Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Citoyen de la galaxie [Citizen of the Galaxy - fr]
Citoyen de la galaxie [Citizen of the Galaxy - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Citoyen de la galaxie [Citizen of the Galaxy - fr]

Электронная книга - «Citoyen de la galaxie [Citizen of the Galaxy - fr]». Краткое содержание книги:

Le marché aux esclaves se tenait sur la Place de la Liberté, du côté du port spatial, en face du capitole des Neuf Mondes. Le marchand de chair humaine psalmodiait les enchères sur un ton monocorde, constamment interrompu par le rugissement des fusées.
Pourquoi un marché d’esclaves dans cet avenir lointain, dans cette Galaxie repue de progrès ? Pourquoi y vendre un jeune homme, Thorby, aussitôt après son arrivée ? Et qui est Thorby au juste ? Les gens sont libres. Chaque vaisseau spatial est un état souverain. Mais les Libres Marchands ont peut-être trouvé la pire solution au plus difficile problème : comment être humain et survivre dans toutes les situations. Et Thorby se pose une question : à quoi bon être un Citoyen de la Galaxie ?
1 ... 41 42 43 44 45 46 47 48 49 ... 73
Перейти на страницу:

— Peux-tu me prêter un veston de soirée ?

— Fais ta lessive tout seul. Et tais-toi.

Mais un matin, un mois après l’atterrissage, Thorby descendait à terre avec Père, sans que Mère puisse rien y faire. Elle n’était pas sur le vaisseau. C’était le jour du Souvenir. Les cérémonies ne commençaient pas avant midi, mais Mère était partie en avance pour quelque chose au sujet des élections le lendemain.

Mais Thorby roulait dans sa tête bien d’autres pensées. Les cérémonies s’achèveraient sur un rituel en l’honneur de Pop. Père lui avait dit qu’il lui expliquerait ce qu’il devrait faire, mais le garçon était inquiet et la représentation de l’Esprit de Sisu le soir même ne le tranquillisait en rien.

Il était devenu encore plus nerveux quand il avait découvert que Fritz avait un exemplaire de la pièce qu’il étudiait.

— Bien sûr, j’apprends ton rôle ! s’était écrié Fritz. Père pense que c’est une bonne idée au cas où tu t’évanouis. Je n’essaie pas de te voler ta gloire. C’est pour que tu sois décontracté, si c’est possible, quand tu auras des milliers d’yeux rivés sur toi en train de cajoler Loeen.

— Tu pourrais, toi ?

Fritz prit un air songeur.

— Je peux essayer. Loeen a l’air câline. Je devrais te casser la jambe tout de suite.

— A mains nues ?

— Ne me tente pas, Thorby, ce n’est qu’une précaution, comme d’avoir deux aiguilleurs. Mais rien de moins qu’une jambe cassée peut t’empêcher de faire ton numéro.

Thorby et son père quittèrent Sisu deux heures avant le début des cérémonies.

— Nous ferions aussi bien de nous détendre. Le Souvenir est un événement heureux, si tu le regardes comme il faut, mais les sièges sont si durs, et la journée sera longue.

— Euh, Père… que faudra-t-il que je fasse exactement quand viendra le tour de Pop… de Baslim ?

— Pas grand-chose. Tu seras assis devant pendant le sermon et tu donneras les réponses pour la Prière des Morts. Tu les connais, n’est-ce pas ?

— Je n’en suis pas sûr.

— Je les écrirai. Quant au reste… tu imiteras ce que je ferai pour ma Mère, ta Grand-Mère.

— Très bien, Père.

— Maintenant, il faut se décontracter.

A l’étonnement de Thorby, Krausa prit un passage roulant à l’extérieur de la fête, puis siffla une automobile, qui sembla au garçon plus rapide que ceux sur Jubbul et presque aussi frénétiques que les Losiens. Ils atteignirent la gare en l’espace de temps suffisant pour un échange de compliments entre leur chauffeur et un autre. Mais la course était si fascinante que Thorby ne prêta pas grande attention à la Cité d’Artémis.

Il fut de nouveau surpris quand son père acheta deux tickets.

— Où allons-nous ?

— Faire un tour à la campagne. – Le capitaine regarda sa montre. – Nous avons tout le temps.

Le monorail donnait une merveilleuse sensation de vitesse.

— A quelle vitesse allons-nous, Père ?

— Deux cents kilomètres à l’heure, je crois, cria Krausa.

— On dirait que c’est plus rapide.

— Suffisamment pour nous tuer. On ne peut pas aller plus vite.

Le trajet dura une demi-heure. Le paysage était défiguré par les aciéries et les usines pour les grands chantiers de construction, mais c’était tellement nouveau et différent. Thorby les contempla en se disant que la réserve du Sargon n’était qu’une entreprise mesquine à côté de tout ceci. La gare où ils descendirent était bordée par un mur haut et long. Thorby put voir les vaisseaux derrière l’enceinte.

— Où sommes-nous ?

— Sur un terrain militaire. Je dois voir un homme, et aujourd’hui j’ai juste le temps. – Ils marchèrent jusqu’à une grille. Krausa s’arrêta. – Thorby…

— Oui, Père ?

— Te souviens-tu du message de Baslim que tu m’as transmis ?

— Comment ?

— Peux-tu le répéter ?

— Euh ? Enfin, je ne sais pas. C’est si loin.

— Essaie. Commence : « Au capitaine Fjalar Krausa, maître du vaisseau stellaire Sisu de la part de Baslim l’Infirme. Bonjour, mon vieil ami !…»

— « Bonjour, mon vieil ami ! répéta Thorby. Bonjour à toute ta famille, à ton clan, et à tes frères…» Mais, je le comprends !

— Bien sûr, reprit Krausa gentiment. C’est le jour du Souvenir. Vas-y.

Thorby continua. Des larmes se mirent à couler le long de ses joues en entendant la voix de Pop monter du fond de sa gorge.

— « Mes plus humbles respects à ta vénérable mère. Je te parle à travers la bouche de mon fils adoptif qui ne parle pas le Suomique…» Oh, mais ce n’est plus vrai !

— Continue.

Quand le garçon arriva au passage :

— « Je suis déjà mort…» – Il éclata en sanglots. Krausa se moucha vigoureusement et lui dit de poursuivre. Thorby réussit à aller jusqu’au bout, malgré sa voix tremblante d’émotion. Krausa le laissa pleurer un moment, puis lui ordonna sévèrement d’essuyer ses larmes et de se reprendre.

— Mon fils… Tu as bien entendu ce que le message dit au milieu ? Tu l’as compris ?

— Oui… Je crois.

— Alors tu sais ce qu’il me reste à faire.

— Cela signifie… que je dois quitter Sisu ?

— Que dit Baslim ? Quand l’occasion se présentera… C’est la première… Et cela n’a pas été facile de t’amener jusqu’ici. Je suis presque sûr que c’est la dernière. Baslim ne m’a pas fait cadeau de toi, mon Fils. Tu n’es qu’un prêt. L’heure est venue de le rembourser. Tu le comprends, n’est-ce pas ?

— Euh… je pense.

— Alors il faut le faire. – Krausa prit dans la poche intérieure de sa veste une liasse de billets et les glissa au garçon. – Je t’en aurais donné plus, mais c’est tout ce que j’ai pu prendre sans attirer l’attention de ta Mère. Je pourrai peut-être t’en faire parvenir davantage avant de partir.

Thorby la tenait sans la regarder. Pourtant il n’avait jamais eu auparavant autant d’argent entre les mains.

— Père… Cela signifie que j’ai déjà quitté Sisu ?

L’homme se tourna en s’arrêtant.

— C’est mieux ainsi. Les adieux n’apportent aucun réconfort. Seul le souvenir réconforte. D’ailleurs il doit en être ainsi.

Le garçon déglutit.

— Oui, mon Capitaine.

— Allons-y.

Ils marchèrent rapidement vers la barrière gardée. Ils y arrivaient presque, lorsque Thorby s’arrêta.

— Père… je ne veux pas partir !

Krausa le dévisagea sans montrer d’expression.

— Tu n’y es pas obligé.

— Je croyais que tu me l’avais ordonné ?

— Non. C’est sur moi que repose l’injonction de te remettre à la Garde Hégémonique et de faire passer son message. Mais ma tâche s’arrête là, j’ai repayé la dette. Je ne t’ordonnerai pas de quitter la Famille. Le reste vient de Baslim… avec, j’en suis sûr, les meilleures intentions possibles à ton égard. Mais tes obligations vis-à-vis de Baslim ne regardent que toi et lui. Je ne peux décider de cela pour toi. Quelles qu’elles soient, elles ne sont pas associées à la dette de la Famille.

Krausa attendit tandis que Thorby restait muet, en s’efforçant de réfléchir. Qu’est-ce que Pop attendait de lui ? Que lui avait-il dit de faire ? « Puis-je compter sur toi ? Tu ne vas pas partir sottement de ton côté et tout oublier ? » Oui, mais comment faire Pop ? « Ne prends pas la peine de brûler une offrande pour moi au temple… Délivre le message, et encore une chose : fais tout ce que l’homme t’ordonnera. » Oui, Pop, mais il n’ordonne pas !

1 ... 41 42 43 44 45 46 47 48 49 ... 73
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)