Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
Se rendre compte que Hermione tenait sa cadence, et courait même plus vite que lui, qu'ils pourraient être de vrais rivaux et des amis.
Ruser Draco pour qu'il sorte des ténèbres, le regarder se déplacer lentement vers la lumière.
Neville et Seamus et Lavande et Dean et tous ceux qui l'admiraient, tous ceux pour qui il se serait battu, pour les protéger si quoi que ce soit menaçait Poudlard.
Tout ce qui rendait la vie digne d'être vécue.
Sa baguette se mit en position pour le Patronus.
Harry pensa aux étoiles, à l'image qui avait presque retenue le Détraqueur, même sans Patronus. Sauf que cette fois, Harry ajouta l'ingrédient manquant, il ne l'avait jamais vraiment observé mais il avait vu les images et la vidéo. La terre, d'un bleu éclatant, avec du blanc venu de la lumière solaire qu'elle réfléchissait, suspendue dans l'espace, au milieu du vide noir et des points de lumières brillants. Elle appartenait à cet endroit, à cette image, parce que c'était ça qui donnait du sens à tout le reste. La Terre était ce qui donnait du sens aux étoiles, qui faisait d'elles plus que des réactions de fusions incontrôlées, parce que c'était la Terre qui coloniserait un jour la galaxie et répondrait à la promesse du ciel nocturne.
Seraient-ils encore infestés de Détraqueurs, les enfants des enfants des enfants, les lointains descendants de l'humanité, pendant leur voyage d'étoile en étoile ? Non. Bien sûr que non. Les Détraqueurs n'étaient que de petites nuisances, qui à la lumière de cette promesse devenaient dérisoires, jusqu'à ne plus exister ; pas intuables, pas invincibles, loin de là. Il fallait supporter les petites nuisances si on était l'un des rares, chanceux et malchanceux, à être nés sur terre ; sur l'Ancienne Terre, comme on se souviendrait un jour d'elle. Cela aussi faisait partie du sens qu'il y avait à être en vie si l'on faisait partie de la petite poignée d'être sentients nés au début de toute chose, avant que la vie intelligente n'ait encore acquis tout son pouvoir. Le futur, bien plus vaste, dépendait de ce que vous faisiez ici, maintenant, aux plus précoces des jours de l'aube, alors qu'il y avait encore tant de ténèbres à combattre, et des nuisances temporaires telles que les Détraqueurs.
Maman et Papa, l'amitié de Hermione et le voyage de Draco, Neville et Seamus et Lavande et Dean, le ciel bleu et le soleil brillant et toutes les choses radieuses, la Terre, les étoiles, la promesse, tout ce que l'humanité était et tout ce qu'elle deviendrait...
Sur la baguette, les doigts de Harry prirent la position initiale ; il était prêt maintenant, prêt à penser le bon genre de pensée heureuse.
Et ses yeux regardèrent droit vers ce qui était sous la cape en lambeaux, droit vers ce qui avait été nommé un Détraqueur. Le néant, le vide, le trou dans l'univers, l'absence de couleur et d'espace, le drain ouvert à travers lequel la chaleur se déversait hors du monde.
La peur qu'il exsudait volait toutes les pensées heureuses, sa proximité drainait votre pouvoir et vos forces, son baiser détruisait tout ce que vous étiez.
Je te connais, à présent, pensa Harry, tandis que sa main s'inclinait une fois, deux fois, trois fois et quatre fois, tandis que ses doigts glissaient des distances exactes, je comprends ta nature, tu symbolises la Mort, par une loi de la magie tu es une ombre que la Mort projette sur le monde.
Et la Mort est une chose que je n'éteindrai jamais.
Ce n'est qu'une chose infantile que l'espèce humaine n'est pas encore assez mûre pour avoir pu quitter.
Et un jour...
Nous nous en passerons...
Et les gens n'auront plus à se dire adieu...
La baguette s'éleva et pointa droit vers le Détraqueur.
"EXPECTO PATRONUM !"
La pensée explosa hors de lui comme une digue brisée, déferla le long de son bras et dans sa baguette, en jaillit sous la forme d'une lumière blanche éclatante. Une lumière qui devint corporelle, qui prit une forme et une substance.
Un silhouette avec deux bras, deux jambes et une tête, qui se tenait debout ; l'animal Homo sapiens, la forme d'un être humain.
Brillant de plus en plus alors que Harry déversait toute sa force dans le sortilège, éclatant d'une lumière incandescente, plus brillante qu'un soleil bas, les Aurors et le professeur Quirrell se protégèrent les yeux sous le choc -
Et un jour, quand les descendants de l'humanité se seront répandus d'étoile en étoile, ils ne raconteront pas l'histoire de l'Ancienne Terre à leurs enfants avant qu'ils ne soient assez vieux pour le supporter ; et quand ils l'entendront, il pleureront d'apprendre qu'une chose telle que la Mort avait un jour existé !
La silhouette d'un humain brilla plus fort que le soleil de midi, flamboyant d'une telle force que Harry put en sentir la chaleur sur sa peau ; et il envoya toute sa défiance vers l'ombre de la Mort, ouvrant toutes les vannes, pour rendre la forme brillante plus forte, toujours plus forte.
Tu n'es pas invincible, et un jour l'espèce humain t'achèvera.
Je t'achèverai si je le peux, par le pouvoir de mon esprit et de la magie et de la science.
Je ne me recroquevillerai pas par peur de la Mort, pas tant que j'ai une chance de gagner.
Je ne laisserai pas la Mort me toucher, je ne laisserai pas la Mort toucher ceux que j'aime.
Et même si tu m'achèves avant que je ne t'achève,
Un autre prendra ma place, et un autre,
Jusqu'à ce que la blessure du monde soit enfin guérie...
Harry abaissa sa baguette, et la brillante silhouette humaine se dissipa.
Il exhala lentement.
Comme s'il s'éveillait d'un rêve, comme s'il ouvrait les yeux après s'être endormi, son regard s'éloigna de la cage, il observa autour de lui et vit que tout le monde le regardait.
Albus Dumbledore le fixait.
Le professeur Quirrell le fixait.
Le trio d'Aurors le fixait.
Ils le regardaient tous comme s'ils venaient de le voir détruire un Détraqueur.
Dans la cage, la cape en lambeaux était vide.
*Chapter 46*: Humanisme, partie 4
Le dernier morceau de soleil s'enfonçait sous l'horizon, la lumière rouge quittait les toits, seul le ciel bleu éclairait les six personnes debout sur l'herbe séchée par l'hiver, constellée de neige, près d'une cage vacante au sol de laquelle se trouvait un cape vide, en lambeaux.
Harry se sentait... eh bien, de nouveau normal. Plus ou moins sain d'esprit. Le sort n'avait pas annulé cette journée et les dégâts qu'elle avait causés, il n'allait pas fait comme si les blessures n'avaient jamais eu lieu, mais ses douleurs avaient été... soignées, arrangées ? C'était difficile à décrire.
Dumbledore aussi semblait en meilleure forme, bien que pas totalement rétabli. La tête du vieux sorcier se détourna un instant et ses yeux se plantèrent dans ceux du professeur Quirrell avant de revenir à Harry. "Harry," dit-il, "es-tu sur le point de t'écrouler de fatigue, peut-être même de mourir ?"
"Assez étrangement, non," dit Harry. "Ça m'a arraché quelque chose, mais bien moins que ce que je pensais." Ou peut-être que ça m'a donné une chose en retour, tout en m'en prenant une autre... "Honnêtement, je m'attendais à ce que mon corps s'effondre lourdement à peu près maintenant."
Il y eut le son distinctif d'un corps-qui-s'effondrait-assez-lourdement.
"Merci de vous être occupé de cela, Quirinus," dit Dumbledore au professeur Quirrell, qui se tenait maintenant derrière les formes inconscientes des trois Aurors et les surplombait. "J'avoue être encore un peu patraque. Je m'occuperai néanmoins moi-même des sorts d'amnésie."