Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Marionnettes humaines [The Puppet Masters - fr]
Marionnettes humaines [The Puppet Masters - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Marionnettes humaines [The Puppet Masters - fr]

Электронная книга - «Marionnettes humaines [The Puppet Masters - fr]». Краткое содержание книги:

L’année 2007, dans l’histoire des Etats-Unis a été l’année de l’invasion. D’une invasion comme on n’en a jamais vu jusqu’alors. Les ennemis, innombrables, se présentent sous un aspect stupéfiant : des boules gélatineuses, animées de mouvements amiboïdes. Ils arrivent par astronef de la planète Titan.
Leur tactique est la plus simple : ils se collent sur la nuque des hommes et ceux-ci deviennent immédiatement des esclaves, des marionnettes soumises complétement à la volonté de ces choses innommables, de ces « maîtres » à la fois malfaisants, despotiques et diaboliquement habiles.
Il faudra une véritable guerre pour venir à bout de cette menace qui pèse sur le genre humain tout entier. Mais l’homme vaincra encore une fois les puissances mauvaises, grâce à un brillant agent des Services Secrets, Elisée Nivens, sa ravissante femme Mary, et son père, le fameux « Patron ».
1 ... 32 33 34 35 36 37 38 39 40 ... 69
Перейти на страницу:

Était-il possible qu’il n’y eût pas de trajectoire à repérer ? Ignorants que nous étions des capacités techniques des « maîtres », il aurait été imprudent de leur attribuer nos propres imperfections.

Mais les renseignements que je possédais m’amenaient à une conclusion que contredisait la logique normale. Avant de faire mon rapport il me fallait des certitudes. Une chose semblait sûre : même si les « maîtres » avaient effectivement saturé Kansas City ou presque, ils n’en continuaient pas moins leur mascarade, et laissaient à la ville l’apparence d’une ville normale, peuplée d’hommes libres. Peut-être n’étais-je pas après tout aussi voyant que je le craignais…

Je flânai encore au hasard sur quelques centaines de mètres. J’arrivai dans le quartier commerçant, autour de la Plaza, et fis demi-tour ; là où il y a de la foule, il y a des flics. Chemin faisant, je passai devant une piscine. Je l’examinai et notai mentalement ce que j’avais vu. J’attendis d’être plusieurs rues plus loin avant de réfléchir à ce que je venais de voir. Ce n’était d’ailleurs pas grand-chose : rien qu’un écriteau à la porte de la piscine : Fermé pour la saison.

Une piscine fermée pendant la période la plus chaude de l’été ? C’était incompréhensible. Il est arrivé et il arrivera encore que des piscines ne fassent pas leurs affaires, mais, à moins de nécessité absolue, il était contraire à toute logique économique de fermer une entreprise de ce genre pendant la saison où les affaires marchent le mieux. L’hypothèse d’une fermeture imposée par des circonstances banales était donc très improbable. En revanche, une piscine est par excellence le lieu où la mascarade des larves est impossible. Une piscine fermée attire moins l’attention qu’une piscine restant quasi vide en pleine canicule. Les « maîtres » saisissaient toujours le point de vue humain et y conformaient leur tactique. Dieu sait que je les connaissais bien !

Donc je disposais au total des données suivantes : a) un piège à l’entrée de la ville ; b) trop peu de tenues légères ; c) une piscine fermée. Conclusion : les larves étaient infiniment plus nombreuses que personne ne l’avait imaginé. Corollaire : l’opération « Choc en retour » était basée sur une estimation erronée. Autant aurait valu chasser le rhinocéros à la fronde ! Contre-argument : ce que je supposais était impossible. J’entendais déjà Martinez réduire mon rapport à néant sous ses sarcasmes. Il me fallait des preuves assez solides pour convaincre le Président, en dépit des objections raisonnables de ses conseillers officiels – et il me les fallait immédiatement, car même en enfreignant tous les règlements de circulation, je ne pouvais pas rentrer à Washington en moins de deux heures et demie.

Que fallait-il faire ? Retourner dans le centre, me mêler à la foule et dire à Martinez que j’étais certain que chaque personne rencontrée, ou presque, était possédée ? Comment pourrais-je moi-même en être certain ? Aussi longtemps que les titans continueraient à prétendre que la vie continuait normalement, les indices seraient bien minces et ne consisteraient qu’en une surabondance de dos ronds et une insuffisance de dos nus.

Je me doutais vaguement de la façon dont ils pouvaient s’y être pris pour saturer la ville, à condition que les réserves de larves fussent assez abondantes. Je m’attendais à retomber sur un nouveau piège en quittant la ville, à en trouver d’autres sur les quais d’envol ainsi qu’à toutes les entrées et sorties de Kansas City. Grâce à cet ingénieux système toute personne quittant la ville devenait un nouvel esclave et un agent secret de l’ennemi ; il en était de même de chaque arrivant.

J’avais repéré un distributeur automatique du Kansas City Star au dernier carrefour où j’étais passé. Je revins sur mes pas, m’arrêtai devant la machine et descendis. Je glissai une pièce dans la fente et attendis nerveusement que mon journal s’imprime.

Le Star avait gardé son aspect habituel de morne respectabilité. Pas de surexcitation, pas d’allusions à l’état d’urgence, ni au plan « Dos nu ». L’article de tête portait un titre discret : « Une recrudescence d’activité des taches solaires trouble les communications. » En sous-titre on lisait : « Notre ville presque complètement coupée du reste du pays. » Une photo stéréoscopique en couleurs étalait sur trois colonnes le visage du soleil défiguré par son acné cosmique. Cela permettait d’expliquer, d’une façon sensée et convaincante, pourquoi telle personne, non possédée, ne pouvait téléphoner à sa famille de Pittsburgh !

Je mis le journal sous mon bras pour l’étudier plus tard à tête reposée et revins à mon autavion – juste au moment où un véhicule de police le dépassait silencieusement et venait le bloquer contre le trottoir. Un véhicule de police semble toujours capable de faire surgir une foule du néant. Un instant plus tôt le carrefour était désert, mais maintenant il y avait des badauds partout pour regarder le flic se diriger vers moi. Ma main se posa sur mon pistolet. Je l’aurais descendu, si je n’avais pas été sûr que la plupart de ceux qui m’entouraient étaient aussi redoutables que lui.

Il s’arrêta devant moi. « Faites voir votre permis, dit-il aimablement.

— Volontiers, dis-je. Il est fixé au tableau de bord. »

Je passai devant lui, espérant bien qu’il allait me suivre. Je le sentis hésiter, mais il mordit à l’appât. Je l’amenai entre mon véhicule et le sien. Cela me permit de m’assurer qu’il n’avait pas de collègue avec lui, ce qui constituait une heureuse variante aux habitudes des policiers humains. De plus, et c’était là le plus important, mon véhicule se trouvait ainsi placé entre moi et la foule des badauds aux allures trop innocentes.

« Tenez, dis-je, en lui montrant du doigt l’intérieur de l’autavion. Il est attaché là-dessous. »

Il hésita, puis y jeta un coup d’œil. C’en fut assez pour que je puisse employer la technique que la nécessité m’avait enseignée. Ma main gauche s’abattit entre ses épaules et je serrai de toutes mes forces.

Il eut un spasme si brutal qu’il parut exploser. Je sautai dans mon autavion et démarrai avant même qu’il n’ait roulé sur le sol.

Il était temps ! Les spectateurs renoncèrent soudain à leur mascarade comme cela s’était passé déjà dans le bureau de Barnes. La foule se referma sur moi. Une femme s’accrocha par les ongles à ma carrosserie et parcourut une quinzaine de mètres avant de lâcher prise. J’avais déjà gagné de la vitesse et continuais à accélérer. Je me faufilai dans le flot de la circulation, tout prêt à prendre l’air, mais gêné par le manque d’espace.

Une rue s’ouvrait à ma gauche et je m’y précipitai. C’était une erreur, car elle était bordée d’arbres dont les branches formant voûte m’empêchèrent de décoller. À la rue suivante, ce fut pis encore. Je me trouvai contraint de ralentir. Je roulais maintenant à une allure normale pour la ville, et guettais toujours un boulevard assez large pour un décollage illégal. Je commençais à reprendre mes esprits, et je m’aperçus qu’on ne semblait pas me poursuivre.

La connaissance que j’avais acquise de la psychologie des « maîtres » me servit. Sauf dans les cas de « conférences directes », un titan vit en son porteur, et par son porteur ; il voit ce que voit le porteur, il capte et utilise les informations que son porteur reçoit, soit de ses organes sensitifs, soit de toute autre manière. Il était bien improbable qu’à l’exception du flic, les larves qui se trouvaient autour de moi m’aient particulièrement recherché ; j’avais donc réglé son compte au plus dangereux de mes adversaires.

1 ... 32 33 34 35 36 37 38 39 40 ... 69
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)