Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
"Merci," dit Harry. "En fait... je ne vous l'ai pas dit plus tôt, n'est-ce pas ? Merci pour tout. Si un autre Détraqueur vous menace jamais, ou tant qu'on y est, s'il vous agace un peu, faites-le moi savoir et je lui présenterai Monsieur Lumière. Je n'aime pas quand les Détraqueurs agacent un peu mes amis."
Cela lui valut un regard indéchiffrable de la part du professeur Quirrell. "Vous avez détruit le Détraqueur parce qu'il me menaçait ?"
"Euh," dit Harry, "j'avais plus ou moins déjà décidé de le faire avant cela, mais oui, ça aurait été une raison suffisante en soi."
"Je vois," dit le professeur Quirrell. "Et qu'auriez-vous fait quant à cette menace si votre sortilège n'avait pas fonctionné et que le Détraqueur n'avait pas été détruit ?"
"Plan B," dit Harry. "Prendre le Détraqueur dans un métal dense doté d'un point de fusion élevé, probablement du tungstène, puis le jeter dans un volcan actif et espérer qu'il atterrisse au centre du manteau Terrestre. Ah, toute la planète est remplie de lave fondue en-dessous de la surface -"
"Oui," dit le professeur Quirrell, "je sais". Le professeur de Défense avait un sourire très étrange. "Je devrais vraiment y avoir pensé moi-même, tout bien considéré. Dites-moi, M. Potter, si vous vouliez perdre quelque chose là où personne ne le trouverait jamais, ou le mettriez-vous ?"
Harry considéra la question. "J'imagine que je ne devrais pas vous demander ce que vous avez trouvé et qui a besoin d'être perdu -"
"C'est exact," dit le professeur Quirrell, ce à quoi Harry s'était attendu ; puis : "Peut-être vous le dirais-je quand vous serez plus âgé," ce à quoi Harry ne s'était pas attendu.
"Eh bien," dit Harry, "à part essayer de lui faire atteindre le cœur en fusion de la planète, vous pourriez l'enterrer dans de la roche solide un kilomètre sous terre dans un endroit choisi aléatoirement - peut-être l'y téléporter, s'il existe une façon de le faire à l'aveugle, ou creuser un trou pour le réparer ensuite ; l'important est de ne laisser aucune trace qui puisse mener là, que ce ne soit qu'un mètre cube anonyme quelque part sous la croûte terrestre. Vous pourriez le laisser tomber dans la fosse Marianne, c'est la fosse océanique la plus profonde de la planète - ou juste choisir une autre fosse océanique au hasard, pour que ce soit moins évident. Si vous pouviez le rendre flottant et invisible, vous pourriez le jeter dans la stratosphère. Ou idéalement vous le lanceriez dans l'espace, avec une protection contre la détection et un facteur d'accélération à fluctuation variable qui le mènerait hors du système solaire. Et bien sûr, vous vous jetteriez un sort d'Oubliettes ensuite, pour que même vous ne connaissiez pas son emplacement exact."
Le professeur de Défense riait, et ce son était encore plus étrange que son sourire.
"Professeur Quirrell ?" dit Harry.
"Toutes d'excellentes suggestions," dit le professeur Quirrell. "Mais dites-moi, M. Potter, pourquoi ces cinq-là en particulier ?"
"Hein ?" dit Harry. "C'étaient juste celles qui m'ont semblé évidentes."
"Oh ?" dit le professeur Quirrell. "Mais elles présentent un motif intéressant, voyez-vous. On pourrait même dire que ça ressemble fort à une énigme. Je dois admettre, M. Potter, que même si cette journée a eu ses hauts et bas, elle fut étonnamment bonne dans l'ensemble."
Et ils continuèrent de marcher le long du chemin qui menait aux portes de Poudlard, à une bonne distance l'un de l'autre ; car Harry, sans même y penser, restait automatiquement loin du professeur de Défense, assez pour ne pas déclencher cette sensation funeste qui, pour une raison mystérieuse, semblait étrangement puissante à ce moment précis.
Après-coup, Daphné Greengrass :
Hermione avait refusé de répondre à la moindre question, et dès qu'elles eurent dépassé la bifurcation qui menait aux donjons de Serpentard, Daphné et Tracey avaient immédiatement pris la poudre d'escampette, marchant aussi vite qu'elles le pouvaient. Les rumeurs voyageaient vite à Poudlard, et il leur fallait donc se rendre aux donjons sur le champ si elles voulaient être les premières à raconter l'histoire à tout le monde.
"Maintenant rappelle-toi," dit Daphné, "ne balance pas le coup du baiser dès qu'on entre, d'accord ? Ça marche mieux si on raconte toute l'histoire dans l'ordre."
Tracey hocha la tête avec excitation.
Et dès qu'elles entrèrent dans la salle commune de Serpentard, Tracey Davis prit une grande inspiration et hurla : "Tout le monde ! Harry Potter ne pouvait pas lancer de Patronus et le Détraqueur l'a presque mangé et le professeur Quirrell l'a sauvé mais alors Potter est devenu méchant jusqu'à ce que Granger le ramène avec un baiser ! C'est le véritable amour, c'est sûr !"
C'était une narration ordonnée, en un sens, songea Daphné.
La nouvelle échoua à produire la réaction attendue. La plupart des filles lui jetèrent un coup d'œil puis restèrent sur leurs sofas, et les garçons continuèrent simplement de lire dans leurs chaises.
"Oui," dit Pansy d'une voix aigre, de là où elle était assise, avec les pieds de Gregory sur ses genoux, affalée, lisant ce qui semblait être un livre de coloriage, "Millicent nous l'a déjà dit."
Comment -
"Pourquoi est-ce que tu ne l'as pas embrassé d'abord, Tracey ?" dirent Flora et Hestia Carrow depuis leur chaise. "Maintenant Potter va épouser une Sang-de-Bourbe ! Tu aurais pu être son véritable amour et aller dans une riche maison noble et tout si seulement tu l'avais embrassée en premier !"
Le visage de Tracey était l'image même de la compréhension soudaine.
"Quoi ?" piailla Daphné. "L'amour ne fonctionne pas comme ça !"
"Bien sûr que si," dit Millicent depuis l'endroit où elle pratiquait un espèce de sortilège tout en regardant les eaux tourbillonnantes du lac de Poudlard à travers une fenêtre. "Le premier baiser remporte le prince."
Ce n'était pas leur premier baiser !" hurla Daphné. "Hermione était déjà son véritable amour ! C'est pour ça qu'elle a pu le ramener !" Puis Daphné se rendit compte de ce qu'elle venait de dire et grimaça intérieurement, mais après tout, il fallait bien s'adapter à son public.
"Whoa, whoa, whoa, quoi ?" dit Gregory, bondissant sur ses pieds, loin des genoux de Pansy. "Qu'est-ce que c'est que ça ? Mlle. Bulstrode n'a pas raconté cette partie de l'histoire."
Tout le monde regardait Daphné à présent.
"Ah, ouais," dit Daphné, "Harry l'a repoussée et il a crié 'Je t'ai dit pas de bisou !' Puis il a hurlé comme s'il était mourant et Fumseck à commencé à chanter pour lui - je ne suis plus sûre de ce qui s'est produit en premier, en fait -"
"Eh bien moi, je ne trouve pas que ça ressemble à du véritable amour," dirent les jumelles Carrow. "On dirait que c'est la mauvaise personne qui l'a embrassé."
"C'était censé être moi," murmura Tracey. Son visage exprimait encore la surprise. "J'étais censée être son véritable amour. Harry Potter était mon général. J'aurais dû, j'aurais dû me battre contre Granger, pour lui -"
Daphné pivota vers elle, scandalisée : "Toi ? Prendre Harry des bras de Hermione ?"
"Ouais !" dit Tracey. "Moi !"
"Tu es dingue," énonça Daphné d'un ton convaincu. "Même si tu l'avais embrassé en premier, tu sais ce que ça aurait fait de toi ? La pauvre petite fille amoureuse qui meurt à la fin de l'Acte 2."