Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
"Retires ça !" hurla Tracey.
Pendant ce temps, Gregory avait traversé la pièce jusqu'à l'endroit où Vincent faisait ses devoirs. "M. Crabbe," dit Gregory d'une voix basse, "je pense que M. Malfoy devrait être mis au courant."
Après-coup, Hermione Granger :
Hermione regardait le papier scellé à la cire à la surface duquel était simplement écrit le nombre 42.
J'ai trouvé pourquoi on ne pouvait pas lancer le Patronus, Hermione, ça n'a rien à voir avec la possibilité qu'on ne soit pas assez heureux. Mais je ne peux pas te le dire. Je ne pourrais même pas le dire au directeur. Ça doit être encore plus secret que la métamorphose partielle, pour l'instant en tout cas. Mais si tu dois jamais combattre un Détraqueur, le secret est là, crypté, afin que quelqu'un qui ne sait pas que c'est au sujet des Détraqueurs et du Patronus ne sache pas ce que cela veut dire...
Elle avait dit à Harry qu'elle l'avait vu mourir, qu'elle avait vu ses parents mourir, tous ses amis mourir, tout le monde mourir. Elle ne lui avait pas parlé de sa terreur de mourir seule car, sans qu'elle sache pourquoi, celle-ci était encore trop douloureuse pour être prononcée.
Harry lui avait dit qu'il s'était souvenu de la mort de ses parents, et qu'il avait trouvé ça drôle.
Il n'y a pas de lumière là où le Détraqueur t'emmène, Hermione. Pas de chaleur. Pas d'empathie. C'est un lieu où tu ne peux même pas comprendre le bonheur. Il y a de la douleur, et de la peur, et elles peuvent toujours te pousser à agir. Tu peux haïr et prendre du plaisir à détruire ce que tu hais. Tu peux rire en regardant d'autres gens souffrir. Mais tu ne peux jamais être heureux, tu ne peux même pas te souvenir de ce qui n'est plus là... je ne pense pas pouvoir jamais t'expliquer ce dont tu m'as sauvé. D'habitude, j'ai honte de causer des tracas aux autres, je ne peux pas supporter qu'on fasse des sacrifices pour moi, mais pour cette unique fois je dirai que peu importe ce que ce ça te coûtera de m'avoir embrassé, ne doute jamais une seconde que tu as bien agi.
Hermione ne s'était pas rendue compte à quel point le Détraqueur l'avait peu touchée, à quel point les ténèbres où il l'avait emmenée avaient été réduites, superficielles.
Elle avait vu tout le monde mourir, et ça avait réussi à lui faire mal.
Hermione remit le papier dans sa bourse, comme une bonne fille se devait de le faire.
Mais elle avait vraiment eu envie de le lire.
Elle avait peur des Détraqueurs.
Après-coup, Minerva McGonagall :
Elle se sentait glacée ; elle n'aurait pas dû être si frappée, elle n'aurait pas dû avoir autant de mal à faire face à Harry, mais après ce qu'il avait traversé... elle avait examiné le jeune garçon qui lui faisait face, à la recherche du moindre signe de détraquage, et elle avait échoué à en trouver. Mais quelque chose dans le calme avec lequel il posait une question porteuse de si sombres présages lui causait une grande inquiétante. "M. Potter, il est impensable que je discute de tels sujets sans la permission du directeur !"
Le garçon dans son bureau reçut cette information sans changer d'expression. "Je préférerais ne pas déranger le directeur avec cette affaire," dit calmement Harry Potter. "J'insiste pour qu'il ne soit pas dérangé, en fait, et vous avez promis que notre conversation resterait privée. Alors laissez-moi le formuler ainsi. Je sais qu'il existe bel et bien une prophétie. Je sais que vous êtes celle qui l'avez initialement entendue de la bouche du professeur Trelawney. Je sais que la prophétie identifie l'enfant de James et Lily comme un danger pour le Seigneur des Ténèbres. Et je sais qui je suis, en fait tout le monde sait maintenant qui je suis, alors vous ne révélerez rien de dangereux ou de nouveau si vous me dites simplement ceci : Quelle était la formulation exacte qui m'a identifiée, moi, l'enfant de James et Lily ?"
La voix creuse de Trelawney fit écho dans son esprit -
IL NAÎTRA DE CEUX QUI L'ONT TROIS FOIS DÉFIÉ,
IL SERA NÉ LORSQUE MOURRA LE SEPTIÈME MOIS...
"Harry," dit le professeur McGonagall, "je ne peux pas te dire ça !" Que Harry en sache autant la glaçait déjà jusqu'aux os, elle n'arrivait pas à imaginer comment Harry avait pu apprendre -
Le garçon la regarda avec des yeux étranges, emplis de peine. "Ne pouvez-vous pas éternuer sans la permission du directeur, professeur McGonagall ? Car je vous promets que j'ai une bonne raison de vous poser cette question, et une bonne raison de garder cette question privée."
"S'il te plaît Harry, ne fais pas ça," murmura-t-elle.
"Très bien," dit Harry. "Une simple question. S'il vous plaît. Le nom de famille Potter a-t-il été nommément mentionné ? La prophétie a-t-elle littéralement dit 'Potter' ?"
Elle regarda Harry pendant un bon moment. Elle n'aurait su dire ni pourquoi ni d'où lui venait ce sentiment que c'était un moment critique, qu'elle ne pouvait ni rejeter ni accepter cette requête avec légèreté -
"Non," dit-elle enfin. "S'il te plaît, Harry, ne m'interroge plus."
Le garçon sourit, et lui sembla que c'était avec une légère tristesse, et il dit : "Merci, Minerva. Vous êtes quelqu'un de bon et d'honnête."
Et, alors qu'elle était encore bouche bée sous l'effet de la surprise, Harry Potter se leva et quitta son bureau ; et ce n'est qu'alors qu'elle comprit que Harry avait prit son refus pour une réponse, et la bonne réponse qui plus est -
Harry referma la porte derrière lui.
La logique s'était présentée à lui avec l'étrange clarté du diamant. Harry n'aurait su dire si cela lui était venu pendant le chant de Fumseck, ou peut-être même avant.
Lord Voldemort avait tué James Potter. Il avait préféré épargner la vie de Lily Potter. Il avait donc continué son attaque dans le seul but de tuer leur jeune enfant.
Les Seigneurs des Ténèbres n'étaient généralement pas effrayés par les bébés.
Donc il y avait une prophétie disant que Harry Potter était un danger pour Lord Voldemort, et Lord Voldemort avait été au courant de cette prophétie.
"Je te donne la rare chance de t'échapper. Mais je ne ferai pas l'effort de te maîtriser, et ta mort, ici, ne sauvera pas ton enfant. Écarte-toi, femme imbécile, si tu as le moindre bon sens !"
Cela avait-il été un caprice, lui donner cette chance ? Mais alors il n'aurait pas essayé de la persuader. La prophétie l'avait-elle mis en garde contre toute tentative de tuer Lily Potter ? Mais alors il aurait fait l'effort de la maîtriser. Lord Voldemort avait été moyennement enclin à ne pas tuer Lily Potter. La préférence avait été plus forte qu'un caprice, mais pas aussi forte qu'un avertissement.
Supposons alors que quelqu'un que Lord Voldemort considérait comme un allié moindre ou un serviteur, quelqu'un d'utile sans être indispensable, ait supplié le Seigneur des Ténèbres d'épargner la vie de Lily. Celle de Lily, mais pas celle de James.
Cette personne aurait su que Lord Voldemort attaquerait la maison des Potter. Elle aurait été à la fois au courant de la prophétie et du fait que le Seigneur des Ténèbres était au courant. Sans quoi elle n'aurait pas supplié pour que Lily ait la vie sauve.
Selon le professeur McGonagall, excepté elle, les deux autres personnes au courant de la prophétie étaient Albus Dumbledore et Severus Rogue.
Severus Rogue, qui avait aimé Lily avant qu'elle ne soit Lily Potter, et qui avait haï James.
Rogue, donc, avait entendu la prophétie, et il l'avait répétée au Seigneur des Ténèbres. Ce qu'il avait fait parce que la prophétie n'avait pas nommément mentionné les Potter. Ça avait été une énigme, et Severus ne l'avait résolue que trop tard.