd’hui, tu n’auras pas une deuxième occasion. J’en suis certain.

« C’est la toute dernière chose que je te demande… Puis-je compter sur toi ? » insistait Pop dans sa tête.

Thorby soupira.

— Je crois qu’il faut que je parte, Père.

— Je le pense aussi. Maintenant, dépêchons-nous.

Mais on ne passait pas la barrière si rapidement, surtout parce que le capitaine, après avoir décliné son identité et celle de son fils en produisant les papiers du vaisseau, refusa de dévoiler la spécificité de son motif pour avoir une entrevue avec le commandant du Croiseur de la Garde, Hydra, autrement qu’en affirmant que c’était « officiel et urgent ».

Finalement un fraki élégant et armé les escorta jusqu’au treuil pour monter sur le vaisseau, où ils furent accueilli par un autre. On les dirigea ainsi jusqu’à un bureau avec « Secrétariat du Vaisseau – Entrez sans frapper » écrit dessus. Thorby conclut que Sisu était beaucoup plus petit qu’il ne se l’était imaginé. Il n’avait jamais vu autant de métal brillant de sa vie. Il regrettait déjà sa décision.

Le Secrétaire du Vaisseau était un jeune homme chétif et affable qui portait les galons de lieutenant. Il était aussi très ferme.

— Je suis désolé, capitaine, mais il faut me dire le motif de votre visite… si vous voulez voir le commandant.

Krausa resta muet, et ne bougea pas d’un iota.

Le jeune homme aimable rougit, pianota sur son bureau. Enfin il se leva.

— Veuillez m’excuser un instant.

Il revint et annonça d’une voix terne :

— Le commandant vous accorde cinq minutes.

Il les mena dans un bureau plus grand et sortit. Un homme plus âgé, assis derrière une table submergée de papiers, en chemise et donc sans insigne, se leva, la main tendue et dit :

— Capitaine Krausa ? Libre Commerçant… De Ziizouou, n’est-ce pas ? Je suis le colonel Brisby, commandant de ce vaisseau.

— Ravi d’être à bord, commandant.

— Enchanté de vous y recevoir. Comment vont les affaires ? – Il jeta un coup d’œil à Thorby. – Un de vos officiers ?

— Oui et non.

— Comment ?

— Colonel ? Puis-je vous demander dans quelle promotion avez-vous obtenu votre diplôme ?

— Quoi ? Euh, classe Huit. Pourquoi me le demandez-vous ?

— Je crois que vous êtes en mesure de répondre à cette question. Ce garçon est Thorby Baslim, le fils adoptif du colonel Richard Baslim, qui m’a chargé de vous le remettre.

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— Quoi ?

— Connaissez-vous ce nom ?

— Bien sûr. – Il dévisagea le garçon. – Je ne vois aucune ressemblance.

— Il a été adopté par le colonel sur Jubbul.

Le colonel Brisby alla fermer la porte. Puis il dit à Krausa :

— Le colonel Baslim est mort. Ou manquant, ou présumé mort depuis deux ans.

— Je le sais. Le garçon est resté avec moi. Je peux vous donner des détails sur sa mort, s’ils ne sont pas encore connus.

— Vous étiez un de ces courriers ?

— Oui.

— Vous pouvez le prouver ?

— X trois zéro sept neuf code FT.

— Ce sera vérifié. Mais pour l’instant considérons que ça l’est déjà. Comment identifiez-vous… Thorby Baslim ?

Thorby ne suivit pas la conversation. Ses oreilles bourdonnaient, comme si l’ordinateur avait été alimenté avec trop d’énergie, la pièce grossissait puis rapetissait. Il comprit que cet officier connaissait Pop, ce qui était bien… Mais d’où sortait cette histoire qu’il était colonel ? Pop était Baslim l’Infirme, un mendiant patenté par la grâce du… Par la grâce…

Le colonel Brisby lui intima l’ordre de s’asseoir ; il obéit avec joie. Puis l’homme actionna le ventilateur et se tourna vers Krausa.

— D’accord, j’accepte. Je ne sais quel règlement m’autorise à le faire… Nous devons assistance à tous les membres de la Division « X », ici ce n’est pas le cas. Toutefois je ne peux pas laisser tomber le colonel Baslim.

— « Citoyen en détresse », suggéra Krausa.

— Je ne vois pas comment on peut désigner ainsi une personne sur une planète de l’Hégémonie, qui visiblement n’est pas en détresse, sauf peut-être qu’il est un peu pâlot. Mais je trouverai une solution.

— Merci, commandant. – Krausa regarda sa montre. – Je suis désolé, je dois m’en aller.

— Un instant, vous me le laissez comme ça tout simplement ?

— Je crains de ne pouvoir faire autrement.

Brisby haussa les épaules.

— Comme vous voulez, mais restez déjeuner. Je veux en savoir davantage sur le colonel Baslim.

— Je regrette, mais je ne peux pas. Vous me trouverez au Rassemblement si vous en avez besoin.

— Je le ferai. Prenez au moins un café.

Il voulut appuyer sur un bouton.

— Commandant, reprit Krausa, d’un air malheureux et consultant de nouveau sa montre. Je dois partir tout de suite. Aujourd’hui est notre jour du Souvenir… Les funérailles de ma Mère commencent dans cinquante minutes.

— Comment ? Pourquoi ne l’avez-vous pas dit plus tôt ? Mon Dieu, vous n’allez jamais y arriver.

— Je le crains… Mais je devais venir ici.

— Je vais arranger les choses. – Le colonel ouvrit la porte. – Eddie ! Une auto aérienne pour le capitaine. Et vite. Prenez-le sur la plate-forme supérieure et lâchez-le où il vous indiquera.

— Oui, mon commandant.

Brisby se retourna, haussa les sourcils et entra dans le bureau attenant. Krausa se tenait devant Thorby, et articulait avec peine :

— Viens ici, mon Fils.

— Oui, Père.

— Je dois partir maintenant. Tu pourras peut-être t’arranger pour venir au Rassemblement… un de ces jours.

— J’essaierai, Père !

— Sinon… Eh bien, le sang reste dans l’acier, l’acier reste dans le sang. Tu es toujours Sisu.

— « L’acier reste dans le sang. »

— Bonnes affaires, mon Fils. Sois sage.

— Bonnes… affaires ! Oh, Père !

— Non ! Il ne faut pas. Ecoute, je dirai les répons à ta place cet après-midi. Tu ne dois pas apparaître.

— Oui.

— Ta Mère t’aimera toujours… Et moi aussi.

Brisby frappa à la porte ouverte.

— Votre voiture vous attend, capitaine.

— J’arrive, commandant.

Krausa embrassa Thorby sur les deux joues et se détourna brutalement. Le garçon ne vit plus que son large dos.

Le colonel Brisby se rassit et regarda Thorby.

— Je ne sais pas vraiment quoi faire avec toi. Mais on va s’arranger. – Il effleura une touche. – Que quelqu’un me trouve le capitaine d’armes qui s’occupe de la répartition des couchettes, Eddie. – Il se tourna vers Thorby. – Nous y arriverons, si tu ne fais pas d’histoires. Vous vivez dans le luxe, vous les commerçants, d’après ce que je sais.

— Commandant ?

— Quoi ?

— Baslim était colonel ? Du même corps que vous ?

— Eh bien… oui ?

Thorby avait eu quelques minutes pour réfléchir. Des souvenirs anciens envahissaient avec insistance sa mémoire. Il dit en hésitant :

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