Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
Et le garçon dans son berceau les vit, ces yeux, ces deux yeux pourpres, qui semblaient briller d'un rouge vif, flamber comme deux soleils miniatures, emplissant le champ de vision de Harry alors qu'ils se braquaient sur ses yeux à lui -
Les autres enfants virent Harry tomber, ils l'entendirent crier, un fin cri haut perché qui sembla percer leurs oreilles, tel un couteau.
Il y eut l'éclat d'argent et la voix du directeur qui mugissait "Expecto Patronum !", et le phénix embrasé revint à la vie.
Mais l'horrible cri de Harry continua encore et encore, alors que le directeur prenait le garçon dans ses bras et qu'il le portait loin du Détraqueur, alors que Neville Londubat et le professeur Flitwick couraient tous deux vers le chocolat au même moment et -
Hermione l'avait su, elle l'avait su lorsqu'elle l'avait vu, elle avait su que ses cauchemars avaient été réels, que ça devenait vrai, d'une façon ou d'une autre quelque chose était en train de devenir réalité.
"Donnez-lui du chocolat !" exigea la voix du professeur Quirrell, bien inutilement car la forme menue du professeur Flitwick fonçait déjà vers l'endroit vers lequel le directeur accourait, non loin des élèves.
Hermione avançait elle aussi, même si elle ne savait pas ce qu'elle était censée faire -
"Lancez des Patronus !" hurla le directeur alors qu'il plaçait Harry derrière les Aurors. "Tous ceux qui le peuvent ! Mettez-les entre Harry et le Détraqueur ! Il se nourrit encore de lui !"
Il y eut un instant d'horreur glacée.
"Expecto Patronum !" crièrent le professeur Flitwick et l'Auror Goryanof, puis Anthony Goldstein, mais il échoua la première fois, puis Parvati Patil, qui réussit, puis Anthony Goldstein essaya à nouveau et son oiseau d'argent étendit ses ailes et hurla en direction du Détraqueur, et Dean Thomas rugit les mots comme s'ils avaient été écrits de lettres de feu et sa baguette donna naissance à un immense ours blancs ; il y avait huit Patronus qui brillaient le long d'une ligne séparant Harry du Détraqueur, et Harry continuait de crier et de crier alors que le directeur l'allongeait sur l'herbe sèche.
Hermione ne pouvait lancer de Patronus, alors elle courut vers l'endroit où Harry gisait. Dans son esprit, quelque chose essayait de deviner combien de temps s'était écoulé. Vingt secondes ? Plus ?
Il y avait une effroyable expression d'agonie et de perplexité sur le visage d'Albus Dumbledore. Sa longue baguette noire était dans sa main mais il ne prononçait aucun sort, il regardait seulement seulement le corps agité de convulsions de Harry avec horreur -
Hermione ne savait pas quoi faire, elle ne savait pas quoi faire, elle ne comprenait pas ce qui se passait, et le sorcier le plus puissant du monde semblait tout autant perdu qu'elle.
"Utilisez votre phénix !" mugit le professeur Quirrell. "Éloignez-le autant que possible de ce Détraqueur !"
Sans un mot le directeur prit Harry dans ses bras et disparut dans un éclat de feu au côté de Fumsec, qui venait subitement d'apparaître ; et le Patronus du directeur s'effaça instantanément, laissant un espace vide là où il avait gardé le Détraqueur.
Horreur et confusion et bavardages soudains.
"M. Potter devrait récupérer," dit le professeur Quirrell, élevant sa voix, mais son ton était à nouveau calme, "je pense que c'était juste un peu plus de vingt secondes."
Puis le phénix blanc embrasé apparut de nouveau, comme s'il était arrivé depuis les airs, et la créature de lumière lunaire alla vers Hermione Granger, et il cria de la voix d'Albus Dumbledore :
"Il se nourrit encore de lui, même ici ! Comment ? Si tu le sais, Hermione Granger, tu dois me le dire ! Dis-le moi !"
L'Auror le plus âgé pivota pour la regarder, et de nombreux élèves firent de même. Le professeur Flitwick ne pivota pas, il tenait à présent sa baguette braquée sur le professeur Quirrell, qui avait mis ses mains vides en évidence.
D'infinies secondes s'écoulèrent.
Elle ne pouvait pas se souvenir, elle n'arrivait pas à se souvenir du cauchemar avec assez de précision, elle ne pouvait pas se souvenir de la raison pour laquelle elle avait pensé que ce serait possible, pourquoi elle avait eu peur -
Hermione se rendit compte de ce qu'elle devait faire, et c'était la décision la plus difficile de sa vie.
Et si ce qui était arrivé à Harry lui arrivait à elle aussi ?
Tous ses membres étaient aussi froids que la mort, son champ de vision s'assombrit, la peur écrasa tout ; elle avait vu Harry mourant, Maman et Papa mourant, tous ses amis mourants, tout le monde mourant, pour qu'à la fin, quand elle mourrait, ce soit seule. C'était le cauchemar secret dont elle n'avait jamais parlé à personne, le cauchemar qui avait permis au Détraqueur de la dominer, la chose pire entre toutes : mourir seule.
Elle ne voulait pas y retourner, elle, elle ne voulait pas, elle ne voulait pas y rester pour toujours -
Tu as assez de courage pour Gryffondor, dit la voix calme du Choixpeau, venue de ses souvenirs, mais tu feras le bien quelle que soit la maison que je te donne. Tu apprendras, tu soutiendras tes amis, quelle que soit la maison que tu choisis. Alors n'aie pas peur, Hermione Granger, choisis juste l'endroit qui te correspond...
Il n'y avait pas assez de temps pour choisir, Harry était mourant.
"Je ne peux pas m'en souvenir pour l'instant," dit Hermione d'une voix qui se brisait, "mais attendez juste, je vais retourner voir le Détraqueur..."
Elle commença à courir vers le Détraqueur.
"Mademoiselle Granger !" couina le professeur Flitwick, mais il ne fit rien pour l'arrêter, il garda juste sa baguette pointée vers le professeur Quirrell.
"Tout le monde !" hurla l'Auror Komodo de la voix d'un commandant militaire. "Mettez vos Patronus hors de sa route !"
"FLITWICK !" rugit le professeur Quirrell. "APPELEZ LA BAGUETTE DE POTTER !"
Et, alors que Hermione comprenait, le professeur Flitwick criait déjà "Accio !", et elle vit le bout de bois grandir en s'approchant depuis l'endroit où il était tombé, où il avait presque touché la cage du Détraqueur.
Les yeux s'ouvrirent, morts et vacants.
"Harry !" s'étrangla une voix venue du monde sans couleurs. "Harry ! Parle moi !"
Le visage de Albus Dumbledore se pencha jusqu'à entrer dans le champ de vision qui avait été précédemment occupé par un lointain toit de marbre.
"Tu es énervant," dit la voix vide. "Tu devrais mourir."
*Chapter 44*: Humanisme, partie 2
"Fumseck," dit Albus Dumbledore d'une voix qui se brisait, "s'il te plaît, aides-le..."
Un créature flamboyante aux reflets rouges et or apparut dans son champ de vision et le regarda d'un air railleur. Elle commença à chanter.
Les pépiements dépourvus de sens glissèrent sur le néant, il n'y avait rien auquel ils pouvaient s'accrocher.
"Tu es bruyant," dit la voix, "tu devrais mourir."
"Chocolat," dit Albus Dumbledore, "tu as besoin de chocolat et de tes amis - mais je n'ose pas te ramener -"
Puis un corbeau de lumière apparut et parla de la voix du professeur Flitwick ; ce sur quoi Albus Dumbledore s'étrangla sous le coup de la compréhension soudaine, et il jura haut et fort contre sa stupidité.
La chose vide rit en voyant cela, car elle avait gardé la capacité d'être amusée.
Et un moment plus tard ils avaient tous disparut dans un éclat de feu.
Il ne semblait s'être écoulé qu'un instant entre le moment où le corbeau de Flitwick s'était envolé et celui où Albus Dumbledore était réapparu dans un autre craquement de feu rouge et or avec Harry dans ses bras ; mais Hermione était mystérieusement parvenue à remplir ses mains de chocolats pendant cet intervalle.